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mardi, 01 juillet 2014

Le 2 juillet 2014, le Moma rend hommage à l'Architecte Daniel Grataloup

 

Grataloup2.jpgLe Moma (Musée d'Art Moderne de New-York) achète en 2012 des oeuvres de l’illustrissime architecte - urbaniste, Daniel Grataloup. (À préciser qu'il s'agit là d'une distinction dévolue à titre posthume en règle générale.)

Le 2 juillet 2014, ledit musée inaugurera un vernissage en son honneur (dont les oeuvres acquises font l'objet d'une exposition permanente).

"Toute construction doit être une oeuvre d'art." Ces mots sont de Daniel Grataloup. Ses constructions aux aspects surréalistes répondent aux exigences de l’humanité et découlent de différents systèmes sémiologiques non réductibles à la seule rationalité, qui font penser naturellement au premier habitat n’existant plus que dans notre monde onirique.

L'artiste-architecte s'est prêté au jeu de l'interview pour l'organe de communication des Nations-Unies, l' Unspecial N° 734 retracée ici telle quelle.

Monsieur Daniel Grataloup, qui êtes-vous ?
Après avoir fait l’Ecole des Beaux-Arts, j’ai été attiré par l’architecture. Or, l’enseignement de cette discipline à l’époque se résumait à la maîtrise de formes à angles droits. Il n’y à qu’à voir ces immeubles en verre qui ressemblent à des aquariums ! Cette démarche est totalement contre-nature et inhumaine ; c’est pourquoi j’ai opté de prendre le problème à l’inverse. Dans la nature, tout est courbe. En pratique, le principe était de prendre en compte les éléments naturels (déclinaison du terrain, lumière, vents, etc.) pour déterminer l’emplacement idéal des différentes pièces d’une maison, celle de la cuisine en premier. Le matériau qui s’imposait pour matérialiser ces nouvelles formes à donner s’est fait grâce au fer à béton souple pour épouser tous ces mouvements, ce qui a eu pour résultat une sorte de sculpture métallique, libre et toute en courbe, dans une volumétrie très naturelle. Ensuite, j’ai cherché le moyen de réaliser l’habitat en fonction de ce qui précède. Pour ce faire, j’ai utilisé la méthode du béton projeté (composé de ciment, d’eau et de granulats). En conclusion, je veux concevoir toute forme d’habitat adaptable en toutes circonstances et sous n’importe quelle latitude.

Qu’avez-vous réalisé en premier, en Suisse ? Grataloup3.jpg
Par mes conceptions et grâce à mes techniques protégées par un brevet d’invention, le Temple de la Chaux-de-Fonds (1969- 1972) a pu voir le jour. Ainsi, ce temple sur les terres de Le Corbusier, maître des figures cubiques, qui se voulait au départ œcuménique, remplit bien sa fonction… Cette œuvre, avec son plan ellipsoïdal, fut reconnue comme une première mondiale ; pour cette raison, elle fut classée en l’an 2000.

Comment êtes-vous arrivé à vous imposer dans ce monde si normatif et normalisé ?
J’ai pensé qu’il était impératif de renouveler l’architecture… Autrefois, les architectes et les artistes étaient de véritables créateurs à qui on n’imposait aucune réglementation. Le carcan administrativo-juridique empêche en principe toute innovation et toute recherche. Ce qui est bien sûr aberrant car il n’y a pas de progrès sans recherche. Les autres domaines l’ont compris, sauf celui de l’architecture, et cela constitue un crime contre l’esprit : avec les moyens actuels, on devrait pouvoir exprimer les aspects novateurs de la branche, d’autant que les utopies d’hier sont les réalités d’aujourd’hui et les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain.

70914036.jpgQuelles sont les grandes périodes de l’art architectural dans l’histoire ?
On observe quatre grandes périodes de création en matière d’architecture. Chacune de ces quatre périodes ayant transformé radicalement l’architecture, elles réunissent quatre paramètres fondamentaux:

  • Nouvelle conception de l’espace
  • Création de nouvelles structures
  • Utilisation de nouveaux matériaux
  • Utilisation de nouvelles technologies

Ces quatre paramètres ont été réunis pour la première fois dans l’Antiquité grecque avec le Parthenon. Ensuite, il fallut attendre plus de mille ans pour découvrir une conception réunissant ces quatre points avec l’art gothique.

Sept cents ans après, soit au 19e siècle, on assiste à une nouvelle conception de l’architecture grâce au principe de l’espace lié à la vitesse dont l’invention du chemin de fer en est l’expression et les nouvelles technologies qui ont émergé avec la grande industrialisation.

De nos jours, nous retrouvons ces quatre paramètres réunis grâce à l’étude des circulations et de la gestuelle concrétisées in situ dans l’espace. Cette nouvelle grammaire est en voie d’accoucher d’une nouvelle architecture, qui sera plus humaine, plus fonctionnelle, plus individualisée, plus économique, beaucoup plus variée, et d’une esthétique inédite. C’est pourquoi je suis très attaché à la création d’un centre de recherche pour l’architecture destiné à poursuivre l’innovation.

Que pensez-vous de l’urbanisme du futur ? coques.jpg
Depuis de nombreuses années, j’effectue des recherches sur l’habitat et l’urbanisme du futur. Je pense que l’habitat devrait se personnaliser de plus en plus et permettre une plus grande souplesse d’utilisation. C’est la raison pour laquelle j’ai illustré mes idées dans une gigantesque maquette – la plus haute du monde : 100 m2 de surface, 4 m de hauteur, 1200kg – réalisée en 35 mille pièces – dont des éléments ont été achetés par le Musée d’Art moderne (MoMA) de New-York. Elle inspire la Chine… Enfin, l’institution m’a fait l’honneur d’acquérir l’ensemble des études préliminaires de ce grand projet accompagné de six maquettes dont certaines atteignent 2,20 m de hauteur, lesquelles feront partie de l’exposition permanente.

 

Micheline Pace

(référencé le 2 juillet 2014 in Tribune de Genève, p.11)

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dimanche, 15 juin 2014

Symposium sur le paralympisme au Palais des Nations-Unies

Un Side Event sur "l'Egalité dans le sport" est organisé lundi 16 juin à 12 h 30 en Salle 19, animé des personnalités de haut vol :

 

 

 

 

THE PERMANENT MISSION OF GREECE TO THE UN OFFICE IN GENEVA AND THE PERMANENT MISSIONS OF BRAZIL, GABON, THE REPUBLIC OF KOREA, NEW ZEALAND AND THE UNITED STATES, HAVE THE PLEASURE TO INVITE YOU TO A


 

SIDE EVENT ON «EQUALITY  IN SPORTS», MONDAY 16 OF JUNE 2014,

IN ROOM XIX, OF THE PALAIS DES NATIONS, FROM 12.30-14.45


 

MODERATOR: Ambassador  Regina Maria Cordeiro Dunlop, Permanent Representative of  Brazil        

WELCOME NOTE: Ambassador Baudelaire Ndong Ella, Permanent Representative of Gabon, President of the Human Rights Council

OPENING REMARKS: UN High Commissioner for Human Rights Mrs Navi Pillay

 

SPEAKERS

Dr Sam Ramsamy, South Africa, Member of the International Olympic Committee

Mr Theodore Theodoridis, Greece, Deputy Secretary General of UEFA and Mr William Gaillard, France, Presidential Advisor, UEFA

Mrs Sunghee Park, Republic of Korea, PhD in Sports Psychology, National Tennis Team in Atlanta 1996 and Sydney 2000 Olympics, participant in all grand slam tennis tournaments

Mr Duane Kale, N. Zealand, Paralympic Swimmer, four Gold Medals, Atlanta 1996 Olympics

Mr Dimitris Mouyios, Greece, Silver Medal, Rowing, Beijing 2008 Olympics

Mr Stevy Worah Ozimo, Gabon, Professional Basketball Player and Chief Executive Officer of Stevy Worah Ozimo Youthsports Academy

Mr Brian Kitts, U.S. co-founder You Can Play, an organization against homophobia in sport

 

paralympisme1.jpgRespect des règles du jeu, de l’adversaire, dépassement, esprit d’équipe, goût de l’effort, solidarité même dans le combat, mérite par les résultats, éducation dans et par le sport, éveil à la citoyenneté … les valeurs attribuées au sport et à son exercice sont communément admises, même si l’intention diverge selon les identificateurs. La vision humaniste qui s’en dégage remonte aux origines mêmes du sport, de son institutionnalisation dans le Péloponnèse par les célèbres Jeux Olympiques de 776 avant notre ère. La dimension citoyenne du sport a induit un phénomène parallèle où les valeurs de solidarité ont pris le dessus sans rien perdre à la magnificence de la performance entre êtres amoureux du sport dissemblables quant à la capabilité de fournir les mêmes prestations dans les mêmes conditions données, entraînant une forme d’exclusion. Le paralympisme s'est construit dans cette optique : les personnes frappées de handicap peuvent pratiquer le sport de leur choix.



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mercredi, 04 juin 2014

Le Bicentenaire et la question nationale

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Selon Susan Burns, Co-fondatrice et Vice-Présidente, Global Footprint Network, "Genève est un épicentre de leadership. C'est ici que certaines des idées les plus visionnaires au monde ont éclos et été lancées, avec le potentiel de changer le cours de l'humanité. Compte tenu des défis globaux auxquels nous voulons faire face au Global Footprint Network, c'est ici que nous devons être."

Durant des siècles, Genève s'est tissée une réputation internationale. On se souvient des premiers réfugiés religieux (et donc politiques), à commencer par les huguenots français; c'est ce qui fit dire à Robert de Traz en 1929, auteur de L'esprit de Genève : "L’esprit de Genève cesse d’être l’apanage exclusif des Genevois; il est invoqué par la plupart des nations de la terre. Le nom même de Genève, rayonnant au-dessus des significations particulières, subit l’étrange aventure de se Bi5.jpgtransformer en symbole".

Le symbole a été consacré par de multiples manifestations durant ce beau we de l'ascension commémorant le Bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Suisse grâce au débarquement des Confédérés - Soleurois et Fribourgeois en tête - au Port-Noir (le lac étant le seul accès à l'époque à la république indépendante). La Suisse sans Genève ne serait pas la Suisse et vice-versa ... Le mariage de raison qui a prévalu à cette  union sacrée aura eu raison pour l'intérêt de chaque "partie". Selon Pierre Maudet, Conseiller d'Etat et grand coordinateur de GE200, qui se déroule jusqu'au 19 mai 2015, cette signature s'est fait avec intelligence et en évitant un bain de sang.

Forte de sa tradition pacifique qui fit de cette cité lacustre le siège des organisation internationales, chantre de la négociation, Genève constitue un modèle pour beaucoup. "Merci à Genève de permettre aux citoyens du Monde d’avoir envie de se sentir Genevois", s'est exclamé avec joie Didier Burkhalter, Président de la Confédération et Ministre des Affaires étrangères, présent pour célébrer l'événement historique!
 
Neptune2.jpgLes activités qui ont jalonné la commémoration du 31 mai au 1er juin comme une horloge suisse avec brio ont été diversifiées, allant des jeux de l'eau à la dégustation de produits de terroirs, sans oublier le mémorable défilé habillé de tous les acteurs à l'origine de cette alliance.
 
Même si le pays n'est pas considéré comme une nation selon les canons usuels qu'on donne à cette notion, il n'en demeure pas moins que l'acte volontaire qui l'a fondé n'a rien à envier aux brasiers ou autres feux de paille. Par des procédés très sophistiqués, la Suisse a su reconnaître les siens, asseoir des procédures institutionnelles lui garantissant à la fois des valeurs de solidarité et des libertés publiques en misant sur la matière grise, ce qui lui a conféré la possibilité d'une cohabitation entre régions culturellement très différentes, si bien décrites dans Watching Switzerland du Britannique Diccon Bewes, best-seller en 2010. Peut-on encore prétendre aujourd'hui avec Talleyrand qu'il y a dans le monde cinq continents et il y a Genève!?!?
 

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vendredi, 30 mai 2014

Le phénomène Matteo Renzi ou l'ère du démocratisme

 

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« Miracle à Rome ! », se sont écriés quelques commentateurs au lendemain des votations européennes. « De quel bois se chauffe-t-il ? », se demandait tout observateur le jour de son accession à la plus haute marche du pouvoir, à la suite d’opérations machiavéliques pour faire chuter son camarade de parti, Enrico Letta (trop proche de son opposé et rival, Silvio Berlusconi, par ses liens de parenté avec Président de Mediaset, cause des déboires judiciaires du Cavaliere)?

Lui, qui sut avec brio prendre la balle au vol, aura achevé sa course au fond des filets et non sur la barre, comme le préconisaient certains pronostiqueurs pour son passage à l’action, alors que les mouvances europhobes ont eu le vent en poupe par dégoût des castes au pouvoir.

Matteo Renzi, le plus jeune dirigeant politique européen marque les esprits par son empreinte à faire de la politique autrement, bousculant les codes à l’œuvre, défiant les vétos et dépassant les crédos.

Le « Rottamatore » (=le démolisseur) a été plébiscité contre toute attente, coiffant au poteau ainsi son véritable rival, le bouffon devenu roi, Beppe Grillo (mouvement 5 étoiles).

Incarnerait-il l’homme qui sut dépasser les tentations nihilistes dans une époque où d’énormes sottises, devenues clichés, fondent des décisions capitales par le jeu d’action-réaction? Beaucoup le voyaient comme l’alternative au bipolarisme boiteux dont se faisait le théâtre l’Italie (à l’instar d’autres démocraties alentours), troisième puissance économique européenne comme en attstent sa balance commerciale et son fort taux d'exportations.

Il avait promis qu’avec lui, la politique ne serait pas ennuyeuse. Promesse tenue !

Au-delà des déclarations d’intentions qui n’engagent que ceux qui les entendent, le « tout est possible » apparaît comme une évidence plutôt qu’un choix savamment orchestré avec les coups à la Renzi. Son axe, il le trace en pourfendant des idées reçues érigées en dogmes « irréfutables » autant que débiles, pris singulièrement, créant une novlangue propre à chaque parti : Matteo Renzi dirige ses efforts pour diminuer les impôts des plus bas revenus, injecter quelques milliards dans l’économie et encourager les partenariats privé-public sans considération idéologique arrêtée faisant fi de tous les -ismes possibles. (Il n’hésite pas à « vendre » des monuments historiques et artistiques d’importance contre l’exigence de les restaurer, par exemple).

Sa formule magique consisterait-elle à combler le fossé entre le dire et le faire (que séparait un bras de mer, comme le déplorait son prédécesseur Machiavel) ? Volens nolens, la péninsule italienne - malgré son anomalie (ou son exception) foncière à être gouvernée par un Chef non élu - a détoné dans le concert des nations en confirmant l'élan d'un homme d'Etat dynamique, qui sait donner envie d'avoir envie.

Le nihilisme d’atmosphère dont la vertu principale n’aura engendré que cacophonie, blocages assurant le maintien au pouvoir de caciques se faisant passer pour les tenants de l’équilibre, est peut-être en passe de se transformer en une culture politique nouvelle, en faisant du miracle autre chose qu’un mirage.

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dimanche, 18 mai 2014

Vocabulaire de la famille et sueurs froides pour les notaires

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 Les aventures des familles peuvent engendrer des situations parfois bien cocasses. De nouvelles formes de famille ont déjà vu le jour suite à l'avènement de nouvelles technologies et de l'évolution sociale. On remarquera heureusement que la notion d'enfant légitime ou naturel (donc illégitime) qui a sévi pendant des siècles a été abandonné; l'ineptie dépassée, un changement dans l'argument juridique s'en est suivi.

Le vocabulaire n’est déjà pas toujours évident … Un beau-frère peut désigner tout autant le mari de sa sœur que le frère de son mari (ou de sa femme). Mais là, il va y avoir du pain sur la planche pour  les notaires (et leurs généalogistes) en charge de régler les successions !

 

Voici un exemple de ce qui les attend :

- Je suis un homme de 27 ans et je me suis marié à une divorcée de 46 ans, mère d'une fille de 25 ans. Comme cette dernière aime les hommes mûrs, elle s'est éprise de mon père qu'elle a épousé !


Dès lors, mon père est devenu mon gendre, puisqu'il a épousé ma belle-fille.

Mais, dans le même temps, ma belle-fille est devenue ma belle-mère, puisqu'elle est désormais la femme de mon père.

 Là, le notaire commencera déjà à transpirer…

 Or, ma femme et moi avons donné naissance à un fils.

Cet enfant est naturellement devenu le frère de la femme de mon père… c'est à dire le beau-frère de mon père.

Et, dans le même temps, il est devenu mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère.

Mon fils est donc mon oncle !

Là, le notaire se fait apporter un Doliprane par son clerc… Mais il n'est pas au bout de ses surprises !

En effet, mon père et sa femme ont donné le jour à un garçon qui, de fait, est devenu mon frère puisqu'il est le fils de mon père… mais aussi mon petit-fils puisqu'il est le fils de la fille de ma femme.

 Je me retrouve ainsi le frère de mon petit-fils !

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Une devinette pour une petite dernière :

Dans une famille, il y a deux fils, deux pères, et pourtant, ils ne sont que trois.
Comment est-ce possible ?


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jeudi, 24 avril 2014

Juste pour le plaisir (une image peut dire ce que les mots ne peuvent) 3 et fin

 

 

"Tu ne prends pas une photographie, tu la crées", affirmait Ansel Adams. Quelques-unes captées en un moment unique - au bon moment - tendent à parer la réalité de surréalisme ... Qui sait toujours ce qu'on voit?

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lundi, 21 avril 2014

Juste pour le plaisir (une image peut dire ce que les mots ne peuvent) 2

En ces temps de résurrection et de printemps en tous genres, encore quelques photos prises au bon moment pour nous dévoiler le surnaturel dans les situations ordinaires de la vie quotidienne (ou presque) qui nous font oublier en quelques instantanés la robotisation rampante et déjà bien amorcée ...

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vendredi, 18 avril 2014

Juste pour le plaisir (une image peut dire ce que les mots ne peuvent) 1

La réalité comme elle vous apparaît, dirait Pirandello ... certains instants peuvent nous montrer des images imprenables que les mots seuls ne sauraient restituer. En ces jours féériques de Pâques qui nous interrogent encore sur la nativité, la résurrection, le bien, le mal, le libre-arbitre là où il n'y a point et le sens de la responsabilité proportionnellement inverse à la réelle, que les paraboles tentent en vain d'expliquer (malgré la valeur esthétique de quelques-unes), ces photos que m'a envoyées un ami artiste plasticien nous donne un aperçu des visions inédites que nous offrent les différentes prismatiques de la vie. Juste pour le plaisir, sans autre prétention ...

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mardi, 08 avril 2014

La NOVLANGUE (mots de gauche, mots de droite)

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Mercredi 9 avril 2014 à 18 h 30 se tiendra une conférence-débat de Robert Steuckers autour de la novlangue à l'Institut National Genevois. Le terme revient à Georges Orwell, l'auteur de 1984 et de La ferme des animaux. De la novlangue au politiquement correct, le pas est vite franchi.

Qu'on remonte à Nietzsche, qui mettait en garde son époque d'une nouveau langage, sémantiquement douteux, composé de concepts valises frisant le vide, ou Heidegger, inquiet par l'hégémonie de l'empire du "on" impersonnel par essence, ou encore au philosophe australien Robert Hugues, observant la manière dont les Américains s'engouffraient dans cet abîme en codifiant la langue de l'opinion publique,  médiatique autant que politique, jusqu'à pratiquer l'inversion sans vergogne au point d'atteindre un idiome complètement aberrant, on remarque que le sujet est d'une actualité brûlante.

Des mots vidés de leur sens sont utilisés ci et là, à tort et à travers :

- parler de déontologie ou d'éthique dans certains milieux veut dire le plus souvent le contraire; soit le conflit d'intérêt, un renversement des valeurs, la fin pour le moyen;

- afficher l'audace d'une action cache mal une ambition très personnelle;

- se référer aux générations futures signifie simplement le mépris des gens à qui s'adressent des propositions visant à leur faire avaler la pilule en se dédouanant de toute responsabilité sous des airs de rigueur tout en masquant le désir de puissance du tenant du pouvoir;

- avoir beaucoup oeuvré signifie selon les contextes tantôt "on a rien fait" que "on a servi les besoins des patrons"

Il arrive même que certaines locutions changent en cours de route pour en produire de nouveaux codes de novlangue :

- on ne dit plus "égalité hommes-femmes" mais "égalité femmes-hommes" pour la simple raison que les femmes n'ont pas à occuper la seconde position comme l'impose d'ailleurs l'ordre alphabétique;

- on ne doit plus vouloir détruire l'identité sexuée mais déconstruire les stéréotypes de genre.

Le conférencier Robert Steuckers ne s'arrêtera à brosser le tableau des monstruosités. Il nous livrera sa solution pour se sortir du caractère "verbicide" de ces expressions langagières. Il est impératif de rétablir la vérité du langage basée sur les liens du sens, l'historicité des faits tangibles, en dehors desquels tout n'est que fictions et constructions fabriquées de toutes pièces, plus délirantes que les autres.

Soyez les bienvenus à cette soirée littéraire organisée par le Club de la Grammaire (entrée libre) !!!

 

 

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mardi, 25 mars 2014

Philippe de Saint-Robert à Genève mercredi 26 mars 2014 : "Montherlant ou l'indignation tragique"

 

Le CLUB DE LA GRAMMAIRE
fondé par Honoré Snell en 1959
affilié à l’Institut national genevois et présidé par Pascal Junod


organise une soirée littéraire mercredi 26 mars 2014 à 18 h 30 (entrée libre)

Institut national genevois, Promenade 1 - 1204 Genève

avec Philippe de Saint-Robert

qui nous parlera de son dernier ouvrage

« Montherlant ou l’indignation tragique»

 

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Montherlant (1895-1972) est reconnu comme étant un des plus grands auteurs de langue française du XXe siècle, tant par ses romans que par ses pièces de théâtre. Il est un passeur entre nos traditions littéraires et religieuses et leurs expressions actuelles. Maître du langage, il nous incite à redécouvrir que la rigueur d’une langue classique, et non moins libérée, demeure un atout puissant pour la pensée d’aujourd’hui. Il est vrai que parfois la tenue de sa langue française gêne dans le débridé de l’expression contemporaine. Mais c’est par là-même qu’il nous engage à nous réapproprier la permanence des qualités de notre langue et de notre pensée. Montherlant a écrit dans ses Carnets : « On a dit que je n’ai pas beaucoup d’amour, mais j’ai de l’indignation qui est une forme d’amour. » Puisque l’indignation est aujourd’hui un mouvement agissant, allons plutôt en chercher les raisons chez un Montherlant que dans le laxisme de nos penseurs modernes. 

Fondateur et président de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française, président du Jury des Nouveaux Droits de l’homme, Philippe de Saint Robert fut commissaire général de la langue française de 1984 à 1987, puis conseiller culturel et scientifique près l’ambassade de France à Bruxelles. Ecrivain et collaborateur auprès de nombreux organes de presse, il a été membre du Haut Conseil à la francophonie jusqu’en 2003. Il préside l’Académie de la Carpette anglaise, qui décerne chaque année le prix éponyme d’indignité civique à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué en promouvant la domination de l’anglo-américain, en France même, au détriment de la langue française.

Philippe de Saint-Robert présente un Montherlant très actuel, qui aimait à dire : "Il n'y pas de pouvoir. Il y a l'abus de pouvoir, rien d'autre." Il relève astucieusement la manière de Montherlant de nous mettre en garde des formes de metis (procédé analysé par les démocrates grecs) qui gangrènent nos sociétés. L'abus de langage n'est pas loin ... l'univers superficiel des mots utilisés dans certains discours dominants gardent la trace de ce procédé dont la caractéristique essentiel est de parer les pires actions d'un vernis de bonnes intentions. Le style, la forme, le ton des oeuvres de Montherlant offrent un nouveau souffle dans l'ambiance ignifuge et asphyxiante qui tue lentement mais surement notre modis vivendi par trop de langue de bois, par le jeu des idées et des procédures au profit de qui détient le pouvoir verbal.


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