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vendredi, 12 juin 2015

Emergence en Afrique de l’Ouest

Le Plan Sénégal Emergent (pse) constitue la nouvelle stratégie pour accélérer la marche vers l’émergence. La qualification de pays émergent apparaît dans toute sa splendeur avec la volonté politique du Maire de Guédiawaye, ville proche de la capitale du Sénégal, au bord de l’océan. Les dernières élections municipales ont engendré un maire, Aliou Sall, dont la vision claire et le dynamisme ne font aucun doute. En janvier de cette année 2015, il a été plébiscité par ses pairs pour devenir le président de l’association des maires du Sénégal (ams). À la question de savoir quelles orientations il tient à donner à ses actions pour un développement durable du territoire administré par ses soins, il exprime son engouement à transformer réellement Guédiawaye en une ville moderne, la sortant ainsi de son état de ville dortoir où les résidents ne viennent que pour dormir le soir après une journée passée à travailler en dehors de ses murs.

AliouSall.JPG « La première génération de ses habitants depuis sa création effective en 1970 est actuellement à la retraite. La nouvelle génération, formée, cherche à travailler. Et les enfants nécessitent d’infrastructures propres. Les besoins diffèrent donc selon les tranches de la population de cette grande commune, qui n’a pas cessé de croître au cours des dernières décennies. Je veux répondre à tous ces besoins en matière de santé, d’éducation, de culture, de sports et de loisirs. » Conscient des défis transversaux auxquels il doit faire face, surtout en matière de ressources humaines, il désigne les réformes à effectuer pour une organisation du travail efficiente, un des axes prioritaires de son action politique. Un nouvel organigramme doit être dessiné car « on est passé d’une population qui à près de 80% n’avait pas le bac à plus de 50% aujourd’hui détenteurs du titre. » Des ressources financières supplémentaires doivent être dégagées pour endiguer la masse salariale de ces nouveaux employés jusqu’à 30% de plus ainsi que pour assurer un cadre de vie adéquat : augmenter la sécurité de la Ville de Guédiawaye fait partie de ces prérogatives autant que la propreté et l’éclairage public. Les tâches dévolues aux communes vont être redéfinies.

En tant qu’élu à la tête de l’association des maires (ams), Aliou Sall imprime à coût sûr sa marque relativement au référentiel de la politique économique et sociale à long terme décidée. Il tient à rappeler l’histoire de cette institution en trois étapes: « Instaurée en 1958 (donc avant la date historique de l’indépendance), cette fonction a beaucoup contribué à la politique de la décentralisation. Vers 1972, Gaston Deferre a augmenté le nombre des communes au Sénégal. Avec le Président Abdou Diouf, on assiste à la création des Régions en 1996. Le troisième acte de la décentralisation a été écrit par Macky Sall. Le nouveau Président de la République élu en 2012 affiche une volonté politique claire de décentralisation en assurant plus d’autonomie territoriale. » Du fait de l’évolution de la fonction de maire, le style et la nature de ses charges a également changé. Selon ses propres termes, on serait passé d’un maire purement politique où seule l’étiquette comptait au maire social s’occupant des tâches dévolues à la gestion de la vie quotidienne au maire manager, appelé à la planification communale. Pour ce faire, il est important à ses yeux que le président les maires (557 en tout) soit issu de la majorité puisque de facto il incarne le lien avec le gouvernement pour la réalisation des projets .

Aliou Sall, secondé par une équipe dynamique, met toute son énergie, avec brio, à développer sa ville composée de cinq arrondissements, avec un accent particulier sur l’émergence économique, une gouvernance efficiente et le développement des infrastructures urbaines. Au nombre de ses projets figurent entre autres la construction d’une mosquée, d’un centre culturel, d’un dispensaire offrant des gestes médicaux premiers, d’une université en langue arabe (une première en Afrique sub-saharienne).

 

Micheline Pace

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jeudi, 04 juin 2015

Tranchantes chroniques - Un auteur guinéen à Genève

 

Souleymane Thiâ’nguel Bah, journaliste et écrivain guinéen vient livrer sa vision de la Guinée d'aujourd'hui. C'est à la Maison des Associations, dimanche 7 juin 2015, à 14 heures sonnantes qu'il présentera son dernier ouvrage Tranchantes chroniques.

La langue dans laquelle elles sont pétries dévoile une musicalité tonitruante, une provocation féroce, une liberté frisant à la subversion, hors carcans pré-établis ou préjugés de toutes sortes.  L'auteur montre que les mots peuvent trancher plus que des lames de rasoir, qu'ils tranchent plus efficacement que les armes quand les arguments - visant à rectifier le tir, voire à déjouer des atteintes à la dignité humaine - accompagnent une rhétorique non vidée de sa substance ou comme l'art du mensonge. 

Plus qu'un plaidoyer pour une Guinée enfin libre et démocratique dans ses rouages, il tend à affirmer sa foi en l'homme, seul être capable du pire comme du meilleur, de changer les choses malgré la pesanteur des réalités qui quotidiennement démontrent du contraire et de l'implacable cruauté de certains quand ils sont la proie d'un pouvoir insatiable. 

 

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jeudi, 07 mai 2015

Le manteau invisible

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Que nous inspire cette image? Un visage, des habits invisibles, un décor difficilement descriptible ... On n'arrête pas le progrès.

Réjouissons-nous déjà de voir le manteau invisible sur le marché d'ici quelques mois.Mais pour quel but, direz-vous?

C'est le Shot Show 2015 de Las Vegas qui l'annonce où siège l'agence Hyperstealth à qui on doit sa création.

Son utilisation sera en premier lieu d'ordre militaire pour des raisons tactiques évidentes avant d'être disponible pour la société civile.

Ses vertus restent une énigme. Capable de refléter la lumière et de se confondre avec l'environnement, le manteau invisible habillera quiconque voudra se promener incognito.

 

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dimanche, 26 avril 2015

Le train le plus véloce d'Europe et le plus beau du monde entre dans le circuit

 

On n'arrête pas le progrès. L'Italie accouche du train le plus véloce d'Europe, déjà qualifié de "plus beau du monde", pesant 1,6 milliards d'euros.

Frisant les 400 km/h, Frecciarossa1000 reliera Rome - Milan en deux heures.

Long de 200 mètres, il est composé de 8 wagons, répartis en 4 classes (exécutif, business, premium et standard) pour le bonheur de 455 passagers ...

On peut d'ores et déjà en saluer la prouesse. À voir la gueule du train, on peut dire aussi qu'il est diablement sexy.

Avec une telle performance, conjuguant technologie, design, ergonomie et confort, il ne sera plus possible aux esprits chagrins nostalgiques d'un autre temps (qui n'a peut-être jamais existé) de prétendre que dans une société industrielle taxée de confondre travail et productivité, la nécessité de produire serait antagoniste au désir de créer.

 

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jeudi, 23 avril 2015

La citation du jour

 

 

« C’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitié. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin ».

Julien Freund

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mercredi, 25 mars 2015

À voir jusqu’au 29 mars 2015, l’exposition sur la peinture suisse et l’œuvre futuriste de Daniel Grataloup

 

La Peinture Suisse présente jusqu’au 29 mars 2015 à l’Espace Nouveau Vallon, à Chênes-Bougeries des œuvres d’artistes suisses, avec en ligne de mire, une vision futuriste incarnée par trois maquettes de l'architecte plasticien Daniel Grataloup achetées par le Musée d'Art Moderne de New-York (Moma), selon le principe des trois couleurs fondamentales. L’histoire nous rappelle que les peintres helvétiques ont eu beaucoup de peine à exister jusqu’au 18e siècle, contraints la plupart du temps à s’exiler à l’étranger, loin de leur famille, au point d’être assimilés aux artistes du pays d’accueil sans que plus personne ne connaisse leur véritable origine. Avec Bocion, Perrier, Hodler, Schmidt, Vallotton, la peinture acquiert ses lettres de noblesse.

Les utopies d’hier sont les réalités d’aujourd’hui. Les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain. L’œuvre futuriste de Daniel Grataloup accentue cet idéal devenu réalité; elle se marie merveilleusement avec le ton de l’exposition. Des visites guidées sont organisées à cet effet. À voir absolument !

 

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Photo prise lors de l'inauguration de l'exposition le jeudi 12 mars 2015 au Vallon


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vendredi, 20 mars 2015

La Tunisie en deuil pour sa Fête nationale

 

 Rassemblement samedi 21 mars au Mont-Blanc à 14 h 00

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En ce premier jour de printemps, bien hivernal, comme par effet miroir, nombreux expriment ensemble leur indignation face aux attentas au Bardo, à Tunis. On a voulu taper sur un symbole, on a détruit des vies et un haut lieu de culture où les confluences de plusieurs civilisations (romaines, arabes, panafricaines) étaient rassemblées, ce le jour où le Parlement - situé à deux pas de là - s'apprêtait à voter une loi anti-terroriste.

Frapper le centre névralgique du pays, c'est faire le plus de mal possible ainsi qu'attenter à un secteur primordial du développement socio-économique d'une société qui se remettait doucement après trois ans d'un pouvoir obscurantiste obnubilé par la régression, la répression et le ressentiment dont le but était d'appauvrir encore plus la population tout en augmentant l'ignorance. Des maisons de culture ont fermé en nombre au point de n'en compter moins aujourd'hui qu'en 1956, date de la libération.

Ce drame incommensurable vient contrecarrer cruellement les deux grandes promesses électorales du nouveau président élu - en décembre 2014, suite à l'adoption de la Constitution en janvier 2014 - relatives à des projets sécuritaires et économiques (les deux secteurs vitaux qui ont fait tant défaut à l'époque de la transition post-révolutionnaire.

Ce joli pays petit en taille et riche en patrimoine culturel et historique, en douceur de vivre que la réputation n'a jamais démenti mérite mieux si bien qu'il demeure le seul pays des révolutions arabes qui a le mieux réussi sa réforme structurelle, au point de personnaliser un modèle qui fait foi.

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dimanche, 15 mars 2015

Liberté d'expression et de conviction

Il est beaucoup question, en cette 28e session du Conseil des droits de l'homme qui se tient présentement au Palais des Nations-Unies, du droit à la liberté d'expression et de conviction comme on pouvait légitimement et naturellement s'y attendre. Dans le cadre de l'Item3, l'ONG Espace Afrique International s'est exprimée sur le sujet, en la personne de son représentant Abdoulaye Nazaire Gnienhoun, devant l'assemblée des délégués. À l'heure où Daesh (EI) invente une nouvelle arme (l'utilisation du gaz chloré contre les combattants peshmergas attestée par la BBC avec vidéo à l'appui) pour perpétrer ses actions terroristes, cette interpellation prend un sens particulier supplémentaire.

En voici quelques extraits :

"Notre ONG veut tout d’abord rendre hommage à toutes les victimes de l’intolérance religieuse, de la pensée unique et du terrorisme. (...)

 Les évènements tragiques à Charlie Hebdo et dans le supermarché Casher en ce début d’année ont été un arrêt sur image horrible et grave qui nous rappellent combien nous devons continuer à travailler en permanence pour tisser des ponts, rompre les barrières de l’intolérance, de la haine et de toutes les formes de radicalisation qui constituent désormais une potentielle menace pour qui choisit de penser, de croire et de faire différemment, de faire autrement.

Notre ONG salue l’esprit de la  marche de Paris qui a été une réponse appropriée pour signifier qu’en tant qu’humanité, nous partageons des valeurs communes.

La marche de Paris nous enseigne que lorsqu’un seul être, peu importe sa provenance, ses conviction et sa croyance est tué, brimé pour le simple fait qu’il pense ou croit autrement, ce n’est plus une question de nord ou de sud, de couleur ou de courant politique, c’est tout simplement toute la famille humaine entière qui est concernée et doit de ce fait se lever pour répondre conséquemment afin que plus jamais et nulle part cela ne se produise.

Et Monsieur le président, Mesdames, Messiers, dans ce sens, notre Organisation est entièrement Charlie.

 Dans ce même sens, monsieur le président, notre organisation veut aussi attirer l’attention de la communauté internationale et de tous ceux et celles qui ont un pouvoir d’influer sur l’histoire de notre monde de ne pas oublier les millions d’autres charlies qui souffrent dans le silence dans nos familles,  nos pays, nos régions du monde et nos continents, qui subissent certainement chaque jour, des injustices du fait de leurs convictions ou de leurs religions.

Le système onusien qui a été précipitamment mis en place au lendemain des horreurs de la seconde guerre mondiale et qui s’est amélioré avec le temps, offre aujourd’hui un cadre normatif qui, s’il est entièrement mis en exergue, peut aider à renforcer  le droit à  la liberté de religion ou de conviction et à la lutte contre le terrorisme.

 Nous encourageons donc de façon insistante nos illustres Etats à toujours ratifier les différents instruments internationaux, et cela en dehors des calculs politiques et autres considérations : nous devons croire en l’humanité. Nous pensons plus précisément au Pacte relatif aux droits civils et politiques ainsi que son protocole additionnel. Nous félicitons naturellement les Etats qui l’ont déjà ratifié et encourageons ceux qui hésitent, à le faire sans tarder. (...)

 Pour finir, monsieur le Président, Nous voulons particulièrement attirer l’attention de tous, sur ce qui se passe au Nigéria avec Boko Haram. 

Au moment oü nous sommes réunis ici, dans des familles, des villages,  le temps s’est arrêté et avec lui,  les derniers lampions d’un quelconque espoir en l’humanité se sont éteints. Des enfants, des mères  et des hommes qui ne demandaient qu’à vivre paisiblement, sont morts parce que tout simplement quelqu’un  en a décidé ainsi, quelqu’un a décidé du type de religion ou du mode de pensée  qu’il fallait pour tous, dans cette zone du Nigéria.(...)

Et sur ce point, notre organisation tient à féliciter le Tchad pour avoir pris ses responsabilités. Puisse cet exemple être suivi à une plus grande échelle. (...)"

 


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mardi, 10 mars 2015

Prospérité ou rigueur : l'exemple de l'Islande

L'inversion des valeurs instrumentales et téléologiques fait beaucoup de dégâts, ce dans la plus grande indifférence; la lâcheté du pouvoir qui dicte la marche à suivre ainsi que l'herméneutique des phénomènes sont souvent aliénants. Et si le politique pouvait rétablir l'ordre de la raison en renversant les habitus ancrés ?

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Le président de l’Islande étonne. Òlafur Ragnar Grìmsson détonne avec les dogmes économiques en vigueur. Si l’activité politique est le secteur où la liberté humaine s’exprime, alors le Chef d'Etat en question incarne cet idéal : une politique qui suit des mécanismes obtus sans créativité rendue possible par une raison critique n’est pas.

On entend ci et là des plans de rigueur au grand dam des hommes de bonne volonté qui résistent et qui ne servent les intérêts que d’une caste fort aisée sans mérite particulier. L’arrogance sans égard est de mise en cette fin de civilisation ... L’expérience n’y fait rien : partout où l’on prône des rigueurs budgétaires sur une longue durée, l’emploi n’a pas été relancé et les suicides ont augmenté. Ontario constitue l’exemple contraire. Et l’Islande lui emboîte le pas ... en créant encore d’autres modèles !

La crise des subprimes de 2008 a entraîné la capitale islandaise dans une spirale – positive – dont l’issue restait encore inconnue. Pari fou, pari gagné ! Refusant le plan de sauvetage – qui se présente comme sauveur, tue ? – du FMI, le pays insulaire s’est exprimé à 93% par référendum contre la proposition de résorber la dette privée pour renflouer les banques en réduisant le budget de l’état; le challenge a été d'appeler à re-construire l’économie dite « réelle ». Le président islandais a ainsi pu s'exclamer avec l'élégance de la formule-choc :« J'ai eu le choix entre la démocratie et les règles du marché. Le choix était facile. »

Le résultat ne s’est pas fait attendre. L’Islande a affirmé le choix d’accroître ses dépenses vouées à la protection sociale, ce en période de haute récession. Déjà en 2012, l’économie islandaise connaissait une croissance de 3% et le chômage descendait la barre des 5% … Et le remboursement de la dette a été effectué plus tôt qu’espéré … au point que le FMI s’est vu obligé de reconnaître à l’Islande une reprise étonnamment forte ! La prospérité ne saurait se faire sans qu’elle soit partagée par le plus grand nombre et non à son détriment. C’est sûrement la leçon à tirer de ce laboratoire savamment orchestré.

Un homme, suivi de son peuple, l'a fait. Qu'il serve d'exemple !

Qu'il nous soit permis ici d'utiliser aussi cet espace de réflexion pour rendre modestement hommage à un célèbre économiste victime des attentats de Charlie Hebdo en début d'année, Bernard Maris, connu pour avoir esquissé des pistes pour "comprendre" la dette et la vitalité de l'économie

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lundi, 09 mars 2015

National Dress Party au Palais des Nations-Unies

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