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Culture

  • Nouveau millésime de mots

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    Les vacances aident à la flânerie mais sonnent aussi le moment de la sortie des nouveaux dictionnaires. Si les mots ne sont pas de ce monde, ils reflètent pourtant un changement de vision. L’usage seul, donc le temps qui passe, décide de nouvelles appellations. Cette année ne fait pas exception : de nouvelles réalités sont exprimées, reconnues, répertoriées, codifiées. Incontestablement, l'homme se distingue des autres créatures par son pouvoir de nommer ce qui l'entoure.

    Les nouveaux mots suivent les technologies, l’économie, les sciences, le politique parfois (bien que c’est le plus souvent l’inverse qui advient, heureusement, et il faut espérer que certains contenus sémantiques de certains événements l’emportent sur leur instrumentalisation entraînant une re-qualification selon les intérêts immédiats).

    Le « selfie » - autoportrait numérique publié sur les réseaux sociaux - fait désormais son apparition dans le dico. Obama aurait-il lancé une mode en se faisant prendre en photo avec une première ministre scandinave (laissant entrevoir le mécontentement de son épouse) en décembre 2013 lors de la cérémonie d’adieu à Mandela ? L’urgence a certainement scellé le destin du mot … Les derniers rebondissements dans les affaires d’espionnage – Edward Snowden était un hacker que les autorités américaines ont voulu engager pour ces compétences - donnent « Cyberattaque » alors que cybercriminalité est déjà bien implanté. L’introduction de l’e-cigarette dans les mœurs il y a près de trois ans consacre le terme de « vapoter ». Après le baba et le bobo, est enfin consacré, ce en toute bonne logique le « hipster » qui désignait les amateurs de jazz dans les années ’50 et qui aujourd’hui prend sa revanche en labellisant le jeune citadin (new-yorkais en particulier) dont le style vestimentaire est empreint de second degré et à contrecourant : casquette, grosses lunettes et … barbe hirsute. « Hystériser » (qui n’est pas sans rappeler psychoter du millésime écoulé) se voit consacré pour avoir été utilisé par Harlem Désir ou François Barouin dans l’affaire de Leonarda et de son irrésistible retour. « Triper » - prendre son pied, s’éclater – accompagne enfin kifer. Pour une histoire rocambolesque, celle-ci en est une qui porte bien son nom : « capillotracté » - amené d’une manière forcée et sans raison évidente - entre dans la danse ! L’heure de la vengeance a sonné pour les « éco-responsables » qui mettent en garde contre l’ « obsolescence programmée » de certains produits de consommation dont la durée de vie ou d'utilisation est limitée dès leur conception afin d’amener les utilisateurs à les remplacer plus fréquemment sous couvert de dynamisme économique (imprimantes, ampoules, i-phones, etc.). Un mouvement d’actualité cherchant à défendre les droits des hommes jusque là réservés dans la société principalement aux femmes, comme par exemple, la garde des enfants accouche du mot « masculinisme ». Les Femen entrent dans la danse. Les associations de « Ansar Al-Charia » et de « Boko Haram » recouvriront également une description dans cette nouvelle édition. 

    Ce bref aperçu du nouveau cru de mots rappelle que les mots ont une vie propre comme dirait George Orwell, inventeur du terme "novlangue" et que s'interroger sur sur le sens des mots contribue à lutter contre le faux langage, contre la folie du monde. Encore faut-il appeler un chat, un chat. Les insultes et le politiquement correct en viennent à se mêler au point de faire dire à Mélanchon, en parlant du Président Hollande, qu'il n'est qu'un capitaine de pédalo.

     

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    Micheline PACE

    (référencé in Tribune de Genève du 28 juillet 2014, p.18)

  • Blablasphère et nouveaux mots

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    Pourquoi bloguer, surtout quand il faut beau, denrée rare sous nos latitudes? Le rentrée rime avec l'assimilation des mots qui entrent dans la danse. S'il ne sert à rien d'ajouter "quelque part" à tout bout de champs et encore moins d'atténuer ses propos en précisant qu'ils sont entre parenthèses comme si on "fuitait", il n'est pas inutile de savoir que l'anglais LOL signifie désormais le français MDR, fréquents surtout sur les réseaux sociaux. "Énorme! Juste hallucinant", dira-t-on, pour la faire courte. En bref, on peut se réjouir ou non des tours et détours des habitudes langagières qui finissent par acquérir un statut et figurer ainsi finir dans nos discos. parallèlement, l'interjection exprimant l'étonnement "gloups" fait également son entrée. Pour faire djeun, on peut dire désormais "psychother" (avoir peur) ou encore "pipeauter" au lieu de baratiner. La référence à l'actualité se poursuit avec la consécration du verbe "oscariser" grâce au sacre à Hollywood de l'acteur français, Jean Dujardin ...

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  • Il y a 300 ans, naquit Jean-Jacques Rousseau

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    Il a exactement 300 ans que naquit Jean-Jacques Rousseau, jour pour jour, à Genève .... La commémoration de l'empreinte laissée par l'oeuvre de cet esprit encyclopédique est véritablement émouvante à plus d'un titre. Aucun sujet relatif à la condition humaine ne lui aura échappé et la portée universelle de ses pérégrinations philosophiques, même si elles ne font pas l'unanimité, ce à l'instar de toutes les vérités sujettes à discussion, est indubitable. Personne ne peut affirmer de manière axiomatique que "l'homme naît bon ...", certes.

    Mais peindre pareillement les problèmes existentiels, questionner autant la place de l'homme dans le monde, tenter ainsi d'apporter quelques solutions à certaines inquiétudes profondes qui déchirent tout être doué de conscience et de parole, méritent d'être toujours rappelés, pour l'éternité. Avec beaucoup de gratitude pour le 300e billet de CIVITAS.

    Il aura su aussi, par l'exemple, montrer que toute révolution est d'abord cosa mentale. Merci Jean-Jacques!  

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  • L'écrivain Arthur Koestler au Club de la Grammaire

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    Le Club de la Grammaire

    invite ce soir, jeudi 3 novembre 2011, à 18 h30 (entrée libre)

     

    Robert STEUKERS pour une conférence à l’ING

    à propos d’Arthur KOESLTER et son itinéraire hors du commun

     

    Cet auteur fascinant dont l’intérêt littéraire constitue principalement dans sa manière et son art très personnels, presque naturels, de livrer ses mémoires, qui sont également la mémoire d’une époque, celle du siècle pour rien selon l’appellation commune de certains intellectuels.

    Les souvenirs innommables du camp de concentration du Vernet font essentiellement la trame des ses romans, qui n’appellent qu’à dépasser toutes les idéologies et les réductions non phénoménologiques de ce bouillonnant et mythique 20e siècle dont les liens ne sont pas encore rompus avec l’actuel.

  • Solutionner

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    Selon André Moufflet, commettre une faute de français, ce n’est pas seulement pécher contre la grammaire et contre le vocabulaire, c’est bien souvent, trahir la pensée qu’on prétend détenir et transmettre. Certes, différents registres habitent la langue ; on ne confondra pas le parler djeun, le patois, l’argot, le jargon avec la novlangue ou les anglicismes finissant par être assimilés tant ils sont utilisés.

    Puisqu’il faut mourir un jour, autant mourir de rire! Il existe en effet des termes dont on ne se rend plus compte qu’ils sont inadéquats tant ils sont récurrents. Une petite anecdote en dit long ... Lorsque Georges Clémenceau était Président du Conseil, il fut interpellé par un député comme suit : « Ce problème, il faut le solutionner. » La réponse de Clémenceau fut cinglante : « Je vais m’en occupationner ! », raillant ainsi l’erreur faite par son interlocuteur qui ne savait probablement pas conjuguer le verbe « résoudre ».

    Mais ce qui prête aussi à sourire, c’est cette particularité de se donner de l’importance en prononcer ce terme : bien que solutionner se rencontre particulièrement dans des contextes de réunions techniques, il appartient aux dérives linguistiques où s’applique le principe plus c’est long, plus c’est bon pour mieux combler la vacuité d’un propos teintée d’un orgueil mal placé. (cqfd)

     

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  • Anglicismes, etc.

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    « Les anglicismes ne constituent pas un fléau. Une telle considération ne découle que d’un postulat idéologique arrêté! » Vraiment ? Il faut avoir les oreilles bouchées pour ne pas être choqué de ce qu’on entend ci et là et de l’acharnement dont font preuve certains publicistes ou experts en tous genres pour être dans le vent.

    Bon nombre d’anglicismes sont passés comme lettres à la poste, certes ! Le dico en assimile chaque année. Mais ce constat suffit-il à en utiliser à tire-larigot, et souvent à mauvais escient, au lieu de prendre en référence l’équivalent français lorsqu’il existe ?

     

    Une petite blague dans l’air du temps vient illustrer la question (inspirée du Cahier du Club de la Grammaire N° 146):

    Un beau matin, un gamin demande à son père :

    -     Les abeilles, les fleurs, les choux, la petite graine … Tout cela est bien passé, soyons modernes ! Papa, dis-moi, comment je suis né ?

    -     Très bien, mon fils, il fallait que l’on en parle un jour ! Voici donc ce qu’il faut que tu saches :

    Papa et Maman se sont « copiés/collés » dans un Chat sur MNS. Papa a fixé un rancard via e-mail à Maman et ils se sont retrouvés dans les toilettes d’un cybercafé. Après, Maman a fait quelques Downloads du Memory stick de Papa. Lorsqu’il fut prêt pour le téléchargement, nous avons découvert que nous n’avions pas mis de Firewall. Comme il était trop tard pour faire Delete, neuf mois plus tard, le satané virus apparaissait … 

     

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     Micheline PACE

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  • le Festival de Locarno rend hommage au grand acteur suisse Bruno Ganz

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    Le Festival de Locarno a récompensé Bruno Ganz. Si sa carrière a débuté - comme souvent au théâtre - c’est au cinéma qu’il se consacra. Acteur d’origine suisse, il fut reconnu à l’étranger. Sur la Piazza Grande, ont été projetés plus de dix films, sous les yeux langoureux de Jeanne Moreau.

    On se souvient avec émotion de cette réelle présence dans « Les Ailes du désir » ou encore « L’Ami américain » de Wim Wenders, « L’homme sans âge » de Francis Coppola, « La Chute » d’Olivier Hischbiegel, « L’Eternité et un Jour », de Theo Angelopoulos, « Dans la Ville Blanche » d’Alain Tanner.

    De sa voix grave, l'acteur suisse de renommée internationale s'est exclamé avec sa légendaire discrétion : Yes, we can!

    Bravo et merci à Bruno Ganz (enfin reconnu) !

    Micheline PACE

  • L'artiste genevois Pascal Rérat s'invite au quartier des Bains

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    RERAT.jpgQu’est-ce qui se rend visible là ?

    La vie et l’art posent la même question.

    Tout ce qui s’est fait à travers l’humanité, dans la douleur comme dans l’amour, se meut en nous.

     

    La concrétiser comme dans la peinture de Pascal Rérat permet de voyager avec ces formes. Le rapport qu’elles entretiennent avec l’espace reste ténu. La composition picturale émeut au-delà du sujet dont il n’est pas l’objet essentiel.

     

    Le style, l’harmonie, l’équilibre, tout y est.

    Poser un regard sur une toile de l’artiste genevois, c’est pour beaucoup ressentir le choc provoqué par la violence de la chair. Nul ne peint la déchirure avec la même acuité.

     

    Pascal Rérat se bat, à l’instar du matelot jeté en mer, aux confins de l’affichable et de l’occulté, en nous questionnant sans cesse sur les failles de l’être jusqu’à en éprouver les fêlures invisibles.

    Micheline PACE

    Pascal RERAT - VERNISSAGE – 19 mai dès 18 h 00 – Espace CAP LOISIRS (Quartier des Bains)

     

  • L'Académie Romande

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    L'Académie Romande est désormais une réalité. La Fête de l'Académie Romande, organisée par la présidence et la direction de l'association Académie Romande a lieu vendredi 11 mars 2011.

     

     

    Concerts littéraire, chansons, poésie, récits, humour, surprises sont au rendez-vous avec et grâce à son président et son directeur Pierre Alain et Claude Prélo.

      

    http://www.academie-romande.ch/

     



    * En cas d'intérêt, un bulletin de versement vous sera envoyé, sur demande, par retour de courrier.

    *Tout adhérent s'engage à se conformer aux Statuts et Règlements de
    l'Académie Romande.

    *Documents à disposition sur notre site ou à notre siège.

     

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  • Art culinaire sous le signe d’Eros au Salon des Saveurs

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    Piments_coeur_st_valentin.jpgHier, le salon de la gastronomie Genève Saveurs a fermé ses portes. Sur 3 jours, des professionnels de la restauration – vignerons, épiciers fins, chocolatiers, cuisiniers et services de traiteur - offrent des visions de l’art culinaire uniques, affolant tous les sens.

     

    La recherche hédoniste se laisse naturellement promener par les produits du terroir partner-31-image2.jpg et  d’exception, beaucoup sous forme de cœurs de toutes les tailles, qu’ils soient sucrés ou salés. D’innombrables saveurs particulières excitent donc notre curiosité et heureusement on peut les retrouver dans les établissements exposés. Ainsi on savourera, par exemple, en ce jour de la St-Valentin des coeurs de pain d’épice au foie gras chez Francine Mattei, au Comptoir des Délices (côté épicerie et restaurant), Rue de la Filature 40, dans la jolie commune au charme transalpin ... À chacun sa valentine !