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mardi, 12 janvier 2010

Merci ROHMER!

"L'émotion la plus belle est le sens du mystère" (Einstein)


Eric Rohmer n’est plus. Amoureux par-dessus tout des jeunes filles en fleur et des idylles naissantes, il a séduit plusieurs générations avec ses films d’une profondeur philosophique indubitable en parlant avec un langage commun.

Prémonitoire, le cinéaste déclamait, à l’occasion de sa présentation au festival de Venise en 2007, vouloir prendre sa retraite après son … dernier bébé « Les Amours d’Astrée et de Céladon » .

Spécialiste dans la description du marivaudage et du badinage amoureux, Rohmer était souvent considéré comme le Marivaux ou le Musset du cinéma français.

Parmi les 80 longs métrages réalisés durant 50 ans, on se souviendra avec la même première émotion du Rayon vert - Pauline à la plage - Ma nuit chez Maud - Triple agent - Perceval le Gallois - L'arbre, le maire et la médiathèque - les Contes des 4 saisons.

Ses personnages ne sont pas des héros mais des caractères banals (en apparence seulement, puisque dans le fond, indécrottablement mystérieux tout comme l'a flamme qui les lie). Déchirés par les grandes questions métaphysiques, ils tentent de naviguer entre réalité et idéal, entre rêve et matérialité, besoin de liberté et sens de la responsabilité, ils tissent derrière l’anecdote superficielle un pont imaginaire entre une quête intérieure et une vie déchiffrable.

Inutile donc d’y chercher une intrigue tressée par une force supérieure … les personnages ne sont pas des objets du Destin; ils restent essentiellement libres et ... seuls ! Aspirant à une vie authentique, les hommes et les femmes produits veulent mener leur destinée selon des valeurs ils croient et … qu’ils se choisissent autant que possible.

Merci Rohmer pour cette éternelle fraîcheur! Merci d'avoir su ainsi transformer nos vies!

 

 

astree1.jpg

 

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mardi, 08 décembre 2009

Les peintres flamands et hollandais s'invitent à Genève pour notre plus grand bonheur

L'entremetteuse.jpg

Parmi les nombreux peintres de l’âge d'or de la peinture hollandaise, Johannes Vermeer, Rembrandt et Rubens ont joué indubitablement un rôle essentiel au XVIIe siècle.

 

Cette façon de scruter l’intimité, d’exprimer la familiarité et l’étrangeté du quotidien, de saisir l’indicible des choses et des êtres derrière leur apparente banalité nous est révélée par plein d’autres peintres flamands et hollandais des XVIIe et XVIIIe siècles exposésboeuf.jpg actuellement au Musée d’Art et d’Histoire.

 

L’exposition « L’Art et ses marchés » nous invite à visiter des scènes d’intérieur, communément appelées scènes de genre, goûter des natures mortes bien flamboyantes, deviner entre ombres et lumières les paysages et les âmes qui les habitent.

 

Naturalisme et sacralité s’entremêlent grâce aux technologies des plus méticuleuses de l’époque au point de suspendre le flux du temps.

 

 

 

 

 

 

 

dimanche, 22 novembre 2009

L'homme est une herbe folle

 Qui vous rend à vous-même, en un jour, si contraire?

Quoi! même vos regards ont appris à se taire?

(Racine, Britannicus, v.735-736)

 

Les-arbres-ont-des-sexes.jpg

Quand on sort du cinéma, plus rien ne vous étonne. Tout peut arriver avec le plus grand naturel! Le nouveau film d’Alain Resnais, Les herbes folles, est un rafraîchissement ! En saisissant l’insoutenable légèreté des propos des protagonistes, il révèle les dysfonctionnements de l’être, ses difficultés à exprimer les ressorts de son imaginaire.

 

Un florilège des loufoqueries plus ou moins cocasses interpellent le spectateur, le faisant basculer entre illusion et évidence, bousculant ses attentes. Les cocasseries traduites verbalement donnent lieu à des jeux de mots aussi délirants que sensés parce que les sens sont les garants du principe de réalité et de la raison.

 

Inspiré du roman de Christian Gailly, L’incident, le film retrace l’improbable Resnais1.jpghistoire d’amour entre l’inénarrable André Dussollier et l’imparable Sabine Azéma, les deux acteurs fétiches d’une fidélité inégalable du grand cinéaste. Les plaisirs des yeux se mêlent à ceux des oreilles : de la baguette à la braguette, il n’y a qu’un air, d’autant qu’il s’agit d’une histoire de bagatelle.

 

L’amour naîtra-t-il néanmoins de ces jeux du hasard ?

 

Laissons le suspens à ceux qui ne l’ont pas encore vu à qui il est chaudement recommandé en ces temps de grisaille !

 

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mardi, 03 novembre 2009

Les bons mots de Narcisse Praz

« L’humour est la politesse du désespoir. » (Georges Duhamel)

 

 

 

mots1.jpgOn pourrait recommander comme cadeau de Noël le dernier ouvrage du Valaisan Narcisse Praz (comme son nom l’indique), haut en couleur, qui a défrayé plusieurs fois la chronique Dictionnaire satirique des noms propres et malpropres (Slatkine) tant par sa truculence que pour son caractère à propos. Qu'on se souvienne des histoires des parcomètres ...

 

Né en 1929, il n’a eu de cesse d’engager sa plume pour pourfendre la pudibonderie et les hypocrisies ambiantes, sans jamais craindre de se faire des ennemis, voire la prison. Ce nouveau trésor poursuit la lignée des 199 numéros satiriques de La Pilule, du Crétin des Alpes ainsi que de … son fameux Dictionnaire insolent dont le succès fut immédiat et durable.

 

 

 

 Voici ce qu’en dit son éditeur :

 

« Dans son cahier N° 37, 1990, intitulé «L'éloge du rire», l'Alliance culturelle romande présente ainsi ses auteurs sélectionnés : «Derrière l'évidence d'une littérature romande austère, une réalité occultée : le rire. Les lettres de ce pays sont depuis trop longtemps présentées comme une plate-bande mortifère à force d'être vertueuse. Comme si le rire dans tous ses états, ce rire impur et craint, n'y avait jamais fleuri - s'efforçant de bousculer un consensus tant doloriste que raffiné.»

 

Qui a jamais dit qu’en Suisse, il n’y a pas d’humour parce que pas fantôme et donc d’esprit ?

Décortiquant les mots et plus singulièrement les motivations liant signifiants et signifiés, le satyre valaisan nous fait goûter encore une fois des morceaux d’anthologie avec une logique cul par-dessus tête.

Si une quittance est un certificat de bonne vie et mœurs capitalistes, le tournedos désigne l’après l’amour, tandis que le hara-kiri qu’on pourrait commettre suite à une panne ou un échec amoureux n’est que l'art de prendre son propre ventre pour une boîte de conserve et son sabre pour un ouvre-boîte ! Un seul impératif : le tout doit néanmoins s'écrire sans fote d’hortaugrafe.

 

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À consommer sans modération (ou à discrétion comme il se dit usuellement dans la restauration pour certains plats) ! 

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vendredi, 12 juin 2009

Fin tragique de l'anthropologue genevois Alain Monnier

 

« Sorti armé d'une machette et d'une moustiquaire de la mythologie grecque, c'est le désir d'entendre raconter des mythes de vive voix qui m'a fait me tourner vers l'anthropologie religieuse. » Ces paroles étaient d’Alain Monnier, expliquant ainsi sa préférence pour cette spécialisation de la branche qu’il avait choisi de creuser.

 

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De par sa très grande culture, Alain Monnier aimait se référer aux mythes originaires, qu’il faisait vivre dans son travail d’anthropologue, notamment pour expliquer les phénomènes des catastrophes.

 

Cette actualisation de l’Odyssée marquait ses expériences effectuées en Amazonie péruvienne ou bolivienne, dans le Gran Chaco argentin, en Papouasie, sur l’île de Pâques.

 

Retrouvé mort dans le Doubs où il se rendait souvent pour ses randonnées pédestres, un coup de poignard dans le cœur selon les premiers résultats de l’enquête, Alain Monnier emporte avec lui le mystère de ce geste fatal. Est-ce un suicide ou un assassinat ?

 

 

 

L’objet meurtrier, cause de son décès, a été récupéré dans les eaux. Le corps, encore habillé, fut repêché au barrage du Refrain (commune de Fournet-Blancheroche). L’homme n’avait plus donné signe de vie depuis plusieurs jours.

 

Personnellement, j’ai eu le plaisir de le rencontrer notamment dans certain cercle littéraire. Croisé par hasard il y a peu au Café des Philosophes, il racontait sa dernière version du Nouveau Testament. Excentrique avec goût, raffiné et naturel à la fois, franchement énigmatique, Alain Monnier personnifiait un théâtre à lui seul. Solitaire et solidaire, il savait parler à quiconque, maniant langage du coeur et vie de l'esprit. Uniquement par sa présence, il pouvait électriser l’auditoire. Bref, il vivait sa pensée et il pensait comme il vivait.

 

Il aurait pu mourir dix fois d’une fièvre aphteuse contractée en Amérique du Sud ou d’une rencontre indésirable ou encore d’un mauvais sort jeté par un jaloux, à l’image des destins tragiques qui trament le berceau de toutes les cultures du monde. Alain Monnier n’est plus. C’est une très grande tristesse, empreinte de colère, pour ceux qui l’ont connu. Une grande perte pour le milieu académique. Et la consternation autour des circonstances, décidément troublantes, de sa disparition violente, reste totale ...

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dimanche, 31 mai 2009

Jeux de Romains / jeux de vilains

«L'amour triomphe de tout ; nous aussi cédons à l'amour.»
Virgile - Les bucoliques

 

Comment s’aimait-on sous l’ère romaine ? L’Helvétie abrite des lieux remontant à cette époque antique, qui nous en révèle depuis quelques décennies les secrets. Que ce soit Yverdon avec ses bains thermaux, les bords de la Tène à Marin (Neuchâtel), l’amphithéâtre d’Octodure, pour ne citer que ces endroits, notre pays ne manque pas de références vivantes autant que livresques à l’antiquité romaine.

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Mais que savons-nous de l’amour dans une ville romaine comme Aventicum (Avenches, en français) ? Si la question des représentations et des pratiques érotiques a déjà été moult fois traitée pour ce qui concerne la péninsule italienne, il n’en va pas de même pour les territoires limitrophes, de ce côté-ci des Alpes, dans les colonies romaines.

L'exposition AMOR* en référence au dieu latin de l’amour et comme l' anagramme de ROMA nous en dévoile quelques aspects. Bien qu’il faille tout de même avertir les intéressés que l’exhibition des objets en rapport au sujet est fort peu ludique, pas moins didactique, nous laissant sur notre faim, on y découvre ça et là que les Romains connaissaient déjà beaucoup de « nos » postures sexuelles actuelles. Au cas où cette vérité n’étonne personne, on pourrait néanmoins préciser que la domina était considérée autant comme maîtresse de maison que comme partenaire sexuelle (et non simple objet) exprimant un désir propre.

Vu la maigreur du nombre de choses à visiter, rien n’empêchera le visiteur, au terme de la balade, qui n'est en rien une débauche érotique, de jeter un coup d’œil à l’exposition permanente, en guise de consolation : la copie du buste en or de l’empereur philosophe Marc-Auèle ou encore le célèbre bas-relief illustrant la louve allaitant les deux frères jumeaux fondateurs de la Ville éternelle, Romulus et Remus.

 

* Cette exposition temporaire, qui se déroule actuellement, se trouve au quatrième étage du Musée romain d’Avenches.

20:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : arts, rome, antiquité, avenches | |  Facebook

jeudi, 28 mai 2009

VERNISSAGE de Pascal RERAT

Pascal Rérat, peintre et sculpteur genevois

 

 

expose ses fusains à l’occasion d’une unique soirée

dans une atmosphère de « cinecittà »,

à l'image de son amour pour l'esthétique méditéranéenne

 

 

rerat2.jpg 

 

jeudi 28 mai 2009,

 de 18 h 00 à 21 h30

 

à latelier d’art

42 bis, due du Môle

1201 Genève

 

(rez de chaussée, accès au fond du passage par le portail grillagé)

 

 

 

 

 

 

T. l’atelier d’art 022 731 00 28 / pascal rérat contact@rerat.ch / aperçu des travaux

http://www.art-comm.net/expo/rerat.html

07:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : pascal rérat, genève, peinture, sculpture, exposition | |  Facebook

vendredi, 15 mai 2009

Le langage érotique en francophonie

eros2.jpgLes printanières amours appellent le sujet. Beaucoup de choses essentielles se passent sous la couette par les temps qui courent, qu'il vente ou qu'il pleuve.

 

Force est de constater que tous les pays francophones ne parlent pas le même langage. Bien plus : les termes et expressions érotiques varient, fort heureusement, d’un pays à l’autre, selon la couleur locale. Quelles que soient nos positions politiques quant l’évolution de la langue, rien ne nous empêche d’apprécier ces subtilités consacrées à la plus vieille activité humaine, l’érotique, évidemment. Les connaître peut vous éviter quelques vices de formes ou impairs diplomatiques en voyage.

 

Disons-le tout de go : la palme des locutions onanistes parmi les plus corsées revient sans aucun doute aux Québécois et aux Africains.

 

La plupart de ces expressions sont franchement caractérisées par un trait d’humour.

 

Qu’on ne s’y méprenne : se faire crémer le gâteau au Québec ne relève pas du registre culinaire mais dénote simplement le fait d’avoir des rapports sexuels. Si la Dame s’exclame que l’Armée rouge a débarqué, c’est qu’elle a ses règles.

 

D’autres s’avèrent être des faux amis dont il faut se méfier comme dans la vie.

Ainsi, ne doit-on pas être choqué d’entendre un enfant demander à la négociante de Montréal un suçon, qui n’est autre qu’une sucrerie, tandis qu’au Québec, le mot sucette désigne … le suçon. Mais lorsque vous rencontrez un Canadien, évitez de lui demander comment vont ses gosses (ses testicules) à moins que ce soit votre intention. De même, demander à un Congolais comment se porte son «ambassadeur» constituerait indéniablement une erreur diplomatique.

 

Une nichonville sénégalaise n’a rien à voir avec ce qu’on imagine sous nos latitudes ; c’est une habitation construite en gonflant un énorme ballon de caoutchouc et en coulant ensuite du ciment dessus. Toujours au Sénégal, le bazooka se réfère au sexe masculin quand il n’indique pas une arme. En outre, une pétasse au Burkina Faso n’est pas ce que nous appelons ici.

 

Or, certaines expressions peuvent se montrer moins limpides : faire le bord le bord de mer signifie au Gabon se prostituer. Elle a peur de prendre sa douche sans se mouiller les pieds se dit d’une femme à la poitrine généreuse, au Québec.

 

Une poupoune ou pitoune évoque chez les Québécois, au même titre qu’une moulée pour les Ivoiriens, une femme plantureuse.eros4.jpg

 

Rassurez-vous, la Suisse n‘est pas en rade : au cas où une réceptionniste d’hôtel vous demande, sourire aux lèvres : « Vous avez bien joui ? », il faut impérativement comprendre avez-vous bien dormi ?, que vous ayez passé la nuit seul ou accompagné.

 

Cet exemple helvétique nous amène à passer naturellement ou logiquement (comme vous voulez) à l’expression des sentiments ; à la fin d’une soirée, vous direz peut-être à la Dame :"Je suis dans le trèfle par-dessus la tête." À quoi, elle peut répondre si elle est en bonne disposition à votre égard : « Je t’aime à la folie comme une puce à l’agonie »

 

À trop vouloir déflorer le thème, on risque de donner l’air de le prendre par-dessus la jambe. Que nenni! Un dico entier livre près de 750 vocables du sexe dans la francophonie du philologue belge Georges Lebouc se trouve sur le marché, Dictionnaire érotique de la francophonie ». Bonne méditation!

20:26 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : langue, français, érotisme, locutions, néologismes, francophonie | |  Facebook

mercredi, 22 avril 2009

Alain REY : la faim de mots

Figure emblématique de la rédaction et de la publication des dictionnaires Le Robert, Alain Rey nous a fait part de ses dernières réflexions sur l’histoire de la langue française hier à Genève, dans le cadre du 450e de l’Université de Genève : http://www.unige.ch/presse/archives/2009/rey-archive.html

 

dico1.jpgDevant le parterre genevois, il a soigneusement fait référence à l’apport de la Réforme dans la publication du premier dictionnaire « français » (latin-français) de Robert Estienne, mort dans notre cité en 1459.

 

Le lexicologue, philosophe du langage, aime à rappeler que la langue n’est pas qu’un instrument de communication, servant à désigner, à s’exprimer, bref, à dire. Mais elle permet aussi l’affirmation de valeurs et la création de mondes possibles. Sachant aussi faire croire, faire ressentir, faire obéir, faire taire, elle ne se résume donc pas à un ensemble de données quantifiables.

 

Chroniqueur du Mot de la fin, dont jouissaient quotidiennement des millions d’auditeurs, le sémiologue reste convaincu que la langue est un organe vivant, soumis aux lois de l’évolution et qu’il n’y a pas lieu de lui préférer un langage formel ou logique car le contenu manquerait de l’aspect affectif, ce qui reviendrait à tronquer le sens des choses.Cedille.gif

 

Quant à l’avenir du français, Alain Rey nous rassure qu’il n’y a pas à craindre. Ni le langage SMS ni les anglicismes ne lui feront ombrage, d’autant que tout le monde n’écrit pas des SMS et que l’anglais a emprunté globalement un nombre plus important de mots d’origine française que l’inverse.

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci au grand magnat (oh, redondance!) des mots d’avoir rendu si vivantes les pages du dico !

 

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samedi, 18 avril 2009

L’a-philosophie sous l'angle de l'actualité

D’une buse, on ne peut faire un aigle.

(proverbe romand)

 

 

 

philo2.jpgVoici vingt-cinq siècles que Platon nous exhortait à penser par nous-mêmes. Son siècle connut les déchirements les plus sanguinaires ainsi que les œuvres parmi les plus marquantes, notamment en matière de réflexion sur la république, le bien, l’essence du droit, la démocratie directe, la citoyenneté, la place de la femme dans la cité, les liens entre rhétorique et réalité, le statut d l'hypothèse dans la recherche de la vérité, la perception de la beauté, etc. Voilà qu’un philosophe moderne rédigea un livre Pourquoi, donc ? un peu à l’image des dialogues socratiques. 

 

Non qu’on voulut résoudre l’énigme métaphysique par excellence mais c’est bien le sens pratique qu’on interrogea par cette question récurrente.

 

Devenu le livre de chevet des politiciens à cause du titre qui s’imposa comme une évidence. Par ailleurs, beaucoup de spécialistes (les pédagogues, les médecins, les psys en tous genres), les atrabilaires et même certains illuminés pour qui la vie ne décelait plus aucun mystère, suivirent le chemin.

 

 

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