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dimanche, 05 janvier 2014

Bicentenaire et bons voeux

 

 « Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler une même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir » (Ernest Renan, in Qu'est-ce qu'une nation?)

 

 

bicentenaire1.jpgLe passage de l’an est marqué annuellement par la commémoration de la Restauration de la République et Canton de Genève. Cette fois, l’évènement a été pointé par le lancement des festivités pour le Bicentenaire de l’adhésion de Genève à la Confédération, inauguré par M. Pierre Maudet (Président de GE200 depuis sa création), qui s'est évertué à préciser les liens tant spirituels que matériels entre les deux "états". 

Peut-on imaginer Genève sans la Suisse et vice-versa, la Suisse sans Genève ? Peut-on imaginer ce que serait devenue Genève si elle était restée française ? Quelques dates … Le 31 décembre 1813, Genève retrouve son statut de république indépendante après quinze ans d’annexion à la France et suite aux défaites de l’armée napoléonienne ; le 1er juin 1814, des Confédérés débarquent au Port-Noir pour inviter les Genevois à entrer dans la Confédération ; en 1815, Genève rejoint la Confédération suite à un appel du pied d’autres confédérés.

À cette occasion, des drapeaux suisse et genevois sont projetés sur les murs de la Tour Baudet et de l’Hôtel-de-Ville, deux cents pots à feu parcourent les contours de la Treille, des roulements de tambours et une marche des Cents-Suisses scandent la manifestation.

Sous une tente chauffée (Dieu, merci !), on pouvait goûter une spécialité helvétique et une genevoise composées de longeole et de rösti.

Une foule de près de mille personne intéressées, provenant de toutes parts ( le reportage de FR3 ) était rassemblée pour participer à l’aventure. Une convive tente d’expliquer à sa voisine : "Ch’sais pas exactement ce qui se fête mais je crois que c’est le jour où les Genevois ont débarqué en Suisse."

Le discours du Vice-Président du Conseil d'Etat genevois, M. Pierre Maudet, retraçait les points forts de cette sagaBI.jpg motivée essentiellement non par un coup d’Etat mais par une volonté réciproque à réunir ses forces de part et d’autre afin de réaliser avec intelligence un destin commun. L’émotion était palpable tant de l'émetteur que des récepteurs.

Trop de gens oublient que Genève fait partie de la Suisse … Les festivités qui jalonneront jusqu’au 19 mai 2015 le rappelleront à intervalles réguliers.

On aimerait, à l'instar du personnage du film Jamais le premier soir - sorti le 1er janvier - décréter le malheur comme état hors-la-loi en cette nouvelle année. Ou encore 2014 sera l'année où l'impunité ne sera éradiquée, tout comme la pauvreté à jamais évitée. Il reste à espérer un peu plus de sagesse dans les décisions, un peu moins de violence commise sous couvert d'un vernis d'une soi-disant légitimité et que dans des pays en transition avec lesquels la Suisse entretient de fortes relations, des horribles crimes personnifiés ne soient plus perpétrés contre des hommes qui ont osé prononcé des mots tels que "séparation des pouvoirs", "laïcité", "respect des minorités religieuses ou ethniques" ou encore "égalité de tous les citoyens devant la loi et les principes démocratiques". 

(Sur le sujet : ici , encore ici et ici ou encore  là)

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lundi, 23 décembre 2013

Quelques vers pour Noël

mèrenoel.jpg

Qu'on aime ou non - par snobisme ou conviction - Noël, le rythme de nos vies change. Sa magie opère dans les coeurs ou les esprits. Les échoppes et les rues qui nous sont familières se drapent d'objets merveilleux. Outre les exhortations mièvres auxquelles nous sommes habitués, la plupart du temps assez hypocrites, un peu comme si elles donnaient le blanc-seing à toutes les saloperies le reste du temps, volontairement ou par omission, nous sommes tout de même contents de cette "trêve".

Enoel2.jpgtrangement, la joie se mêle à la tristesse. L'ambiance festive autour de quelques retrouvailles peut faire place au souvenir des personnes disparues de l'année écoulée (ou de bien avant), proches ou pas.

Désormais, Noël, sa légende sur la nativité (et par là, le mystère de la mort), fait le tour du monde. Les éléments surnaturels qui entourent la venue au monde de ce bébé, présenté aux yeux de tous dans sa plus simple expression, nu et réchauffé par un boeuf et un âne, comme pour symboliser peut-être l'extrême dénuement - un état de déréliction - où commence toute existence humaine, font rire aux éclats ou charment, selon.

L'essentiel reste invisible à l'oeil nu, dit le proverbe ecclésiastique ... Avec cette ballade du poète François Villon (1431-1463), je souhaite de belles fêtes à tout visiteur de ces pages. Certains commentateurs me sont chers (même si je ne réponds pas toujours parce qu'il n'y aurait rien à rajouter ou parce que l'interactivité n'oeuvrerait plus trois heures ou jours après), d'autres, je leur sais gré de leur impertinence, souvent pertinente, même si on ne sait toujours si c'est du lard ou cochon. Une pensée pour ceux qui bûchent à Noël dans des secteurs vitaux de la société ainsi qu'aux Chrétiens dans certaines zones à risque, cibles désignées de fous furieux. L'année 13 bientôt enterrée, l'essentiel est de se faire du bien. Joyeux Noël!

 

Noël (Ballade de François Villon)

Tant gratte chèvre que mal gît,
Tant va le pot à l'eau qu'il brise,
Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,
Tant le maille-on qu'il se débrise,
Tant vaut l'homme comme on le prise,
Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,
Tant mauvais est qu'on le déprise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

Tant parle-on qu'on se contredit,
Tant vaut bon bruit que grâce acquise,
Tant promet-on qu'on s'en dédit,
Tant prie-on que chose est acquise,
Tant plus est chère et plus est quise,
Tant la quiert-on qu'on y parvient,
Tant plus commune et moins requise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

Tant aime-on chien qu'on le nourrit,
Tant court chanson qu'elle est apprise,
Tant garde-on fruit qu'il se pourrit,
Tant bat-on place qu'elle est prise,
Tant tarde-on que faut l'entreprise,
Tant se hâte-on que mal advient,
Tant embrasse-on que chet la prise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

Tant raille-on que plus on n'en rit,
Tant dépent-on qu'on n'a chemise,
Tant est-on franc que tout y frit,
Tant vaut « Tiens ! » que chose promise,
Tant aime-on Dieu qu'on fuit l'Eglise,
Tant donne-on qu'emprunter convient,
Tant tourne vent qu'il chet en bise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

Prince, tant vit fol qu'il s'avise,
Tant va-il q'après il revient,
Tant le mate-on qu'il se ravise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

 



(Photo d'un arbre de Noël en Thaïlande

envoyée par un ami)

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lundi, 09 décembre 2013

R.I.P. Mandela

 mandela.jpg"Tata", "Papa", Madiba n'est plus. L'émotion est planétaire, comme on pouvait s'y attendre. Le monde entier a assisté à sa longue agonie durant des mois.

L'homme a assurément changé la face du monde. Toute discrimination envers des caractéristiques naturelles, physiques - couleur de la peau, forme des yeux, taille, sexe, etc - est déplorable en soi et surtout quand on s'appuie sur ces traits pour asseoir une politique des statuts. Logiquement, la notion de légitimité ne doit ni ne peut formellement découler de ce qui relève du naturel, qui par définition, échappe à la responsabilité.

Mandela a incarné aux yeux de beaucoup le héros qui a transformé sa colère en créativité pour changer des situations politiques insupportables, au prix fort. On ne change pas les choses que sur papier ... Le nombre de dispositifs qui restent lettre morte et qui ne servent que la carrière de certains (souvent de l'opposition, paradoxalement) ne se comptent plus dans nos sociétés technocrates, ce qui n'est pas sans poser de problèmes majeurs. Le vide et le néant, à qui profitent-ils? L'exercice des libertés négatives est-il un gage d'évolution?

Par respect à ce grand homme, adulé ou dénigré pour ses mérites (ah, il n'était pas si sage que ça!, entend-on), qui aura marqué l'histoire, et dont le visage rayonnant a hanté les esprits, voici un lien d'un site d'Amnesty International en sa mémoire, ou chacun peut lisser un message. La paix sociale n'est jamais acquise; toujours en construction, elle mérite une attention particulière.

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mercredi, 04 décembre 2013

Zoom sur Plainpalais

 

 

Le Club de la Grammaire organise sa prochaine soirée littéraire le 5 décembre 2013 à 18 h 30 (entrée libre), dans les locaux de l’Institut national genevois avec l’auteur suisse Corinne JAQUET autour de Zoom sur Plainpalais (ainsi que d’autres polars se passant à Genève).

Politologue de formation, Corinne Jaquet fut responsable de la rubrique judiciaire de feu « La Suisse ». Elle nous fait participer à ses connaissances de l’histoire de notre canton en nous le faisant revisiter, quartier par quartier, en élucidant le mystère de certaines affaires à l’aune du charme des noms de rue et des places à connotation militaire : Les Vieux-Grenadiers, la Place des Volontaires, la rue du Stand, le Pont de la Coulouvrenière, la rue du Tir ou encore le cimetière des Rois, qui fait bien référence aux rois - mais quels rois, les Français ? – eh, non, les rois du tir.

zoom.jpgLe scénario de Zoom sur Plainpalais se déroule, comme son l’indique, sur la Plaine de Plainpalais. C’est en avril 2004. Alors que la Télévision suisse romande fête son cinquantième anniversaire, un de ses réalisateurs y est assassiné, en plein marché aux puces. Il faut préciser entre parenthèse que ce lieu n'a rien à voir avec le marché aux poissons de N'Djamena où l'on peut assister en direct à ce type d'évènement. Le Commissaire Mallaury vient d’être nommé à la succession du Commissaire au nom évocateur, Simon, au bénéfice d'une retraite ... bien méritée. Le bleu se serait évidemment bien passé de cette grosse affaire criminelle pour ses débuts, d’autant qu’elle concerne un people et la place même où est né le cinéma suisse il y a un siècle. Le ton est donné dès la première ligne : "Que ferait un homme sachant qu’il va mourir dans moins d’une heure? Il n’irait certainement pas se préparer un café."

Comme à chacun de ses romans policiers, Corinne Jaquet nous entraîne dans les méandres de la conscience humaine incarnée dans des lieux tangibles, connus : Les Larmes de St-Gervais (2006), Bain fatal aux Pâquis (2005), Les Degrés-de-Poules (2003), Maudit Foot paru au moment de l’Euro 2008. Pour toutes ses connaissances approfondies de l’histoire judiciaire genevoise, elle avait été mandatée en 2006 pour un ouvrage en hommage à l’avocat Dominique Poncet.

Partant du fait divers, le plus souvent resté anodin pour cause de la banale indifférence environnante, l’auteur genevoise excelle dans l’art de décrire l’imbrication du vivant et de l’inaminé, le lieu où l’intime se transforme en ombre déchirée, soit l’inquiétante étrangeté des lieux et des situations qui paraissent les plus familiers, là même où les explications mécanistes usuelles ne suffisent pas, avec cette interrogation lancinante de savoir si l’étrangeté ne constituerait pas la règle plutôt que l’exception qui la justifierait.


 


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mardi, 12 novembre 2013

La bonne gouvernance ... ici et ailleurs

En ces temps où les question de gouvernance sont de prime importance sur toutes les bouches, un édito d'un grand homme du Cameroun, directeur du Magazine ASDECA (numéro de septembre 2013) livre quelques réflexions toujours  d'actualité dans un monde inter-relié. Evariste Abessolo est venu à Genève lors du Forum DAVOC en octobre 2012. Juste pour le plaisir, il est publié ici :

"Ne repousse pas du pied la pirogue qui t’a déposé sur la berge ». L’histoire des empires et royaumes africains raconte que l’observation ou pas de cette sagesse noire aura fait la prospérité ou le déclin de presque tous les détenteurs du pouvoir de la parole dans ces démocraties précoloniales. Même s’il est évident que nombreux demeurent sceptiques sur la connaissance des droits et libertés des peuples du continent avant l’invasion occidentale, ils souffriront de l’admettre. De notre avis, nourrir des ambitions politiques est un idéal de vie pour tout Homme. C’est d’ailleurs ce qui, d’après Aristote, en fait un zoon politikon autrement dit un animal politique ou social. Ainsi, au Cameroun et sous d’autres cieux, un mariage insolite naît rapidement entre le logos et la dynamique des acteurs de la scène politique, exempts d’ « objectivité absolue » (à notre avis), à partir du moment où les choix tactiques et stratégiques d’un parti politique auquel ils ont fait allégeance n’épousent pas leurs faveurs. Alors, l’on crie aux frustrations et à la prépotence des sectes installées.
Des véritables tortionnaires à génies ! Ces génies qui tardent à comprendre qu’en politique il y a « son temps », différent du « temps politique ». Et puis, dans les artifices des jugements esthétiques, le sens commun oppose le «goût pur» au «goût barbare ». Le premier permettant l’évaluation des forces et des positions à occuper, le second lui, s’opposant à toute logique de construction. Que les méritants méritent ; qu’ils soient visibles par voie de présentation dans nos médias ou dans l’ombre des « shadow cabinets ». Il s’avère tout de même indiqué de féliciter toutes les actions de développement des collectivités territoriales décentralisées. Nous sommes d’ailleurs pour ce progrès stratégique. Il nous a été donné d’observer le travail abattu du côté de Douala par la compatriote Françoise Foning et du côté de Sangmélima, par le compatriote André Noël Essian.
Un effort qui saura donner de la valeur à tous les grands chantiers de la nation camerounaise. Par ailleurs, un port, un vrai, grand et sur les eaux profondes de Kribi, véritable ouverture vers le monde est un chantier qui illustre si bien la Nouvelle Dynamique du Renouveau. C’est alors que nous arrivons à nous rappeler toutes les priorités de la nation. Le « goût pur ». Il viendra achever sa course assurément au lendemain des élections législatives et municipales du 30 septembre 2013. L’ère de la tolérance et des excuses insensées est révolue…nous sommes dans l’ERE DU TEMPS, le temps des réalisations et de la fin de l’inertie des élus du peuple. L’instant des hommes d’action qui se sont arrimés aux hommes de pensée. La conception précédant tout. Que ceux qui bientôt sortiront de l’appareil gouvernemental, n’oublient cette pirogue qui les y avait portés.
Ils ne lâcheront pas le gouvernail uniquement parce qu’ils auront mal travaillé, mais aussi et surtout parce que « leur temps politique » aura fait place à celui des autres. Nous sommes dans une République et la pratique démocratique nous y prédispose. Pour ces élections, que les meilleurs gagnent. "

 

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Forum DAVOC 2012 - CICG (à gauche, Evariste Evassolo)

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dimanche, 03 novembre 2013

Le père des S.A.S. passe l'arme à gauche

 

Hommage. Gérard de Villiers se disait faire partie de la génération qui s’en irait au cimetière à pied. Considéré par tout le monde et par le New York Times comme l’homme le mieux renseigné de la planète, il a rendu les armes, laissant Malko, orphelin. On n’aurait pu s’attendre pour un probable dernier numéro à ce que le héros éternel, d’origine autrichienne, qu’il fût terrassé, ce qui aurait marqué la fin de l’aventure romanesque des 200 romans d’espionnage qui ont tenu en haleine tout lecteur à la recherche de vérité.

264817854.jpgAristo courageux, très fortuné, l’auteur des S.A.S. aura su démontrer combien et comment la réalité dépasse la fiction. Jugé par la critique comme simple auteur de romans de gare, il démentira par sa plume engagée, qui fut sa véritable arme, ces préjugés. Le diable se cache dans les détails … Il fut un magnifique reporter, et l’investigation, son seul dessein. Provocateur ? Certes, il l’a été, à l’image de son personnage fétiche. Mais ce procédé relevait plus d’une vision du monde, scruté avec ferveur jusque dans les parts d’ombre insoupçonnées par tout observateur à prime abord, que d’un trait psychologique. Ses intrigues policières ou d’espionnage, mêlant sexe, argent, intérêt supérieur, violence et voyage maintenaient le suspens jusqu’au bout, en tissant les liens inattendus mais ténus entre les différents épisodes historiques et leurs acteurs, un canon de beauté assurant la trame.

Les « romanquêtes » du père de Son Altesse Sérénissime nous révélaient des pans de la réalité inconnus du grand public ; très bien informés, ils servaient certains chercheurs, diplomates, militaires et émissaires de toutes sortes, dans leur travail respectif. Parallèlement, ils savaient aussi devancer l’actualité : des évènements ont été prédits par l’auteur grâce à une mise en boîte des données factuelles pas toujours conceptualisées pour des raisons obscures ou par simple indifférence ...

On lui pardonnera les petites gentillesses faites à notre pays, qualifié notamment d’ennuyeux comme un furoncle, par la bouche de l’espion plénipotentiaire Malko, dans La filière suisse (Le marcé noir de la Bombe iranienne). Son avant-dernier ouvrage, Les fantômes de Lockerbie (De Beyrouth à Tunis, les fantômes de Lockerbie tuent encore) se termine sur une exclamation sortie d’un représentant d’une banque prestigieuse suisse - dont un des patrons s’était tiré une balle dans la vraie vie, arguant que le métier changeait - abritant les opérations clandestines destinées à perpétrer le fameux attentat.

À coup sûr, il aura inventé un nouveau genre littéraire. Le sérieux des investigations n’enlevait en rien les ironies des hommes et des situations. Merci à ce grand écrivain, qui a su donner tout son sens à ce qu’est une vérité romanesque !!! R.I.P.

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lundi, 28 octobre 2013

Ecoute ...

 

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mercredi, 23 octobre 2013

Les fêtes de Luc Barthassat

 

1392486_718570474823787_9323149_n.jpgLes fêtes organisées par Luc Barthassat, Conseiller national, candidat au Conseiller d'Etat, enchantent tant les palais que les esprits. Toute la république s'y retrouve avec une curiosité sans cesse émoustillée.

Son anniversaire tombe au tout début de la rentrée, il lance une invitation dans son beau domaine de la campagne genevoise à tous ses cercles d'amis, de natures différentes, même ceux qu'il ne connaît pas personnellement, sur le réseau facebook. Son onomastique devient un nouveau prétexte de rassembler la société - personnalités publiques autant qu'anoymes, faiseurs de rois et émissaires - dans son hangar autour d'une fondue, grâce aux bon soins de la Bergerie du Gruyérien.

En présidant l'association faîtière des produits du terroir genevois, il fait part de ses talents de communicateur accompagné d'un savoir-faire incontestable. Si on peut enfin goûter un bon vin genevois, depuis quelques temps, c'est grâce à des amis de viticulteurs comme lui, amoureux de ce qui peut s'extraire de nos sols et du génie de techniques affûtées. De là, le terme de locavore cultive tout son tout son sens, la pratique calquée sur la théorie.

Le bon sens commande ses prises positions politiques, dans tous les domaines, loin de dogmes 1375706_466693483444572_353033071_n.jpgarrêtés d'une caste ou d'une doxa convenue, mal digérée, accouchant d'une langue de bois inutile pour l'exercice démocratique.

En atteste une de ses dernière motions portant dans le domaine culturel où l'élu exhorte à mieux promouvoir les artistes suisses, souvent méconnus du grand public, restés en rade à cause du non accès (ou de l'accès très limité) aux moyens vernaculaires usuels.

La convivialité en est le mot d'ordre. Les langues se délient, les échanges de points de vue peuvent survenir au détour d'un regard. On peut y entendre le vrombrissement des Harley Davidson - une de ses grandes passions - ça et là.

Aux côtés de Serge Dal Busco (sur la photo ci-jointe) dont le style concis, marathonien, percute la mémoire, en quelques mots choisis, Luc Barthassat nous fait entrer dans son antre pour mieux partager ses idéaux.

Encore merci pour cette soirée réussie sur tous les plans, humains et politiques, à l'image de Luc Barthassat !!!

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samedi, 19 octobre 2013

L'UA fête ses 50 ans : l'Afrique, le développement, la justice, la démocratie

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La Commémoration du Cinquantenaire de l'Union Africaine (UA) du 14 au 16 octobre 2013 à aux Nations-Unies a vu des intervenants de haute qualité s'exprimer. Parmi quelques perles, on peut retenir Mme ZUMA, Présidende de la Commission de l'UA, Théophile OBENGA, Ministre d'Etat du Congo, Mme Bineta DIOP, Présidente (d'origine sénégalaise) de Femmes Africaines, qui veut en finir avec la corruption de certains dirigeants, responsables des guerres civiles et du mal-développement, poussant des gens à émigrer et remplir le cimetière de la méditerranée, dont les drames de Lampedusa et de Malte se font l'écho.

Comme le veut un proverbe africain, il ne suffit pas de vider un sac de piments, il en restera toujours assez pour faire éternuer.

Les questions sur la paix durable, la diminution de la faim, le renforcement de la résilience des Etats, la promotion des PME ont été soulevées magistralement par l'Ambassadeur Getahun, membre éminent du comité de l'UA.

La Genève internationale étant reconnue comme le centre de gouvernance globale, un havre de paix et une plateforme unique du dialogue international, tous les intervenants se sont mis d'accord sur l'importance du panafricanisme dans ce processus à long terme de la démocratisation des structures civiles et politiques, de la justice, de la promotion de la sécurité, des droits humains, du développement socio-économique des pays africains. À cela, Mme ZUMA ajoute que l'engagement panafricain est à l'origine de l'OUA (organisation de l'union africaine) devenue UA, dont la mission essentielle, il y a cinquante ans, a été le démantèlement de l'apartheid, la fin de l'esclavage et du colonialisme. La Renaissance de l'Afrique date de ce moment historique; en se libérant de toutes les dépendances, elle entre enfin dans l'histoire et y laissera une trace. La présidente de l'assemblée renchérit en rappelant le devoir du continent africain à devenir concurrentiel, tout en appelant le NEPAD (programme officiel pour le développement de l'Afrique) à poursuivre ses efforts pour qu'advienne réellement le développement socio-économique de cette région du monde, restée trop longtemps à la traîne et à la merci des autres nations, ce aussi grâce à la jeunesse de sa population. Et de conclure sur l'impératif de trouver son propre modèle économique, sans se référer ni au libéralisme ni au marxisme, dont l'expérience s'est soldée en un échec à grande échelle.  La sécurité alimentaire sera possible seulement à ces conditions.

La Fête s'est poursuivie par une grande nuit musicale autour de mets typiques des pays représentés. Quand la connaissance mêle joie de vivre, réflexions, force de propositions et espoir ...

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vendredi, 11 octobre 2013

Trop de bonheur, le Prix Nobel de Littérature 2013 !

 

 

Une femme. Une femme en provenance d’un pays important, le Canada, modèle de la cohabitation plurilingue. Une femme discrète, qui n’aimait pas attirer l’attention sur elle, et dont certains voisins se demandaient ce qu’elle faisait, est désignée Lauréate du Prix Nobel de Littérature 2013.

Alice Munro excelle dans l’art de la nouvelle. Ses œuvres offrent la même attention à l’aspect qu’à la composition. Chacune d’elles ne cherche pas à nous montrer la photographie de la vie réelle mais à nous en livrer le secret et par conséquent son sens global, fatalement plus saisissant et véridique que le pâle relief renvoyé par elle.

Mettant en perspective les évènements essentiels relatés par des faits qualifiés de « divers » survenant principalement dans la vie des campagnes de l’Ontario, l’artiste en extrait la quintessence – la difficulté de vivre, de mener une existence quelque peu décente, les problèmes relationnels et sociétaux - mêlant le familier et l’étrange, l’inexorable et l’inopiné.

Trop de bonheur (dernier ouvrage traduit en français, publié ce printemps) décrit l’infanticide perpétré par un homme terrifié à l’idée d’une séparation probable de son épouse. Choisissant d’épargner cette douleur à ses propres enfants par ce moyen de neutralisation, il est conduit naturellement en prison, d’où il écrira à leur mère quelques années, pour la rassurer du fait que les rejetons se portent bien. Différentes dimensions fusionnent dans l’esprit des protagonistes au point de faire dire au narrateur omniscient du personnage maternel, « Doree ne pensait jamais à lui si elle pouvait l’éviter et, dans le cas contraire, en le considérant seulement comme un terrible accident de la nature. «Même si je croyais à ces machins», dit-elle, c’est-à-dire à ce qu’il y avait dans le dépliant, «ce serait uniquement pour...» Elle avait eu l’intention de dire que ce genre de croyances serait commode parce qu’elle lui permettrait d’imaginer Lloyd brûlant en enfer, ou quelque chose du même goût, mais elle fut incapable de poursuivre tant c’était idiot d’en parler. »


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Micheline PACE

(référencé dans Tribune de Genève, 12-13 octobre 2013, p. 19)




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