mercredi, 17 mai 2017

ImperfettoLab à la Nuit des Bains

INVITATION AU VERNISSAGE  

Jeudi 18 mai  18H  Galerie id50 Genève
pendant les Nuits des Bains

 

COME POTREI CACCIARE, SE PRIMA NON DISEGNASSI ?
Comment pourrais-je chasser, sans commencer par dessiner ?


Une exposition de
ELIANE GERVASONI et IMPERFETTO LAB

Eliane Gervasoni présente pour la première fois en Suisse une série de dessins à l’encre blanche sur papier noir dont les lignes troublent la perception et résonnent avec l’œuvre de l’italien ImperfettoLab. Ici le design rencontre l’art et s’inspire de l’imperfection de la matière, des objets bruts en fibre de verre qui dialoguent avec le trait précis et cinglant de l’œuvre au noir de l’artiste lausannoise. Une exposition-installation qui fait escale à Genève après sa création par la galerie italienne Gasparelli Arte Contemporanea.  Texte Patricia Lunghi

Des intrusions photographiques dans les dessins d’Eliane Gervasoni et encore plus l’expérience secrète de la compréhension de l’espace. Préparé avec méticulosité, le dessin est encre blanche qui brise les ténèbres, le papier noir uniforme constitue le cosmos qui, avec ce tour de manège, devient imagination exacte et précise.

ImperfettoLab {Laboratoire de l’Imparfait) est comme une gerbe de formes qui entrent dans la catégorie des objets de relation, ce qui suppose une distance. Ce qui semble proche de la pratique quotidienne est inclus comme intrus.  L’imperfection est la percussion du tambour qui annule le mouvement entre les coups.

Ces deux énigmes lointaines pourront se résoudre et mourir car, confrontées, elles coïncident exactement en un point où le dessin, sans vie, laisse apparaître le projet de l’objet. Ce dernier, fonctionnel et instrument de l’idée,  prend la vigueur de l’habiter. (Pour quelques échos de l'expo, cliquez ici)

 

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lundi, 15 mai 2017

MACRON LE MAGNIFIQUE

Machiavel aurait sûrement salué cette belle élection. La rencontre entre la vertu (les qualités d’un candidat) et la fortune (le hasard, le destin, l’impondérable) a eu lieu chez Emmanuel Macron. Un philosophe au sommet de l’Etat - tel que lui – marque de son empreinte indélébile les temps qui courent. La politique du moindre mal peut s’exercer avec une telle confluence contre toute attente.

Bravant les interdits, bousculant les codes, faisant fi des us et coutumes, la stratégie Macron aura gagné grâce à un festival de signifiants condensés en un laps de temps de gestes et de mots. Son langage a été compris contrairement au pur verbiage propre aux soliloques. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! » a été balayé d’un revers de mains pour faire place à un état d’esprit constructif, laissant la place à un « nous » sans démagogie et sans gérer la peur ou la haine comme nous ont habitués certains prédateurs-tueurs réussissant à se hisser grâce à une rhétorique peu amène, souvent d’un ennui abyssal de par la vacuité sans fond engendrée. La sémantique au cœur de l’action nourrit la délibération, dépassant la dialectique du « ni … ni », prévaut sur la décision arbitraire tout azimut pourvu que le pouvoir soit assuré.

Le profil psychométrique du sauveur n’ayant généralement peu de chance d’être casté ou élu aux plus hautes fonctions, le météorite de la politique française (dé)montre de manière surprenante que même dans nos sociétés technocrates jusqu’à l’absurde et à la violence larvée sous couvert de grands principes rarement cités de façon appropriée, que bien nommer les maux est la base de toute recherche de solutions ou propositions quel que soit le domaine.

Que d’insanités en-dessous de la ceinture n’a-t-on entendues durant cette campagne complètement folle à tous égards ?  Entre une fille qui tue son père et un homme qui marie sa mère, que choisir, épouser sa prof cache forcément une déviance, prétendre à la plus haute marche sans parti, c’est comme marcher pieds-nus, etc … Le Président d’En marche a assurément relevé tous les défis. Avec son bâton de pélerin, il a ravivé, par l’exemple, l’image des péripatéticiens du temps d’Aristote dialoguant sur les choses de la nature et les sujets brûlants de la cité … en donnant envie plutôt que le contraire.

Souhaitons bonne chance à cet homme de grande envergure dans ses travaux d’Hercules pour une nation si prestigieuse ! Le Kairos a fait son oeuvre. L'esprit des Lumières a soufflé sur les événements. Vive Emmanuel Macron !

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