UA-105021232-1

Expressivité des locutions animales

Imprimer

Anthropomorphisme pour certains, abus de langage pour d'autres, les expressions animales s'utilisent si souvent qu'elles passent inaperçues. Le français est bel et bien truffé de ces locutions dont il ne faut chercher un sens, si ce n'est totalement figuratif.

Que l'on se sente "comme un poisson dans l'eau", que l'on soit "myope comme une taupe" ou "rusé comme un renard" ou encore "fier comme un paon", les termes empruntés au règne animal ne se retrouvent pas uniquement dans les fables de la Fontaine mais aussi dans notre vie quotidienne, en toutes circonstances.the-crow-and-the-fox-from-fables-by-jean-de-la-fontaine_u-l-ommn00.jpg

On peut être "fort comme un boeuf", "têtu comme un âne", "malin comme un singe", on peut néanmoins devenir "chèvre pour une caille aux yeux de biche".

Même "doux comme un agneau", on peut vouloir "sauter du coq à l'âne" pour mieux "cacher la merde au chat".

Quand il y a "anguille sous roche", il faut rester "curieux comme une belette" et ne pas se transformer en "bouc émissaire".

Se regarder en "chiens de faïence" n'empêche pas de verser des "larmes de crocodiles" quand on a un peu "le cafard".

Une fille "plate comme une limande" ayant "un cou de cygne" et "rapide comme une gazelle" peut s'avérer être une véritable "peau de vache" ou "gueuler comme un putois".

"Pleurer comme un veau" après un accident stupide quand on est une "tête de linotte" ne sert à rien.

On "tire les vers du nez" à l'autre quand on s'entend comme "chien et loup". Quand on est "fait comme un rat", on ne peut tout de même "être copain comme cochon"!

Dans un parti politique, "un loup dans la bergerie" n'est jamais bienvenu.

Quand on a "une faim de loup", mieux vaut l'assouvir et puis, "dormir comme un loir" avant qu'il ne pleuve "comme vache qui pisse".

 

52985878_1018290498558969_2390022779077394432_n.jpg

Lien permanent 0 commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel