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vendredi, 19 octobre 2018

« Cheerleader »

Bien que la langue française comporte en soi tout ce qu’il faut aux esprits clairs pour s’exprimer clairement mais aussi tout ce qu’il faut pour embarrasser et perdre les esprits, les références anglicistes subsistent ou tendent à s’accroître. Pourtant, sa richesse ne fait aucun doute si l’on observe la Base de données lexicographiques panfrancophone (BDLP) - http://www.bdlp.org/ - dont la vocation est de réunir les vocabulaires et locutions caractéristiques de 20 pays francophones, de l’Acadie à La Nouvelle Calédonie, en passant par le Tchad et La Louisiane.

Or, certains anglicismes méritent qu’on s’y attarde soit parce qu’ils restent inévitables dès lors qu’ils sont assimilés au point de ne pouvoir remplacer un mot français existant, soit simplement par leur charme inégalable.

Il en va ainsi d’un mot entendu ci et là, dans les conversations et les médias : Cheerleader. À prime abord, il exerce un charme magique inéluctable à qui le prononce ou l’entend qu’il semble utopique de le vouloir fini aux oubliettes quoique sa signification semble échapper à la plupart de ses utilisateurs … à mieux s’y pencher, on saisit de cheer « acclamations, applaudissements » et leader « guide, chef, dirigeant » ; cheerleader désigne, en sport, une pom-pom girl, soit en bon français une majorette. D’où il tire sa définition générale : « meneur, meneuse, personne qui œuvre pour une cause ou une personnalité publique ».

Par extension, il s’agit de fait d’un politicien passé maître dans la manipulation des foules. C’est bel et bien cette acception qui prévaut dans les différents contextes ou textes où il figure. (CQFD)

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