mercredi, 06 mai 2009

Taser et hausse de la criminalité à Genève

Sortons un peu de la perspective des votations du 21 courant. «Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.» Telle est la morale à laquelle conclut la fable de La Fontaine, Le Lion et le Rat. Indéniablement, les citoyens genevois sont las de se savoir constamment astiqués, harcelés, voire agressés par la faute d’un laxisme politique en matière de protection de leur sphère vitale, dont la sécurité fait partie.

 

La conférence de presse tenue dernièrement par la Police révèle que les années se suivent. Et se ressemblent du point de vue de la lente mais sûre progression de la criminalité. C’est aussi étrangement à cette occasion, qu’elle a annoncé officiellement l’introduction d’armes de neutralisation momentanée de type Taser X26.

Qu’on ne se méprenne : les faits divers récents qui ont frayé la chronique montrent autant que les chiffres du rapport de police 2008 que la hausse de la criminalité à Genève est un fait avéré. Aussi, n’elle-elle n’est pas le résultat d’un sentiment d’insécurité diffus comme il est communément admis dans certains cercles politiques.

 

Ce phénomène de recrudescence s’est observé d’ailleurs l’année précédente contrairement à ce qui s’est produit dans d’autres cantons romands où l’on en a même noté … une baisse effective.

 

Aussi, les infractions au code pénal ont-elles crû de 2,5% en 2008 par rapport à 2007 dont 80% touchent les dommages à la propriété. Parmi les 46'367 infractions recensées contre le patrimoine, force est de constater que bien que le nombre des vols de véhicules n’a pas augmenté, les vols dans et sur les véhicules, à l’instar des vols par effraction dans les appartements, sévissent de manière exponentielle, soit de 21,6%.

  

Les brigandages (432) et les vols à la tire (6'077) et à l’arraché (516) ont continué malgré les démarches de « visibilité accrue » promises, notamment sur les quais et au Jardin Anglais, sous le nom de code de Gelati.

 

Si le nombre d’arrestations ne constitue pas un indicateur fiable, vu que l’activité de la police dépend largement de la capacité carcérale du canton, on perçoit la difficulté du politique à faire appliquer la loi. À l’heure où l’on parle (pour la énième fois) d’un prolongement de l’établissement de détention provisoire de Champ-Dollon, on sait qu’il est plein à craquer et que, par conséquent, il n’a pas été « possible » de procéder à toutes les arrestations. Autrement dit, beaucoup d’opérations menées par l’autorité policière ont été diffusées.

 

On apprend hier dans le Matin Bleu d’hier qu’un policier se voit condamné pour avoir frappé un détenu menotté ; parallèlement, on articule le chiffre des plaintes pénales contre la police : 41 en 2008, à savoir -37% par rapport à 2007. De plus en plus de violences sont commises contre les forces de l’ordre : 81 policiers ont été blessés durant l’année écoulée contre 67 précédemment. La peur du gendarme n’est plus d’actualité depuis longtemps. Or, ce constat est à mettre en relation directe avec un manque de soutien du corps de police de la part du pouvoir en place que l’on ne peut que déplorer ... Qui se soucie du bien-être des habitants?

 

 

police.jpg

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lundi, 27 avril 2009

Renvoi des criminels étrangers dans leur pays d'origine : l'art de dés-idéologiser le débat

 « Deux oiseaux sur un même épi ne sont pas toujours amis »

(proverbe valaisan)

 

« On n’a pas pire ennemi que ceux qui ont été vos amis. »

(proverbe fribourgeois)

 

 

« Voteriez-vous oui à l’initiative de l’UDC pour le renvoi des criminels étrangers ? » titre le sondage du Matin ueli.jpg Dimanche.

 

La Conseillère fédérale issue de ces rangs mais ayant commis la plus haute trahison envers son propre camp pour accéder à la plus haute marche de l’état se distingue à nouveau dans ses positions concernant le passeport biométrique et … l’initiative concernant la question soulevée (http://www.initiative-pour-le-renvoi.ch/).

 

Il est un fait : la révision de la loi votée en 2006 n’a pas connu les résultats attendus. Il y a plus : le juge ne détient plus la possibilité d’émettre la décision d’un renvoi directement au moment du verdict.

 

À l’initiative de l’UDC qui avait récolté 210 000 paraphes vient s’opposer un contre-projet fomenté par EWS dont le but est de contrer les solutions proposées par l’UDC approuvées par les citoyens signataires. Les modifications concernent notamment les articles 121 et 197 des disposition transitoires de la Constitution fédérale.

 

leviathan-hobbes.jpgPourtant les données chiffrées le prouvent au point d’engendrer un réel malaise dans la population : près de 70% des détenus dans les prisons suisses sont des criminels étrangers. Bien que les statistiques concernant ce fléau n’aient pas varié ces dernières années, on remarquera effectivement qu’un certain laxisme a présidé en la matière.

 

Le coût exorbitant des prisons devrait alimenter néanmoins la réflexion. D’expérience, on sait que les autres pays ne font pas de cadeau aux Suisses emprisonnés même pour des motifs futiles. Un jeune homme genevois qui fêtait son anniversaire en Indes s’est vu embarqué par les forces de l’ordre parce qu’il pissait dans un coin d’une rue … et il connut toutes les plus grandes difficultés pour s’en sortir.

 

 

Or, vouloir renvoyer un criminel étranger dans son pays d’origine pour qu’il y effectue sa peine n’a rien de déshonorant ni d’illégitime. Bien au contraire : ça ne serait que justice ! Ce que demande le peuple suisse, c’est de respecter l’état de droit. Bon vent à la session parlementaire qui commence sous la coupole!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image : Le leviathan - HOBBES

 

 

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vendredi, 03 avril 2009

G20 : La Suisse et la liste ... grise!

Le G20 s’est donc réuni ! "Si les financiers s’enrhument, les ouvriers toussent", chante Benabar. L’OCDE aurait donc posé franc4.jpgles jalons d’un nouvel ordre mondial. Après l’annonce de Sarkozy de quitter la table avant le dessert si, Obama se réjouit publiquement que tel incident ne soit pas produit. Mais voilà, les pays invités au banquet ont réussi à arrêter la fameuse liste des paradis fiscaux. Une liste noire a été dressée, en même temps que les listes blanche et …. grises.

 

À la noire appartiennent le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines, l’Uruguay.

 

La première surprise ne se fait attendre. La Suisse ne figure que sur la liste gris clair ! Elle partagerait cette identité avec l’Autriche, le Luxembourg, Singapour, le Chili, le Guatemala, la Belgique, ou encore Brunei.

 

La liste gris foncé reste inchangée par rapport à celle de l’an 2000. 

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jeudi, 19 mars 2009

André Hediger, ancien magistrat coco traîné en justice

sobres.jpgOn dit de « Dédé » qu’il est le magistrat chéri des Genevois et que d’aucuns s’offusquent de le voir traîné ainsi en justice pour ... une somme de 2800.- frs! Le spectacle qu’il a donné aujourd’hui ressemble bien pourtant à un homme qui veut laver son « honneur » en public. Mais la déception était au rendez-vous aussi : pas grand’monde n’est venu pour écouter l’ancien maire de Genève qui ne savait plus au juste combien de fois il avait occupé cette honorifique fonction, soi-dit en passant.

 

La justice lui reproche d’avoir fait sauter des amendes pour le compte de tiers autant que pour son propre compte. Le procureur général, Daniel Zappelli s’est empressé de lui rappeler que des avis de droits élaborés au plus haut niveau lui ont été adressés sans que ce monsieur ne s’en soucie. Sa posture fleurait l’arrogance et l’incompétence faite valeur téléologique.

 

Il conteste effectivement toute infraction à la loi. À la question « POURQUOI n’avez-vous jamais réagi aux directives écrites du procureur général (l’ancien et le nouveau mais qu’importe, c’est la fonction qui compte) en l’appelant ou en lui écrivant si vous doutiez de la teneur d’une telle directive? », la réponse de l’intimé ne s’est pas trop fait attendre : « Je n’en avais aucune raison. » Ce qui rajoute au brouillard déjà lourd … Être un représentant de la république mettrait-il au-desus des lois? Or, le procureur en place, dans une forme superbe, ne s'en laisse pas conter!

 

Le fait récurrent avancé dans cette saga judiciaire est qu’ «à l’époque des faits, d’autres élus agissaient ainsi et ça ne choquait personne.» Mais ce pseudo-argument n’a pas convaincu la cour. Des pièces écrites, par milliers, ont été référencées ci et là : des billets doux attestent de relations fort privilégiées qui, en audience, ont été présentées parfois comme des faveurs … pour cas sociaux. 

 

Entre 1996 et 2006, une ribambelle de bûches ont giclé ; sur les 59 infractions reprochées, 35 concernent son propre véhicule, la Volvo verte. Du point de vue du droit, il s’avère en réalité que le magistrat coco de la Ville de Genève aurait profité de son statut de supérieur hiérarchique pour ordonner à ses subordonnés du Service des agents de Ville de procéder à l’annulation de ses bûches, dont le montant variait entre 40, 120, parfois 220francs. Tignous1.jpg

 

Une seconde audience est ajournée le 22 avril où comparaîtront 23 maires de communes afin de démontrer que les pratiques de son client existaient à l’époque partout et «lever ainsi l’hypocrisie qui règne autour de cette affaire».

 

Le but pour cet homme somme toute sans intérêt, sympa pour lui-même, rigolant de ses frasques comme un enfant pris le doigt dans la confiture, jouant une farce de plus, reste de  « quitter » la scène la tête haute tout en jouissant d’une retraite faramineuse non méritée dans sa demeure près du château de Gruyères (ben, voyons!). Faire parler de lui avec son procès lui procure ce plaisir - les annonces de sa venue à Genève étaient bien médiatisées - mais ces petites histoires ridicules n'ont pas intéressé beaucoup de gens si ce n'est qu'en coulisse, beaucoup se demandent si c'étaient eux qui se retrouvaient sur le banc des accusés, quel sort lui réserverait l'instruction.

 

Ayant joui d’une énorme conjoncture favorable pour sa carrière, il ne craint rien de pareil mais veut sauver la face.

 

Hediger restera dans les annales de la Ville de Genève comme l’un de ses représentants les plus en vue et dépourvu de talents qui réussit grâce au principe de Peter à qui on serait en droit de demander des comptes pour la génération suivante.

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samedi, 07 février 2009

IUFE / HEP ? Charles Beer persiste et signe dans la pédagogie du vide!

Ainsi, cette semaine, Genève s’est enfoncé encore un peu plus dans le bourbier pédagogique. Alors que la France a abandonné les IUFM en mai dernier, Charles Beer persiste et signe dans son indigence, en instaurant l’IUFE, pour la rentrée prochaine. A toutes fins utiles, l'auteure de ce blog (au bénéfice d'une licence universitaire dans des branches fondamentales)  avait fait un état des lieux de la formation universitaire des maîtres http://www.arle.ch/archives/ARLE/articles/iufm.html, consultable librement sur google.

 

Le nouveau règlement mis en place suite à la votation du 24 septembre 2006 sans base légale, la création de plusieurs dizaines de postes de cadres dont des nominations sauvages et illégales et un matraquage méthodique de quelques candidatures appropriées pour des raisons plus qu’obscures, l’annulation d’une votation populaire par voie juridique ne suffisent pas au bilan calamiteux du Conseiller d’Etat, déjà honteusement désavoué. Il réitère ainsi ses pratiques idéologiques, indifférent au pouls de la population, dans le sens d’une HEP. 

Enseignement1.gif

Qui a dit vox populi, vox dei ? Le Charlemagne malgré lui, candidat à sa propre réélection, pour pouvoir toucher sa rente entière, tout en avouant vouloir changer de département (allez, braves gens, votez pour ses beaux yeux, même s’il n’en a que faire des principes républicains en vigueur !), viserait ... la Police (DI) après son premier échec cuisant et son acolyte, Tornare, le DIP. Les délégués du PS qui devraient se prononcer bientôt, oseront-ils l’audace de ne pas reconduire leur candidat sortant, au bilan désastreux, humiliant pour une Genève en faillite? Il y a pourtant tellement de femmes de qualité même ailleurs qu’au sein de leur petite caste endogame, avec un vrai respect des besoins sociaux et des valeurs citoyennes.  

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dimanche, 01 février 2009

La Constituante fendra-t-elle l’armure?

Le Jour J arrive. En ce lundi 2 février, la Constituante prêtera officiellement serment, ce sous l’ancien Arsenal, à côté du Dufour.pngrestaurant Les Armures (lieu peut-être plus connu, devenu une institution en soi). Le peuple se réjouit d’entendre enfin le discours d’ouverture qui inaugurera cette nouvelle « aventure » au son des canons. Par un clin d'oeil de l'histoire, souvenons-nous qu’en 1862, un certain …  général Henri Dufour, le doyen d’âge, présidait l’assemblée en charge de la dernière révision de la Constitution, valable jusqu’à nos jours.

Les dignes héritiers de James Fazy, mort injustement seul et misérable, se demandent déjà à quelle sauce ils vont être mangés. Le texte rédigé en 2012 sera-t-il accepté par le demos ?

Des noms d’illustres grands hommes ont été prononcés lors de la première réunion des 80 élus le 20 novembre dernier, dont celui de Pestalozzi. On se demandera naturellement s’il existe un rapport entre l’état de la scolarisation de l’époque et celui d'aujourd’hui. Assurément pas ! Devenue obligatoire pour tous, l’école est devenue une institution régie bien plus par des procédures mécaniques, idéologisées,  dont le premier souci n'est pas que les gens qui en sortent sachent vraiment lire, écrire et compter : l’esprit s’est atrophié pour laisser place à une robotisation des comportements (la preuve en est par exemple la multiplication des modes d’emploi pour maîtriser telle ou telle discipline).

Pestalozzi2.jpgLes prêts-à-porter de la pensée ont gagné désormais toutes les sphères de la société. En matière de justice, la politisation des pratiques n’est plus à démontrer même à un étudiant en droit de première année. Des décisions rendues, injustes parce qu’idéologisées, il y en a eu pléthore ; mais -dieu merci- le procureur général veille avec la plus grande vigilance à ce que l'idéologisation des vues ne prenne le dessus. D’ailleurs, l’actuelle constitution découle de la tradition de l’Ancien Régime (la Réforme n’a malheureusement pas apporté la Renaissance, contrairement à ce qu’affirment certains historiens pour des motifs carriéristes) : elle prévoit notamment que le chef du pouvoir judiciaire soit un magistrat tout puissant certes, mais qu’il dispose aussi de compétences dans le domaine d’ordre public ; or, ce dernier reste essentiellement du ressort du Conseil d’Etat ; dans le même ordre, en ce qui concerne son organisation institutionnelle, le pouvoir judiciaire demeure dépendant du pouvoir politique. C’est dire que son autonomie n’en est que très relative, pour ne pas dire « un vain mot ».

Puisse donc la nouvelle Constitution réaliser les vœux de la population traduits dans les urnes ces derniers mois dans le sens d’une vraie séparation des pouvoirs ! Pour ce faire, il est une condition à remplir : fendre l’armure (autre appellation courante synonyme : fendre la cuirasse). Cette expression – une métaphore – a été employée pour deux anciens premiers ministres français jugés trop rigides et trop froids par le grand public. Sa signification est claire : enlever les corsets dans lesquels une personne ou une entité se trouvent enfermées, un balai soupçonné de n’être pas à sa place ordinaire. La nouvelle Assemblée constituante aura-t-elle la formidable audace d’abattre les remparts dressés depuis si longtemps, corroborant des forces d’inertie au lieu de procurer libertés, prospérité et sécurité dans le canton le plus triste de l'Helvétie?

Fendre suppose justement que s’exerce de l’intérieur une irrésistible poussée libératrice, devant lesquelles, les résistances et protections blindées céderont. . . pour faire enfin place à une nouvelle société, celle que les Genevois méritent vraiment.  Il est permis d'en douter ...

Dans l'ordre, les 2 images se réfèrent à :

-  Général Guillaume-Henri Dufour (1787-1875)   

-  Pestalozzi, Holzstich, 1882

 

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jeudi, 15 janvier 2009

La parité : catégorisation ou interaction?

fémin2.jpgCertains médias relancent périodiquement la question de la parité. Cette notion un peu ineffable comprend évidemment l’égalité des droits devant la loi, l’égalité des chances devant les droits civiques et politiques, ce qui n’a rien à voir une quelconque similitude supposée ou réelle entre les deux sexes partageant le genre humain.

 

Comme le souligne mon ami Blondesen, esprit des plus brillants, omniprésent, de « notre blogosphère », chaud partisan des femmes au pouvoir, on ne souhaite pas une promotion tout aussi absolue de l'incompétence. D’ailleurs, une ancienne ministre, non sans ironie pour mieux voiler une forme d’amertume, précisait que la parité adviendra « le jour où il y aura autant de femmes incompétentes que d’hommes incompétents dans les postes de pouvoir…

 

Une véritable machine de guerre s’enclenche alors, dans le but de changer de paradigme intellectuel.

 

Le discours établi modifié, on espère un changement de comportement et de moeurs.

 

On se demande ci et là si « les prochaines élections cantonales donneront aux femmes toute la place qu'elles méritent dans les instances politiques genevoises au législatif comme à l'exécutif. »

 

La parole laissée aux deux parties n’est toutefois pas toujours d’égale importance, vous remarquerez !

 

Or, la pensée a connu trois grandes étapes en matière de définition de l’autre sexe (l’autre par rapport au sexe dominant, bien sûr).

 

Après un renversement du biologique et du social, qui reconnut que l’identité physiologique ne fait pas tout, que la femme n’est pas toute dans l’utérus (tota mulier in utero), on apprend qu’effectivement on ne naît pas femme mais on le devient ; a femme s’inscrit par conséquent dans une construction socio-historique. Notez que là encore la femme est considérée comme une singularité, étant donné que ne se pose pas la même inquiétude par rapport à l’homme, qui est toujours la verticale alors que la femme, l’oblique. Autrement dit, il est le Sujet et elle n’est qu’objet, à traiter, à déterminer, à désigner. Enfin, ce qui caractérise notre époque, quarante ans après, on s’interroge sur les libertés publiques dont devraient jouir les deux sexes. Comprenez qu’il ne s’agit plus d’une question d’identité : être homme ou femme n’est plus condition.

 

 

Ce changement de paradigme indiquerait-il que les relations hommes-femmes soient devenues une interaction ? A voir les clichés et préjugés véhiculés au sujet de Rachida Dati et sa petite étoile dont la peternité reste encore incertaine aux yeux du grand public, il est permis d'en douter ... Un peu, beaucoup, à la folie? That's the question!

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samedi, 27 décembre 2008

Saviano, auteur du roman sur la gestion des déchets napolitains, menacé de mort pour Noël, reste debout!

saviano.jpgOn est très heureux de savoir Roberto Saviano briller parmi nous! Après son périple à Paris, Roberto Saviano, l’auteur de Gomorre, a rencontré Salman Rushdie à Stockholm, selon qui l’auteur italien court un grave danger. Deux après la parution de son best-seller, vendu en Italie à 1,8 million d’exemplaires et inspiré un film primé à Cannes, le journaliste de 29 ans continue à affronter « la pieuvre » malgré les grandes menaces de mort qui pèsent sur lui. Rappelons que un clan puissant mafieux napolitain a mis sa tête à prix pour le 31 décembre. L’écriture reste une nécessité vitale dans sa situation mais il avoue être fatigué de cette existence de réprouvé. Effectivement, Saviano doit se déplacer tous les quatre ou cinq jours : d’une caserne de carabiniers à Naples, il doit rejoindre un appartement secret à Rome, etc. Ce nomadisme contraint le prive aussi d’une vie privée satisfaisante.

Depuis la publication de Gomorre, le monde s’est finalement intéressé à la Camorra, mafia napolitaine, ainsi qu’à cette campagne polluée par les ordures qui ont tant fait parler de leurs effets à Genève. saviano4.jpg

Salman Rushdie, qui a connu une fatwa à cause de son livre, fut condamné ; le cas de Saviano est un peu autre en ceci que c’est son succès qui l’a condamné à vivre sous haute escorte. Cette tragicomédie à l’italienne le force à vivre traqué afin d’éviter que le clan Casalesi ne le tue comme promis avant Noël.

saviano3.gifCette tragicomédie à l’italienne le force à vivre traqué afin d’éviter que le clan Casalesi ne le tue comme promis avant Noël, de la même manière que le fut le juge anti-mafia Falcone le 23 mai 1992.

Beaucoup d’intellectuels se sont mobilisés dans le monde pour Saviano. Face à cette pressante menace de mort lancée depuis maintenant deux ans, dix-sept Prix Nobel, parmi lesquels Dario Fo, Mikhaïl Gorbatchev, Rita Levi et Günter Grass, ont signé une pétition, avec 250 000 autres citoyens, ont apposé leur signature sur les grands nationaux européens.

Vive la liberté d'expression.... à l'épreuve des balles !

 

09:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : terrorisme, violence, mafia, journalisme, écrivain, roberto saviano | |  Facebook

lundi, 15 décembre 2008

Politique pédagogiste et communication tronquée

La pédagogie, c'est l’art d’enseigner. Etymologiquement, le terme pédagogie dérive du grec παιδαγωγία, de παιδός (/'paɪdɔs/) « l'enfant » et γω (/'a.gɔ/) « conduire, mener, accompagner, élever » Aussi, par définition, tout enseignant ou formateur est-il un pédagogue. La pédagogie désigne l’ensemble des méthodes et des pratiques, objet ou non de théorisation, cherchant à assurer la transmission des savoirs.

pédago5.jpgIl faut donc distinguer pédagogie et pédagogisme. Cette dénomination, connotée péjorativement, dénote les réflexions théoriques qui font abstraction de la spécificité de l’enseignement de chaque discipline. Les démarches générales y sont encouragées au lieu de parler des contenus de l’enseignement. Foncièrement artificiels, les procédés pédagogistes se caractérisent par une méfiance absolue à l’égard d’enseigner et tient à mettre au centre de la relation au savoir « l’apprenant ». Le projet de Frankenstein qui veut imposer son pouvoir par son savoir est érigé comme référence à combattre. Les méthodes dites actives, de préférence ludiques, l’autodidaxie ou le socio-constructivisme, sont ainsi opposées au cours magistral ou enseignement dit frontal.

Mais force est de constater que ces méthodes pédagogistes s’avèrent être des techniques de manipulation mentale qui laissent croire que l’enfant peut par sa propre activité reconstruire seul les savoirs accumulés durant des millénaires. Complètement livrés à eux-mêmes, les élèves se voient bien plus abandonnés par le système scolaire que soutenus. Les profs, mal à l’aise dans des pratiques aussi idiotes, ne jouissant d'aucune marge de manœuvre, acculés souvent au rôle de « bécasse », se retrouvent à exercer un métier pour une maigre pitance qui n’a rien à voir avec un vrai travail d’intelligence.

C’est ce qui explique le très mauvais classement de l’école genevoise. Rappelons que Genève se réclame du niveau socio-éducatif le plus élevé et annonce les résultats les moins bons. L'étude PISA révèle les inepties d'une institution qui maintient les élèves dans des problèmes créés par la structure même; les mensonges au plus haut sommet de la hiérarchie étatique en vue d'influencer un vote important pour l'avenir ont été arrêtés à temps par la justice. C'est dire à quel point le laboratoire à formater les jeunes cerveaux est malade!  

 Pour le gag de Roumanoff sur La classe sensible www.youhumour.com

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lundi, 01 décembre 2008

Le suicide du neveu de Christoph Blocher avec son arme de service cache-t-il un sens politique ?

arme2.jpgUn jeune homme, Pascal, s’est donné la mort avec son fusil militaire dans son appartement, de l’Oberland zurichois. La nouvelle s'est répandue comme traînée de poudre: dans le Dimanche Matin ou http://fr.youtube.com/watch?v=3jF-J6yjcHM .

« Les soldats doivent garder leur arme de service à domicile. » Ces mots sont ceux du tribun et ex-conseiller fédéral Christoph Blocher, interviewé à ce sujet suite au drame qui a frappé sa famille proche.

Sur la question de la détention de l’arme de service à la maison, les experts restent divisés. D’après un récent sondage, près de 37 % des Suisses considèrent que beaucoup de suicides et d’homicides pourraient être évités si les armes militaires n’étaient pas à disposition.

La population est souvent interpellée sur ce fait de société : faut-il oui ou non laisser les armes de service à l’arsenal ou les soldats actifs et officiers doivearme4.jpgnt-ils les garder chez eux ?

On remarquera la ténacité de l’ex-Ministre de la Justice dans ses positions politiques (et de celui de son parti), qui malgré la douleur ressentie dans ce drame personnel, persiste et signe dans la voie qu’il a tracée, en précisant que « celui qui veut se suicider trouvera toujours un moyen pour le faire. »

Aussi, un durcissement de la loi  ne saurait-il être une solution à un problème métaphysique, éthique, existentiel et social, vieux comme le monde, si ce n’est d’apporter du grain à moudre à certains Censeurs de services.

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