UA-105021232-1

CIVITAS - Page 2

  • L'Antipresse au Club de la Grammaire

    Imprimer

    En ces temps troublés de l’information et de la formation qui frisent le délire, Antipresse a pour vocation de rendre les lettres de noblesse aux contenus. Illustrées par la prolifération de fake news (dont on se souviendra longtemps de la manifestation dans les rues aux USA en 2017 criant le ras-le-bol face à ce phénomène hallucinant) ainsi que par le point de Godwin atteint souvent dans les débats publics ou discussions en ligne qui finissent par l’invective, à se traiter de tous les noms tels que nazillon pour tout et pour rien, les tentatives de désinformation se heurtent au mur d’une vraie recherche d’implications objectives tendant à embrasser le réel

    LE CLUB DE LA GRAMMAIRE

    et son Président Pascal JUNOD

     

     ont le plaisir de vous inviter à la prochaine conférence organisée 

     

    le jeudi 21 février 2019 à 19h00

     

    Au restaurant de l'Hôtel-de-Ville, 39 Grand-Rue

     

    Avec Slobodan DESPOT

    Directeur des éditions Xénia, écrivain et animateur de la revue Antipresse.

    Les choses vues d'en haut

    Observe. Analyse. lnlel'vienl. /  Antipresse, c'est la presse. Mais avec du contenu.

    Dyd6d1gX0AApfB-.jpg

    Diffusée  chaque  dimanche  matin  sans  faute  depuis  le  6  décembre   2015, l' Antipresse est une «lettre de réflexion et de divertissement» rédigée par Slobodan Despot et ses amis qui régale un public cultivé, curieux  et, avant tout, déçu des «médias de grand chemin».

    Entrant dans sa quatrième année d'existence (170e semaine), l'Antipresse se demande si, en ces temps orwelliens, elle ne serait pas en train de devenir LA presse de demain?

    Une réflexion sur le devenir du journalisme et de l'information en compagnie d'un expert. Editeur, journaliste, romancier et communiquant,  Slobodan Despot observe depuis plus de trente ans la révolution de l'expression écrite.

     

    Amoureux et défenseurs de la langue française ne pas s'abstenir!

     

     

    Club de la grammaire - case postale 3763 - 1211 Genève 3 Tél: 022/319.42.42-Fax: 022/319.42.43

    clubdelagrammaire@europae.ch

    Lien permanent 0 commentaire
  • L’habit ne fait pas le moine ou le cas Fillon

    Imprimer

    Le procès de l’ancien premier ministre français et candidat malheureux à la présidentielle va débuter. L’objet porte sur le fonds d’investissement auquel il est partenaire et en aval la question sur les méthodes masquées de l’argent amassé. C’est dans cette veine que s’inscrit tout l’intérêt du fascinant livre de Véronique Jaquier L’homme qui ne voulait pas être président paru chez L’Artilleur.

    L’habit ne fait pas le moine, s’écriait déjà en 2014 Rachida Dati, en désignant l’ancien chef du gouvernement. Ces mots d’une valeur de mise en garde ont été ignorés et n’ont pas empêché que l’homme gagne la primaire devant son parti grâce à un boulevard imprenable au vu du prévisible mouvement de balancier gauche-droite qui aurait pu le promouvoir au sommet de l’Etat. Or, la campagne d’une médiocrité difficilement qualifiable menée après cet adoubement surprenant a révélé le visage d’un personnage qui véhiculait une apparence de bosseur sérieux, discret sans attirer le moindre soupçon, une absence d’expression en toutes circonstance attribuée à un self-control à toute épreuve et une volonté de réaliser des actions politiques selon les dogmes de son camp assises sur un programme bien établi. L’armure s’est cassée pour révéler un hédoniste, plutôt paresseux mais toujours prompt à se lancer dans une course de motocross ou de chasse au chevreuil et à se prélasser dans son manoir de la Sarthe.

    À chaque page, son addiction à l’argent apparaît comme le fil conducteur de son parcours politique où il est tombé presque par hasard, la cuillère d’argent à la bouche. Ses contrats, l’emploi de sa femme fictif selon les enquêteurs ainsi que celui de deux de ses enfants, ses costumes offerts afin d’éviter l’attention sur la circulation de cash dépassant les 1000 euros légaux dans l’hexagone jusqu’au remboursement du mariage de sa fille découleraient principalement de combines bien peu présidentielles et en filigrane un tempérament bien peu présidentiable. Quatre décennies utilisées à tromper d’abord son monde – sa famille politique, ses soutiens – et ensuite les citoyens, ce en s’enrichissant de manière spectaculaire, l’air de rien. Avec sa célèbre maxime « Je ne vous demande pas de m’aimer ni de trouver un copain mais d’élire un président » (même pas « votre » président), le candidat qui a provoqué à chaque étape sa propre perte en traînant dans son sillon le naufrage de la droite tout entière, le châtelain n’aura jamais apparu comme une bête politique au mépris de ses sujets. On serait tenté de conclure qu’une si grande et belle nation n’a pas, heureusement, élu à sa tête un roi sans cour et sans couronne.

    À lire absolument pour comprendre dans chaque détail les dessous des éléctions présidentielles de 2017 et de l’avènement Macron !

    C3Hk__8WgAAkvJA.jpg

    Lien permanent 0 commentaire
  • VIENNE, romanité et modernité

    Imprimer

    Un musée à ciel ouvert de 2000 ans

    20181006_091453.jpgÀ quelques enjambées de la bucolique et baroque Lyon, sa petite sœur vous accueille avec tous les ingrédients de la tradition française. De son origine étymologie – le petit bourg au bord de l’eau – Vienne tire toute sa substance qui fait tout son intérêt touristique depuis sa création. À la confluence du Rhône et de la Gère, dans l’Isère, la cité romaine choisie par les gaulois Allobroges présente des joyaux qu’on ne compte plus et qui figurent parmi les incontournables du monde gallo-romain : temple d’Auguste et de Livie, odéon, théâtre antique, pyramide du cirque long de 460 m où se succédaient les courses de chars. Ce temps glorieux a laissé les stigmates qui font de Vienne ce qu’elle est aujourd’hui avec un patrimoine de 2000 ans à ciel ouvert.  

    D’un côté, le forum s’étendant sur deux hectares embrasse les bâtiments voués à la vie religieuse et politique ; de l’autre, l’excursion cultuelle sur la colline de Pipet permet d’avoir une vue complète sur le site naturel désormais érigé au rand de ville d’art et d’histoire que dévalent annuellement plus de 100'000 touristes.

    Sa  romanité affichée telle un musée en plein air, Vienne dévoile un enchevêtrement de porches, de toits, d’églises et de vestiges d’antan avec ses quartiers enlaçant les méandres du Rhône, les cheminées témoignant de son activité industrielle ainsi que naturellement les vignobles de marque.

     

    La gastronomie déclinée par Patrick Henrioux

    « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité !» La célèbre devise de l’écrivain lyon20181005_182619.jpgnais Saint-Exupéry, auteur du Petit Prince, semble adaptée à l’aventure gastronomique réalisée près de la pyramide du cirque : l’Hôtel La Pyramide situé en plein centre-ville présente les atours et les atouts de ce petit morceau d’Italie au coeur de l’Isère. Ses jardins resplendissants à contempler de l’intérieur ou à habiter l’instant d’une restauration en terrasse rappellent l’héritage de Fernand Point, maître des lieux et 1er Chef à décrocher les 3 étoiles Michelin en 1933, à qui on doit une rupture dans l’art culinaire consistant à lâcher les sauces abondantes et redécouvrir les qualités du produit autant que le respect des saisons dont ses premiers disciples furent … Paul Bocuse et Pierre Troisgros. Du célèbre couplet de Sacha Guitry « Pour bien manger en France, un Point c’est tout ! » au joyau actuel, il n’y a qu’un pas. Qu’on vienne des quatre coins du monde ou par voie fluviale depuis Lyon (onze bateaux hebdomadaires avec 200 touristes à bord), on accoste à Vienne pour découvrir la carte de Patrick Henrioux, Chef doublement étoilé depuis 1992, dans ce lieu emblématique.

     

    59.jpg

     Grâce au professionnalisme du couple propriétaire du complexe hôtelier, la vision solaire imprimée dans les plats inégalables régale les pupilles et les papilles en toutes circonstances. Le faste du matériau marié à la sobriété du design résumée à une ligne droite relève la spécificité de la maison : la dextérité dans le choix des produits du terroir dont le chef est reconnu pour être leur ambassadeur (Titre de Chevalier de la Légion d’honneur) et une inventivité à toute épreuve.

    IMG_2281.JPG

    Territoire labellisé Vignobles et Découvertes « Condrieu – Côte Rôtie »

    Commencer par une longue flânerie au Marché de Vienne ouvre la curiosité et les sens à coup sûr. À plus d’un titre. Les produits du terroir, valorisés, racontent une histoire par leur seule présence ; les ustensiles émanant de savoir-faire éprouvés attirent le regard comme lors d’un spectacle ; les personnalités viennent s’y fournir. Le volet « fringues » mérite réellement qu’on s’y attarde pour flairer les bonnes affaires. Une fois achetées les denrées, un brunch au Bar du Temple constitue l’occasion de partager un moment convivial au pied du temple d’Auguste et de Livie que le soleil inonde souvent jusqu’à fin octobre. On peut y découvrir le jardin de Cybèle entouré d’arcades à l’emplacement des anciens hospices, le Cloître (témoignant de l’importance du clergé quant au développement viticole de la région) et le Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal renfermant un mythique pressoir.

    IMG_3454.jpg

    L’histoire de la cité reste effectivement liée à l’histoire du vignoble. Du fait d’un port d’importance, le commerce de toutes sortes de produits était florissant : la poterie oet la draperie tutoyaient le vin produit dans cette aire depuis le 1er siècle de notre ère relaté chez Pline l’Ancien autant que chez Plutarque dont le goût de poix est attesté grâce à une reconstitution serrée ; les amphores fabriquées dans la région dénotaient l’amour des lettres et des beaux-arts de ses résidents et étaient très prisées au point de se vendre très cher même à la capitale italique. Les vignes érigées au fil des siècles sur les hauteurs de Vienne se découvrent à pied, à vélo ou en minibus jusqu’à se faufiler dans une cave qui se fera le plaisir de vous inviter à une dégustation. Le domaine Christophe Billon à Ampuis en offre un bel exemple. Si son premier millésime remontant à 1991 l’a promu parmi les viticulteurs les plus chevronnées et innovants, l’homme ne cesse d’étendre ses talents au point d’en avoir créé une destination oenotouristique : ses 2 hectares en Côte Rôtie (Médaille d’Or 2006)  auxquels s’ajoutent 2 autres hectares en vins du pays et en Condrieu accueillent l’amateur de vins pour un pique-nique qu’on n’est pas prêt d’oublier. Avec une vue imprenable sur le Rhône, les coteaux viennois sont une invitation au voyage en soi. « L’escalier de la cave est le chemin le plus sûr, rapide et agréable pour aller au Paradis », prétendait le docteur Christophe Ozanon ! La balade gourmande ici se fond en une ballade intemporelle.

    Micheline Pace

     

    Informations et adresses utiles :

    - Tourisme gourmand en région Auvergne-Rhône-Alpes : www.inauvergnerhonealpes.com et www.vienne-condrieu.com

    - Patrick Henrioux, La Pyramide : www.lapyramide.com/fr

    - Domaine Christophe Billon - Rozier 69420 Ampuis - +33 474561775

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • La Belle de la Daunia célébrée à Genève

    Imprimer

     

    L'automne est chaud à la Chambre de Commerce Italienne pour la Suisse. Après une ode à la truffe blanche d'Alba conjointement à la truffe noire du Périgord, elle vient de célébrer La Ligurie lors d'une soirée en haute en couleur autour des différentes déclinaisons du pesto; la région a déposé une requête pour que cette spécialité culinaire soit reconnue par l'UNESCO pour sa valeur patrimoniale immatérielle en relevant un savoir-faire ancestral qui a contribué largement à sa réputation.

    En partenariat avec le Consortium de l'Olive da Mensa la Bella di Cerignola, elle organisait à la Fondation Louis-Jeantet vendredi 7 décembre une soirée dédiée aux Pouilles et à ses produits d'excellence.  Tout le soleil des Pouilles pour le plaisir de vos papilles ! La célèbre Oliva da Cerignola sera la protagoniste d'un délicieux cocktail à base de produits italiens d'excellence préparé par le renommé restaurant "Luigia" et avec les vins du Consortium "Puglia in Rosé".

    30cfdfc8-a2b6-49db-a239-476a214c4ede.jpgDevant un parterre d'aficionados, les officiels de prestige d'Italie sont intervenus pour relever l’excellence des relations bilatérales en matière économique ; le directeur de l’organe faîtière Monsieur Giuseppe Dibisceglia, originaire de Cerignola, ne cache pas sa joie et sa fierté d'être à la tête de la représentation des plus grosses olives du monde rendues possibles grâce à un labeur acharné de plusieurs siècles - les Romains la cultivaient déjà - affiné par des recherches de procédés qui ont valu la réputation de cet aliment aux multiples usages allant de l'apéritif aux mets les plus sophistiqués crus ou cuits. La reconnaissance de l'Union Européenne (DOP) des critères remplis selon un cahier des charges spécifiques (goût, particularité du terroir, durabilité, procédés scientifiques utilisés, autochtone) consacrée en l'an 2000 a entraîné en effet la constitution du Consortium de l'Olive da Mensa la Bella di Cerignola.

    Le talon comme il est communément appelé peut s'enorgueillir de compter parmi ses atouts une telle réputation en ce qu'elle rejaillit sur l'ensemble de la région. Outre ses atours touristiques - une beauté naturelle des paysages, une mer d'un bleu éclatant qui invite à s'y baigner au moins six mois par année faisant d'elle une des destinations les plus prisées, une histoire greco-romaine qui n'a pas fini de livrer tous ses secrets même depuis la découverte des Bronzes de Riace et le mythique Musée national d'archéologie à la pointe, Taranto, une gastronomie typiquement méridionale - Cerignola et les 5 communes environnantes qui cultivent la Belle de la Daunia (variété de la Belle de Cerignola) offrent un spectacle culinaire hors pair grâce à un soleil presqu' omniprésent au point d'être dénommée il "Tavoliere delle Puglie".

     


    Belle Cerignola.jpgBelleDaunia.jpg 

    Lien permanent 1 commentaire
  • Un premier vrai Marché de Noël à Genève

    Imprimer

    ˋChaque année, les marchés de Noël rivalisent de créativité pour attirer les visiteurs. Genève inaugure pour une première édition de manière originale les fêtes de fin d’année. Au beau milieu de l’Escalade, la cité de Calvin se dotera d’un vrai Marché de Noël digne de sa création entre les Vosges et la Forêt Noire. Les compétences locales alliées à l’expérience confirmée des organisateurs d’un des plus beaux marchés de Noël en Suisse, la Weinachtsdorf de Bellevue à Zürich ont accouché d’un joli projet : un vrai Marché de Noël au centre de Genève aura lieu dès le 6 décembre 2018 dans l’illustre Parc des Bastions qui abrite depuis près de 500 ans l’Alma Mater et le célèbre Mur des Réformateurs.

    L’esprit de la Street Food qui aura fait connaître au grand public les talents de l’une des organisatrices marquera aussi le Marché de Noël. Il misera la carte de l'authenticité en mettant en évidence les produits du terroir, comestibles et artisanaux. Une soixantaine d’exposants animeront la place aux côtés d’une patinoire, des yourtes pleines de jouets et de jeux interactifs, d'un carrousel ancien ressemblant à un contes pour enfants. Une rencontre avec la Père Noël est prévue.

    L’objectif est clair : créer un lieu de vie où l’on aura envie de revenir, seul, en famille, entre amis au lieu d’y faire un tour en pur spectateur contemplatif.

    Le vin chaud coulera à flots dans une ambiance cosy à différents coins où l’on pourra se lover sans complexe.

    Un emblème suisse occupera le terrain un peu comme la montagne descendue en plaine. Le Chalet à Fondue accueillera les touristes et les résidents dans un cadre insolite. Deux cas de figure se présentent : réserver sur le site www.noelauxbastions.ch pour réserver sa table ou passer sans autre pour prendre son bon repas composé de raclettes, cakes fait maison, soupes en tout genre et autres cocktails d’hiver.

    Les cadeaux de Noël ne seront plus un casse-tête chinois. Tout à portée de mains, dans l'émotion partagée. Venez nombreux ! Vous ne pourrez être déçus qu'en bien.

     

    _AHWnxdg.jpeg

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Cliquot Jazz le jeudi

    Imprimer

    En cette année du Bicentenaire du Rosé de la Veuve Clicquot, la célèbre marque de champagne se joint aux  afterworks dans une ambiance jazzy pour égayer les jeudis soirs-jour d'ouverture des magasins jusqu'à 21 h - dans l'hôtel de luxe du centre-ville Le Mandarin.

    Invitation 22.11.2018 - Clicquot Jazz Afterworks - Mandarin Oriental Genève.jpg

    Lien permanent 0 commentaire
  • Lyon bucolique et baroque, un voyage dans le temps

    Imprimer

    20181005_110239.jpg« Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais ! », s’enthousiasmait l’écrivain Léon Daudet. À quoi, on peut rajouter les vins de Savoie. Qui peut prétendre tout connaître de la capitale des Gaules ? Avec un goût de reviens-y à chaque fois qu’on la parcourt pour X raison, elle n’en finit pas de se dévoiler en faisant défiler ses nombreux atouts appartenant au patrimoine mondiale artistique, culturel et naturel. Classée comme telle par l’Unesco en 1998, Lyon est devenue la première Capitale Européenne du Smart Tourism, aux côtés d’Helsinki, pour ses vertus innovantes et responsables dans le secteur du tourisme, où cohabitent modernité et histoire, authenticité et dynamisme, ferments d’une visite inoubliable qui fait traverser les siècles en un clin d’œil.

     

    Une balade gourmande à travers les sentiers de campagne

    En pleine Savoie, la balade gourmande mène le plus naturellement au domaine cinquantenaire de Courlet à Desingy, au pied du Château de Pelly, où s’invitent la Roussette, la Mondeuse et le Crémant. Il est désormais possible d’habiter cette ancienne demeure de caractère en pierre lieu majestueux abritant un gîte de charme façonné dans une de ses dépendances donnant sur une terrasse et un salon de jardin avec une vue imprenable sur les hectares de vignobles.

    ChâteauPelly.jpg

    20181003_160452.jpgEn reprenant la route, l'escapade gourmande se poursuit au Bistrot du Port d’Aix-Les-Bains émergeant du site naturel majestueux de la Riviera des Alpes qui propose des plats fait « maison » d’une bistronomie généreuse et inspirée, composés de fruits de mer et de poisson, de produits de saisons, non loin du très agréable Hôtel des Eaux ***. Tout amoureux du slow tourisme trouvera son bonheur à se prélasser dans la ville thermale en y mirant les spectaculaires paysages environnants, symbole du bien vivre où il fait bon de renaître.

     

    À proximité, le village aux mille saveurs – Chanaz – nous ouvre les bras au bord d’un filet d’eau parsemé d’îlots. Une visite excitante du moulin à huile incite à en repartir avec son inégalable huile ou sa confiture de noix, la chocolaterie faisant penser au film Amélie Poulain, la brûlerie qui donne envie de tout goûter tant chaque grain de café raconte une histoire propre, l’attachant atelier des sales gosses sur une péniche rouge non motorisée demeurant à quai sur le canal de Savières (poteries, tableaux, impressions sur textiles, galets parfumés, bijoux, bougies). Le village de Chanaz vaut vraiment le détour pour ses savoir-faire et sa joliesse. De plus, il constitue le point de passage historique permettant de relier le Rhône et le lac du Bourget via le canal qu’on peut longer grâce à une croisière abordable.

    IMG_3453.jpg

     

    Abbaye de Hautecombe entre beauté exubérante et quiétude romantique

    La visite de l’abbaye cistercienne du 12e s. surplombant la Lac du Bourget en face du Massif des Bauges s’impose tel un must.

    Hautecombe abrite la nécropole des Princes de la Maison de Savoie ; le dernier roi d’Italie, Humbert II y a été inhumé en 1983, accosté de son épouse la reine Marie-Josée en 2001. Moulée dans une architecture gothique, l’église médiévale fait partie des sites les plus visités de Savoie depuis belle lurette. Le foisonnement de peintures, bas-reliefs, fresques et statues illustrant la guerre, la foi, l’amour et les arts, dont une magnifique Pietà de Benoît Cacciatori (1830) à l’intérieur de l’édifice. La vie actuelle de ses sœurs se déroule entre travaux herculéens et introspection sereine tout en portant à la connaissance du grand public, avec passion, l’histoire incroyable de ce lieu magique animé par les fastes baroques de l’une des plus grandes cours européennes au 17e s. Avec sa vue plongeante sur le plus lac de France, l’abbaye de Hautecombe vous transportera à coup sûr. Mieux vaut s’y perdre pour quelques heures jusque dans ses jardins à l’italienne composés de mignons coins et recoins ! Ce lieu magique que le temps a suspendu loué par le poète Alphonse de Lamaratine nous fait ressentir à chaque pas la force de ses vers : "Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges, Jeter l’ancre un seul jour ?

    Hautecombe2.jpg

    À quelques kilomètres plus loin, une dégustation de vins de Savoie au Domaine très fleuri de Guy Justin labellisé « Vignobles & Découvertes » ravit les papilles et les pupilles. Longtemps boudés, crus Jongieux, Monthoux ou Marestel connaissent une ascension fulgurante. Expression d’un terroir unique - éboulis, schistes, montagnes alentours culminant jusqu’à 2000 mètres autour des coteaux, le Lac du Bourget apportant humidité et chaleur en été - ils émanant d’un labeur titanesque soucieux de l’environnement et des palais modernes. La Roussette de Savoie à base d’Altesse, le Jongieux Blanc-Jacquère, le Jongieux Rouge-Pinot/Gamay, le Rouge de Savoie – Mondeuse, le Rosé de Savoie – Gamay se déclinent tous en AOP. Une halte au Bistrot du Coin à Yenne conclut avec brio l’escapade.

    IMG_3452.jpg

    Lire la suite

    Lien permanent 1 commentaire
  • Le grand retour de la chocolaterie MICHELI

    Imprimer

    Un lieu naturel prédestiné à connaître de grandes histoires légendaires ! Une fois n’est pas coutume … Il était un temps où cet établissement mystérieux embrassant l'angle qui donne sur la grande place du quartier des philosophes accueillait Lénine pour goûter aux premiers cigares Davidoff. Depuis, une chocolaterie signature rayonne là ... La Chocolaterie Micheli rouvre ses portes suite à un arrêt de près de deux ans pour une refonte complète.

    IMG_3460.JPG

    chocolaz.jpgLe changement opéré dans la continuité, le cadre d’antan un brin rétro connaît une mue sans perdre de son côté Amélie Poulain. La vue plongeante sur le laboratoire cache une pièce pour la pâtisserie tout en dévoilant la confection des recettes artisanales perpétrées depuis 1964. Les mélancoliques du temps des bonbonnières seront vite rassurés par le style épuré moderne en foulant le parquet en chêne clair, en s’asseyant dans les confortables fauteuils en velours vert entourés de murs d'un blanc éclatant.

    Nombreux sont ceux qui demandent à composer leur assortiment parmi une cinquantaine de truffes et de pralinés aux saveurs aussi disruptives que raffinées auxquels s’ajoute en nouveauté la création de gâteaux à la crème aux motifs personnalisés (paysage, portrait, symbole peint, etc.). La pâte à tartiner, unique en son genre, constitue un incontournable. L’excellent chocolat chaud avec sa « sucette » à tremper ainsi que la forêt noire vont bientôt faire leur entrée. Sans oublier l'emballage obéissant aux critères éthiques et esthétiques à l'image des beaux produits réunis ! 

    IMG_3464.JPG IMG_3465.JPG

    Le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder, conseillait Oscar Wilde. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu’elle s’interdit, renchérissait-il ! Les passionnés de chocotourisme se régaleront autant que les résidents fidèles à la marque; vu que le chocolat fonde un des piliers du développement durable helvétique, au rayonnement international dès le dix-huitième siècle, on pèche encore sans doute par excès de discrétion. (Re)découvrir la chocolaterie Micheli assurera à la cité de Calvin une réputation de ville choco-dynamique au même titre que Tokyo, Turin, Paris ou Porvoo, à 50 km d’Helsinki. Car le chocolat en tête-à-tête, à la fin d’un dîner, au goûter, c’est toujours somptueux, souvent un rite cérémonial.

    IMG_3466.JPG

     

    Information :

    Chocolaterie Micheli  1, rue Micheli-du-Crest CH-1205Genève

    http://www.micheli.boutique/ 

     

    Lien permanent 3 commentaires
  • « Cheerleader »

    Imprimer

    Bien que la langue française comporte en soi tout ce qu’il faut aux esprits clairs pour s’exprimer clairement mais aussi tout ce qu’il faut pour embarrasser et perdre les esprits, les références anglicistes subsistent ou tendent à s’accroître. Pourtant, sa richesse ne fait aucun doute si l’on observe la Base de données lexicographiques panfrancophone (BDLP) - http://www.bdlp.org/ - dont la vocation est de réunir les vocabulaires et locutions caractéristiques de 20 pays francophones, de l’Acadie à La Nouvelle Calédonie, en passant par le Tchad et La Louisiane.

    Or, certains anglicismes méritent qu’on s’y attarde soit parce qu’ils restent inévitables dès lors qu’ils sont assimilés au point de ne pouvoir remplacer un mot français existant, soit simplement par leur charme inégalable.

    Il en va ainsi d’un mot entendu ci et là, dans les conversations et les médias : Cheerleader. À prime abord, il exerce un charme magique inéluctable à qui le prononce ou l’entend qu’il semble utopique de le vouloir fini aux oubliettes quoique sa signification semble échapper à la plupart de ses utilisateurs … à mieux s’y pencher, on saisit de cheer « acclamations, applaudissements » et leader « guide, chef, dirigeant » ; cheerleader désigne, en sport, une pom-pom girl, soit en bon français une majorette. D’où il tire sa définition générale : « meneur, meneuse, personne qui œuvre pour une cause ou une personnalité publique ».

    Par extension, il s’agit de fait d’un politicien passé maître dans la manipulation des foules. C’est bel et bien cette acception qui prévaut dans les différents contextes ou textes où il figure. (CQFD)

    1515017787mickey-mouse-pompier.jpg

    Lien permanent 0 commentaire
  • Roanne, la voie royale II

    Imprimer

     

    Saint-Haon-le-Châtel

    Fièrement perché sur un piton rocheux aux pieds des Monts de la Madeleine, au détour d’un méandre, Saint-Haon-le-Châtel immerge le Wanderer dans plus de 10 siècles d’histoire avec une vue plongeante sur le plus long fleuve de France. Ce village de caractère tout en pierre retrace les signes de l’ancienne forteresse médiévale avec comme centre névralgique, à savoir le donjon, flanqués d’autres trésors de l’époque successive, la Renaissance. Vadrouiller dans ses ruelles sinueuses dévoilera une panoplie d’ateliers métiers d’art insoupçonnés jouissant d’un rayonnement bien au-delà de ses frontières.

    2- St-Haon le Châtel (4).jpg

    2- St-Haon le Châtel (2).jpg

    2- St-Haon le Châtel (8).jpg

    2- St-Haon le Châtel (11).jpg

    2- St-Haon le Châtel (7).jpg

     Le Crozet et son Musée des Arts et Traditions Populaires

    Ce « Village de caractère » devenu « Village du Verre » en 2011 hissé sur les hauteurs se compose de bâtisses du XIII, XV et du florissant XVI. On reconnaît aisément sa position stratégique de défense à l’architecture qui le façonne. En traversant la Grande Porte, on tombe à pic sur l’impérieuse Tour de Bec en visitant les vestiges de la Chapelle des Vicomtes de Mâcon avant d’échouer sur l’imposant donjon. Une maison à ne pas manquer : la somptueuse habitation en style Renaissance du jurisconsulte et ambassadeur de France aux U.S.A. d’origine forézienne, Jean Papon. On craque pour l’arc-en-ciel de pigmentations en tous genres !

    4- Le Crozet (1).jpg

    4- Le Crozet (9).jpg

    4- Le Crozet (10).jpg

    Marionettes IMG_3295 (7).JPG

    4- Le Crozet (6).jpg

     Roanne, la Gourmande

    5- Troisgros (i) Hotel.JPGLe tour d’une région va de pair avec la découverte des spécialités locales. À ses atouts patrimoniaux et culturels, s’ajoutent un réel art de vivre et une aubaine en matière de gastronomie et de … vins. Les différents établissements concoctent les produits du terroir local ; l’entreprise réputée d’affinage Mons fait le bonheur des amateurs de formage ; côté douceurs, la moelleuse Praluline est sans conteste la star de toutes les agapes ; le riche champ viticole confidentiel de 210 hectares mérite qu’on s’y attarde : le Gamay – AOC - trône sur toute la côte roannaise aux côtés d’autres cépages. Pour connaître les subtilités des blancs, des rosés, des rouges et pétillants mousseux issus de ces sols granitiques aussi intéressants qu’agréablement détonants, une dynamique dégustation au domaine Désormière tant pour son accueil chaleureux que pour son contenu didactique.

     

    Les Troisgros, emblème de l’art culinaire à son apogée

    5- Troisgros (b) Michel & son épouse.JPGUn nom vient naturellement à l’esprit dès qu’on prononce le nom de la cité médiévale de Roanne : Troisgros, l’illustrissime 3 étoiles depuis …. un demi siècle ! Chef de file d’une gastronomie généreusement savoureuse  et étonnamment innovante, la maison ancestrale, qui a déménagé début 2017 dans un site naturel et architectural imprenable (qui mérite à lui seul une visite soutenue) à quelques encablures du centre-ville - à Ouches - perpétue son goût pour les saveurs et les couleurs des produits partagés par les restaurateurs du havre. L'hôtel adjacent  pour un restaurant aussi réputé étonne par sa touche artistique en regard des chambres d'amis très confortables aux couleurs châtoyantes et des salles de bains tout droit sorties d'un rêve.

    L’art de l’accueil, le service aux petits soins, l’attention diligente de chaque instant restent gravés dans la mémoire comme la signature de l’établissement. Les codes d’élégance et d’hospitalité sans cesse réactualisés se remarquent de la magique salle à manger blottie sous un immense chêne en passant par la cuisine empreinte d’une sérénité affichée. Une mise en scène de talents à découvrir au moins une fois dans une vie qui a valu au patron, Michel Troisgros, une nouvelle désignation prestigieuse pour récompenser une performance toujours renouvelée qui n’a pas son dernier mot : Meilleur chef au monde par le magazine Le Chef. Incontournables jeu de lotte sans frontières, pigeonneau voyageur, oeuf à la coque (eh, oui!) tout simplement irrésistibles !

    5- Troisgros (d).JPG 5- Troisgros (c) cuisine.JPG 5- Troisgros (e) restaurant.JPG
    5- Troisgros (m).JPG 5- Troisgros (l) SdB.JPG 5- Troisgros (j).JPG
    5- Troisgros (o) Parc.JPG

     

     Renseignements pratiques :

    • Restaurant et Hôtel Troisgros (3 étoiles depuis 50 ans) : www.troisgros.com - T. 0033477716697
    • Office du Tourisme de La Loire : www.loiretourisme.com
    • Office du Tourisme de Roanne et agglomérations : www.leroannais.com

     

     

    Lien permanent 0 commentaire