UA-105021232-1

mardi, 06 février 2018

Le fourre-tout raffiné de la BRAFA de Bruxelles

Le photomontage de Max Ernst chez Schifferli, un Magritte rare chez Boon, la Tour Eiffel de Bonnard chez Thomas Salis, les oeuvres ancestrales égyptiennes à la galerie parisienne Eberwein, les bronzes de Martel-Greiner, l’art italien (re)présenté par la galerie Tornabuoni avec les œuvres de l’école de Bernardino 3.jpgPinturicchio (ça ne s’invente pas) à cheval entre le 15e et le 16e s. et celles de Lucio Fontana (mort en 1968), des masques congolais chez le bruxellois Didier Claes, l’exceptionnel bijou Art nouveau de Lalique chez Epoque Fine Jewels, le parisien Bernard Bouisset présentant son collier en or, un authentique Rubens si difficile à voir tel que « La chasse de Diane et des nymphes » chez Klaas Muller, le Boudha thaïlandais datant du 17e s. chez Renaud Montméat, un triptyque sur l'adoration et la fuite en Egypte à la british gallery Mullany, le Paysage mental de Debuffet chez la Galerie des Modernes, les figures helléniques chez le très fidèle suisse Phoenix, Roots d'Helmut Stallaerts de la Bernier/Eliades Gallery, un Bruegel comme on l'aime chez Costermans, les représentations de Côte d'Ivoire à la galerie de Montréal Jacques Germain, les tableaux de Geluck, père du Chat chez Huberty&Breyne, dont Le collectionneur, d'autres émanations de l’art africain valorisées par les galeristes parisiens Lucas et Philippe Ratton exposant pour la première fois à la manifestation ou encore l’amulette des Maoris – le Hei Tiki – à découvrir chez le Belge Serge Schoffel, le Jean-Baptiste d'un Russe du 17 e s. chez le Münichois Brenske, les céramiques de Sèvres, Le Mariage de la Vierge d'un anonyme milanais trouvé chez Chaile Fine Art, c’est ça la BRAFA, qui se déroule chaque année sous le haut patronage de Sa Majesté la Reine Paola.

Avec ses 134 antiquaires et marchands de tableaux, la Brussels Art Fair a fermé ses 1.jpgportes avec ses 64'000 visiteurs sur une note positive, ascendante à hauteur de 5 % par rapport à la dernière édition. Un franc succès pour la 63e édition du plus grand rendez-vous international culturel et artistique, qui sonne le là de la nouvelle année.

À la question de savoir quel est le point commun de ce bric-à-brac chic et choc, la réponse n’est pas simple ou plutôt justement il n’y en pas … si ce n’est la qualité avant tout, l’ambiance un brin désinvolte agrémentée par le champagne qui coule à flot, la diversité des objets et des périodes qui se côtoient au fil de la visite de manière presque naturelle. Son ADN se décline assurément par un avéré professionnalisme s’accommodant sans mal à l’art, si belge, de ne pas se prendre (trop) au sérieux mais dont l’émerveillement – bien réel – attend l’observateur à chaque méandre du lieu labyrinthique épousant les contours des halls de Tour et Taxis abritant les réalisations urbaines de Christo illustrant le style de l'empaquetage, hôte d'honneur du cru 2018.

4.jpgDe l’antiquité à l’art contemporain, tous les genres y figurent. La BRAFA reste une fête ! L’art comme nécessité y fédère tous les goûts, les techniques au service d’interprétations du monde y délivrent tous leurs sens. Pour le plus grand bonheur des yeux et de l’esprit.

À l'année prochaine pour la BRAFA 2019 (du 26 janvier au 3 février) !

 

 

 

 

 

 

 

9.jpg10.jpg2.jpg12.jpg7.jpg11.jpg4.jpg8.jpg5.jpg 

 

(photos de l'agence 7ex)

12:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook