UA-105021232-1

dimanche, 03 novembre 2013

Le père des S.A.S. passe l'arme à gauche

 

Hommage. Gérard de Villiers se disait faire partie de la génération qui s’en irait au cimetière à pied. Considéré par tout le monde et par le New York Times comme l’homme le mieux renseigné de la planète, il a rendu les armes, laissant Malko, orphelin. On n’aurait pu s’attendre pour un probable dernier numéro à ce que le héros éternel, d’origine autrichienne, qu’il fût terrassé, ce qui aurait marqué la fin de l’aventure romanesque des 200 romans d’espionnage qui ont tenu en haleine tout lecteur à la recherche de vérité.

264817854.jpgAristo courageux, très fortuné, l’auteur des S.A.S. aura su démontrer combien et comment la réalité dépasse la fiction. Jugé par la critique comme simple auteur de romans de gare, il démentira par sa plume engagée, qui fut sa véritable arme, ces préjugés. Le diable se cache dans les détails … Il fut un magnifique reporter, et l’investigation, son seul dessein. Provocateur ? Certes, il l’a été, à l’image de son personnage fétiche. Mais ce procédé relevait plus d’une vision du monde, scruté avec ferveur jusque dans les parts d’ombre insoupçonnées par tout observateur à prime abord, que d’un trait psychologique. Ses intrigues policières ou d’espionnage, mêlant sexe, argent, intérêt supérieur, violence et voyage maintenaient le suspens jusqu’au bout, en tissant les liens inattendus mais ténus entre les différents épisodes historiques et leurs acteurs, un canon de beauté assurant la trame.

Les « romanquêtes » du père de Son Altesse Sérénissime nous révélaient des pans de la réalité inconnus du grand public ; très bien informés, ils servaient certains chercheurs, diplomates, militaires et émissaires de toutes sortes, dans leur travail respectif. Parallèlement, ils savaient aussi devancer l’actualité : des évènements ont été prédits par l’auteur grâce à une mise en boîte des données factuelles pas toujours conceptualisées pour des raisons obscures ou par simple indifférence ...

On lui pardonnera les petites gentillesses faites à notre pays, qualifié notamment d’ennuyeux comme un furoncle, par la bouche de l’espion plénipotentiaire Malko, dans La filière suisse (Le marcé noir de la Bombe iranienne). Son avant-dernier ouvrage, Les fantômes de Lockerbie (De Beyrouth à Tunis, les fantômes de Lockerbie tuent encore) se termine sur une exclamation sortie d’un représentant d’une banque prestigieuse suisse - dont un des patrons s’était tiré une balle dans la vraie vie, arguant que le métier changeait - abritant les opérations clandestines destinées à perpétrer le fameux attentat.

À coup sûr, il aura inventé un nouveau genre littéraire. Le sérieux des investigations n’enlevait en rien les ironies des hommes et des situations. Merci à ce grand écrivain, qui a su donner tout son sens à ce qu’est une vérité romanesque !!! R.I.P.

22:48 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

lundi, 28 octobre 2013

Ecoute ...

 

n-ANGELA-MERKEL-PHONE-large570.jpg

Lire la suite

14:37 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

mercredi, 23 octobre 2013

Les fêtes de Luc Barthassat

 

1392486_718570474823787_9323149_n.jpgLes fêtes organisées par Luc Barthassat, Conseiller national, candidat au Conseiller d'Etat, enchantent tant les palais que les esprits. Toute la république s'y retrouve avec une curiosité sans cesse émoustillée.

Son anniversaire tombe au tout début de la rentrée, il lance une invitation dans son beau domaine de la campagne genevoise à tous ses cercles d'amis, de natures différentes, même ceux qu'il ne connaît pas personnellement, sur le réseau facebook. Son onomastique devient un nouveau prétexte de rassembler la société - personnalités publiques autant qu'anoymes, faiseurs de rois et émissaires - dans son hangar autour d'une fondue, grâce aux bon soins de la Bergerie du Gruyérien.

En présidant l'association faîtière des produits du terroir genevois, il fait part de ses talents de communicateur accompagné d'un savoir-faire incontestable. Si on peut enfin goûter un bon vin genevois, depuis quelques temps, c'est grâce à des amis de viticulteurs comme lui, amoureux de ce qui peut s'extraire de nos sols et du génie de techniques affûtées. De là, le terme de locavore cultive tout son tout son sens, la pratique calquée sur la théorie.

Le bon sens commande ses prises positions politiques, dans tous les domaines, loin de dogmes 1375706_466693483444572_353033071_n.jpgarrêtés d'une caste ou d'une doxa convenue, mal digérée, accouchant d'une langue de bois inutile pour l'exercice démocratique.

En atteste une de ses dernière motions portant dans le domaine culturel où l'élu exhorte à mieux promouvoir les artistes suisses, souvent méconnus du grand public, restés en rade à cause du non accès (ou de l'accès très limité) aux moyens vernaculaires usuels.

La convivialité en est le mot d'ordre. Les langues se délient, les échanges de points de vue peuvent survenir au détour d'un regard. On peut y entendre le vrombrissement des Harley Davidson - une de ses grandes passions - ça et là.

Aux côtés de Serge Dal Busco (sur la photo ci-jointe) dont le style concis, marathonien, percute la mémoire, en quelques mots choisis, Luc Barthassat nous fait entrer dans son antre pour mieux partager ses idéaux.

Encore merci pour cette soirée réussie sur tous les plans, humains et politiques, à l'image de Luc Barthassat !!!

23:10 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

samedi, 19 octobre 2013

L'UA fête ses 50 ans : l'Afrique, le développement, la justice, la démocratie

AFRIQUE-50ans_748481159.jpg

 

La Commémoration du Cinquantenaire de l'Union Africaine (UA) du 14 au 16 octobre 2013 à aux Nations-Unies a vu des intervenants de haute qualité s'exprimer. Parmi quelques perles, on peut retenir Mme ZUMA, Présidende de la Commission de l'UA, Théophile OBENGA, Ministre d'Etat du Congo, Mme Bineta DIOP, Présidente (d'origine sénégalaise) de Femmes Africaines, qui veut en finir avec la corruption de certains dirigeants, responsables des guerres civiles et du mal-développement, poussant des gens à émigrer et remplir le cimetière de la méditerranée, dont les drames de Lampedusa et de Malte se font l'écho.

Comme le veut un proverbe africain, il ne suffit pas de vider un sac de piments, il en restera toujours assez pour faire éternuer.

Les questions sur la paix durable, la diminution de la faim, le renforcement de la résilience des Etats, la promotion des PME ont été soulevées magistralement par l'Ambassadeur Getahun, membre éminent du comité de l'UA.

La Genève internationale étant reconnue comme le centre de gouvernance globale, un havre de paix et une plateforme unique du dialogue international, tous les intervenants se sont mis d'accord sur l'importance du panafricanisme dans ce processus à long terme de la démocratisation des structures civiles et politiques, de la justice, de la promotion de la sécurité, des droits humains, du développement socio-économique des pays africains. À cela, Mme ZUMA ajoute que l'engagement panafricain est à l'origine de l'OUA (organisation de l'union africaine) devenue UA, dont la mission essentielle, il y a cinquante ans, a été le démantèlement de l'apartheid, la fin de l'esclavage et du colonialisme. La Renaissance de l'Afrique date de ce moment historique; en se libérant de toutes les dépendances, elle entre enfin dans l'histoire et y laissera une trace. La présidente de l'assemblée renchérit en rappelant le devoir du continent africain à devenir concurrentiel, tout en appelant le NEPAD (programme officiel pour le développement de l'Afrique) à poursuivre ses efforts pour qu'advienne réellement le développement socio-économique de cette région du monde, restée trop longtemps à la traîne et à la merci des autres nations, ce aussi grâce à la jeunesse de sa population. Et de conclure sur l'impératif de trouver son propre modèle économique, sans se référer ni au libéralisme ni au marxisme, dont l'expérience s'est soldée en un échec à grande échelle.  La sécurité alimentaire sera possible seulement à ces conditions.

La Fête s'est poursuivie par une grande nuit musicale autour de mets typiques des pays représentés. Quand la connaissance mêle joie de vivre, réflexions, force de propositions et espoir ...

DSCN0395.JPG



 




12:47 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

vendredi, 11 octobre 2013

Trop de bonheur, le Prix Nobel de Littérature 2013 !

 

 

Une femme. Une femme en provenance d’un pays important, le Canada, modèle de la cohabitation plurilingue. Une femme discrète, qui n’aimait pas attirer l’attention sur elle, et dont certains voisins se demandaient ce qu’elle faisait, est désignée Lauréate du Prix Nobel de Littérature 2013.

Alice Munro excelle dans l’art de la nouvelle. Ses œuvres offrent la même attention à l’aspect qu’à la composition. Chacune d’elles ne cherche pas à nous montrer la photographie de la vie réelle mais à nous en livrer le secret et par conséquent son sens global, fatalement plus saisissant et véridique que le pâle relief renvoyé par elle.

Mettant en perspective les évènements essentiels relatés par des faits qualifiés de « divers » survenant principalement dans la vie des campagnes de l’Ontario, l’artiste en extrait la quintessence – la difficulté de vivre, de mener une existence quelque peu décente, les problèmes relationnels et sociétaux - mêlant le familier et l’étrange, l’inexorable et l’inopiné.

Trop de bonheur (dernier ouvrage traduit en français, publié ce printemps) décrit l’infanticide perpétré par un homme terrifié à l’idée d’une séparation probable de son épouse. Choisissant d’épargner cette douleur à ses propres enfants par ce moyen de neutralisation, il est conduit naturellement en prison, d’où il écrira à leur mère quelques années, pour la rassurer du fait que les rejetons se portent bien. Différentes dimensions fusionnent dans l’esprit des protagonistes au point de faire dire au narrateur omniscient du personnage maternel, « Doree ne pensait jamais à lui si elle pouvait l’éviter et, dans le cas contraire, en le considérant seulement comme un terrible accident de la nature. «Même si je croyais à ces machins», dit-elle, c’est-à-dire à ce qu’il y avait dans le dépliant, «ce serait uniquement pour...» Elle avait eu l’intention de dire que ce genre de croyances serait commode parce qu’elle lui permettrait d’imaginer Lloyd brûlant en enfer, ou quelque chose du même goût, mais elle fut incapable de poursuivre tant c’était idiot d’en parler. »


Hopper1.jpg

 

 

Micheline PACE

(référencé dans Tribune de Genève, 12-13 octobre 2013, p. 19)




13:40 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

mardi, 01 octobre 2013

Masculin ou féminin, l'ordinateur?

 La langue française regorge de chinoiseries, selon les dires de certains locuteurs, qui s'efforcent de la maîtriser dans les moindres détails, par souci de respect des conventions. Des étrangetés existent, certes, surtout si l'on cherche un sens à tout prix. Nonobstant, les normes n'obéissent pas à des impératifs sémantiques; le lien entre signifiant et signifié reste arbitraire, comme nous l'expliquait Ferdinand de Saussure, dont on fête le centenaire. Les substantifs à accorder au féminin ou au masculin n'y dérogent pas, d'autant qu'ils ne désignent pas un sexe particulier ... par exemple, le vagin, la prostate, la liberté, la vérité, le sens, le langage, la langue.

L'ordinateur, notre outil, dont la fonction essentielle est de prolonger notre bras, n'échappe pas à la règle.


 

2989902131_1_3_2B1PF32L.jpg



Un ou une ordinateur ?



Une enseignante francophone

expliquait à sa classe que, dans la langue française,

les noms, contrairement à l'anglais,

sont désignés au masculin et au féminin.

Par exemple : maison est féminin... une maison;

crayon par contre est masculin... un crayon.

Un élève demanda à l'enseignante

de quel genre est donc le nom "ordinateur" ?

Au lieu de donner la réponse,

l'enseignante a séparé la classe en deux groupes, garçons et filles,

leur demandant de décider d'eux-mêmes

si "ordinateur" est masculin ou féminin.

Elle a demandé à chaque groupe

de donner 4 bonnes raisons pour appuyer sa recommandation.

Les garçons ont décidé à l'unanimité que "ordinateur"

est effectivement du genre féminin (une ordinateur)

parce que :

1. Personne d'autre que son créateur

ne comprend sa logique intérieure;

2. Le langage de base que les ordinateurs

utilisent avec d'autres ordinateurs

est incompréhensible pour quiconque;

3. Même la plus petite erreur est conservée

en mémoire à long terme

pour être ramenée à la surface plus tard;

4. Aussitôt que vous utilisez régulièrement une ordinateur,

vous vous exposez à dépenser la moitié

de votre chèque de paie pour acheter

des accessoires pour elle.

Le groupe de filles, toutefois, a conclu que l'ordinateur

est de genre masculin parce que :

1. Afin d'accomplir quoi que ce soit avec lui,

tu dois l'allumer;

2. Il est bourré de matériel de base,

mais ne peut penser par lui même;

3. Il est censé régler beaucoup de problèmes,

mais, la moitié du temps, c'est lui le problème;

4. Aussitôt que tu en utilises un régulièrement,

tu te rends compte que si tu avais attendu un peu,

tu aurais obtenu un meilleur modèle.



Les filles ont gagné.



Envoie ce message aux femmes intelligentes que tu

connais et aux hommes qui aiment rire.

20:35 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

mercredi, 18 septembre 2013

Claude Hagège à Genève

À l'heure où une dispute éclate en Russie pour une discussion sur l'existence de Dieu, d'après l'argumentaire de Kant, jusqu'à un échange de balles perdues qui mènera un des interlocuteurs à l'hôpital dans un état critique, on sait que des goûts et des couleurs, on en discute, contrairement à ce que prétend le dicton populaire. Rappelons que le grand philosophe allemand était né à Königsberg, l'actuelle Kaliningrad, enclave russe à la frontière de l'union européenne. Un questionnement sur la sémantique se tiendra à Genève par un grand intellectuel français qui aura marqué les années '80.

Pr Claude Hagège, Professeur au Collège de France
"Contre la pensée unique  - Pour la diversité des langues
"
Conférence mardi 17 septembre 2013 à 18h30 à Uni Dufour
(24 rue Général Dufour)
Entrée libre

La linguistique générale se propose pour objet d’étude :
le
langage comme faculté définitoire de l’être humain,
le
s langues comme manifestation historique et sociale de cette faculté.

Ma
chaire dont l’intitulé est " Théorie Linguistique " illustre cette polarité. En effet, au centre se trouve le langage, étudié à travers les thématiques de l’acquisition par l’enfant sur fond de compétences innées et avec l’apport de l’environnement social et d’autre part les langues, étudiées dans leur diversité et par leur contenu symbolique. La diversité est mise en relief par l’étude typologique, c’est à dire la recherche des types de langues dans les domaines phonologique, morpho-syntaxique et sémantique ; cette répartition typologique peut coïncider ou non avec les parentés génétiques, c’est à dire l’appartenance des diverses langues humaines à une des grandes familles : indo-européenne, sémitique, ouralienne, altaïque, bantoue, caucasique, amérindienne, sino-tibétaine, austronésienne etc…

Le
contenu symbolique des langues correspond à leur pouvoir identitaire, c’est à dire au reflet qu’elles offrent des nations les plus variées. L’attachement de ces dernières à leurs langues est le plus souvent très puissant et peut être générateur de conflit.

Contre la pensée unique: le dernier ouvrage de Claude Hagège
   
Le dernier ouvrage du Claude Hagège, intitulé "Contre la pensée unique", est un plaidoyer, un appel à la résistance. Quand l'essentiel n'est plus distingué de l'accessoire, quand les projets intellectuels de haute volée se heurtent à la puissante inertie de la médiocrité ambiante et des petits desseins, quand l'uniformisation s'installe dans les goûts, les idées, dans la vie quotidienne, dans la conception même de l'existence, alors la pensée unique domine. La langue anglaise domine le monde et sert aujourd'hui de support à cette pensée unique.

Mais le français est bien vivant. Et nombreux sont ceux, de par le monde, qui en mesurent l'apport au combat de l'homme pour la liberté de l'esprit. C'est l'objet de ce livre que de proposer de nouvelles pistes pour déployer encore plus largement de nouvelles formes d'inventivité et de créativité.

L'auteur en quelques mots... Claude Hagège est linguiste, professeur honoraire au Collège de France et lauréat de la médaille d'or du CNRS. Il est l'auteur de livres qui sont d'immenses succès : Le Français et les Siècles, Le Souffle de la langue, L'Enfant aux deux langues, Halte à la mort des langues et Combat pour le français.

p.o. le Club de la Grammaire clubdelagrammaire@europae.ch

 

daumier_ph02606.jpg


05:00 | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook

lundi, 16 septembre 2013

Adieu, Adeline!

 

6e83cdc4.jpg

Ce soir, à 18 h00, une marche blanche initiera à l'Hôtel-de-Ville, en mémoire d'Adeline, sauvagement assassinée de la manière la plus sauvage par un détraqué doté d'une cruauté incommensurable, irrécupérable, alors qu'elle assurait son accompagnement pour une sortie thérapeutique. C'est aujourd'hui que sa fillette restée orpheline accomplit ses 8 mois d'existence sur terre. Quoi de plus horrible pour un être humain qui n'a rien demandé?

Ici, il ne sera question ni de crier avec les loups, sur le coup d'une émotion aussi vite oubliée qu'exprimée, ni de feindre une recherche de responsable/bouc-émissaire voué à la vindicte pour mieux noyer le poisson, ni de décrire la scène de crime où le corps de la victime est trouvée dans une position des plus humiliantes, par pudeur, par respect de ses proches et des enquêtes en vigueur. Rien ne sert à jouer à faire porter le chapeau ou à patroner les erreurs de discernement et les fautes graves ...

Dès les premiers instants où le monde a pris connaissance du beau visage, souriant, les yeux pétillants d'intelligence, c'est la consternation. Une inconnue : pourquoi laisser cette charmante personne, réputée pour ses innombrables compétences transversales et interdisciplinaires, toute seule avec un tel individu, inqualifiable, partir dans les bois et s'arrêter entre-temps pour l'achat d'un super couteau suisse bien aiguisé, dont l'autorisation avait été livrée par trois autres décideurs internes au service qui l'employait?

Ce n'est pas l'heure de tirer des plans sur la comète ou de laisser la place à tous les pédagogos du meilleur système juridico-pénitenciaire en tirant la couverture à soi. Place au recueillement et au souvenir d'une héroïne de la république, qui croyait à sa mission!

De là où tu trouves maintenant, tu te fous de ces quelques mots mais ils sont sincères. Toutes ces tergiversations et toutes les tentatives de récupération politique te sembleront bien vaines. À juste titre!

Mais sache quand même qu'il y a des gens saluant ton action et ta belle personnalité qui se dégage des effigies murales, qui marcheront avec toi ce soir!

Adieu, Adeline!

 

 

 Micheline PACE

 

15:12 | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook

mercredi, 11 septembre 2013

La vision de Maudet de la sécurité

 

 

Le style de Maudet aura marqué la gestion des affaires publiques, en l'occurrence, dans le champs sécuritaire, à l'instar des campagnes électorales menées (une par année depuis 2011).

Sa volonté de ne pas arrêter d’arrêter les malfaiteurs est motivée par un axiome irréfutable qui veut que ce n’est pas « le nombre de places  contenues» dans les prisons qui doivent déterminer les arrestations ou non.

L’inversion n’est pas son genre. La politique de l'autruche, non plus.

La connaissance des dossiers est toujours à l’origine de ses décisions, lesquelles sont politiques. Bien que notre régime ne soit pas vraiment celui d'une expertocratie, ce trait inédit dans certaine (s) caste (s) élue (s) (ou même nommée (s) ) fait de ce génie politique né que Genève soit redevenue plus vivable.

La baisse de la criminalité, décrite par les rapports de police, ainsi que les patrouilles, plus visibles, donnent une lisibilité de son action, qui jure avec ce qu’on a pu observer jusqu’ici. À chaque réalité, sa méthode, comme diraient les phénoménologues !

Pierre Maudet n’attend pas de découvrir une nouvelle forme de criminalité pour prendre des mesures « ad hoc », qui ressemblent plus à du saupoudrage, faisant suite à des "ah, je ne savais pas!". La prévention fait partie de ses préoccupations. Et elle ne s’arrête pas à de la rhétorique, si souvent même mal maîtrisée chez certains, incapables d’expliquer leurs décisions, ressemblant plus à de la lâcheté mêlée à de l’ignorance!

Chez lui, le respect des dogmes qui le font élire ne signifie pas fermeture ou partisanisme béat et désincarné. N'étant pas homme vendu à une idéologie, le magistrat se définit par le courage de l'action et la capacité de prendre des décisions en compte des composantes aussi diverses que variées dans leur nature.

Rien n'échappe à sa vigilance : La formation des représentants des forces de l'ordre quant à leurs missions et le refus de tout communautariste, la coopération internationale en matière sécuritaire, par les voies diplomatiques (qui n'a rien à voir avec des budgets alloués pour des projets d'aide au développement dans des zones en mains de terroristes de tous genres, ne servant que la carrière de certains couards), une nouvelle conception de la manière de répondre à l'afflux de migrants et - aussi - de l'endiguer comme l'atteste son dernier voyage au Kosovo, dans la droite ligne de son engagement en tant que Maire dans le projet de coopération avec la capitale de la Bulgarie.

6a00d83451b69769e201311000b8e8970c-800wi.jpgPour redécouvrir son bilan et ses perspectives, voici l'excellent débat ( ici ) animé par Pascal Décaillet dans son émission Genève à chaud.

 

11:02 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

dimanche, 01 septembre 2013

Le play-boy de la diplomatie sous enquête

Boillon.jpg

 

 

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans les milieux feutrés où l’omerta est souvent de mise. L’art de tourner autour du pot, d’esquiver, de ne rien lâcher tout en tirant la couverture à soi, de nier des faits, de donner raison ou tort selon le statut de l’interlocuteur n’aura pas suffi pour étouffer l’affaire. Les temps changeraient-ils ?

Boris Boillon, ex-ambassadeur de France à Tunis, proche de Sarkozy  a été interpellé par la douane française, à la gare du Nord, avec 350 000 euros et 40 000 dollars en liquide. Il était sur le point de prendre place dans le Thalys en direction de la capitale belge où désormais il a pris ses quartiers en tant que consultant.

Sans pièce d’identité ni téléphone portable mais trois cartes bleues à son nom, son ex-Excellence a le plus simplement du monde expliqué que cette coquette somme d’argent provenait de ses mandats en Irak où il avait été ambassadeur avant son fracassant périple tunisien et était destiné à alimenter sa boîte de consulting fraîchement créée.

Son passage en Tunisie n’était pas passé inaperçu. Tout le monde s’en souvient. Nommé à ce poste pour sa maîtrise de l’arabe juste après la chute de Ben Ali  dans le but de minimiser les complicités françaises avec l’ancien régime, il avait insulté des journalistes tunisiens en traitant les questions de débiles et avait averti qu’il ne tomberait pas pour si peu.

L’arrogance et l’usage outrancier des privilèges liées à sa fonction ne connaissaient pas de limite. Déjà détesté par la population tunisienne, qui avait brandi une pancarte « Dégage ! » devant l’Ambassade de France, il ne se gênait pas de confondre les genres, se faisant passer pour le James Bond de la diplomatie dans un média tunisien ou se faisant photographier en maillot de bain, le corps sculpté et bien huilé, qui lui avait valu le qualificatif de « Sarkobody » par Marie Le Pen.

Heureusement, l’audition ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd. Une enquête est ouverte pour faire toute la lumière sur cet argent itinérant du play-boy en fuite. L’article 464 du code des douanes interdit le transfert d’une somme supérieure à 10 000 euros dans un autre pays européen sans déclaration préalable. En cas d’infraction, l’amende peut aller jusqu’au quart de la somme saisie. Il serait judicieux de voir si un tel comportement ne s’est pas produit auparavant … L’ancien diplomate que Khadafi surnommait « mon fils » et qui le lui rendait bien en le défendant devant les caméras, arguant que tout le monde avait le droit de se tromper et au rachat, se trouve de toutes façons sans de sales draps. Gageons que la justice fasse son travail avec impartialité, sans complaisance.

22:18 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook