UA-105021232-1

lundi, 13 février 2017

Colloque sur la question du leadership féminin le 8 mars

Le XXe siècle a vu l'émergence de la question genre avec comme accent la théorisation des droits de la femme, qui juste là n'ont pas connu une telle attention, la moitié de l'humanité se voyant exclue de tout statut, des processus de décisions et des mécanismes de développement reconnus à tel point que de nouveaux dispositifs, surtout philosophiques (les femmes ont une âme, sont douées d'une intelligence et souvent l'égale des hommes dans leurs performances intellectuelles, bref le savoir est asexué) et juridiques (les femmes sont capables d'exercer des métiers tels que médecin, professeur ou avocat, donc elles en ont le droit) ont marqué l'espace publique, d'autant que la question des droits de la femme, c'est aussi la question des droits de l'homme et l'affaire des hommes.

L'évolution de ces questionnements ont connu des hauts et des bas et force est de constater qu'on est loin du compte dans la réalité; les modèles masculins restent les seuls de référence et il est souvent aux femmes de faire comme les autres (l'enrôlement par l'armée, les manière d'exercer le pouvoir en réunions, l'hypocrisie à l'embauche et la qualification des tâches ou valeurs ajoutées prétendues ou pratiques, etc.)

Et si d'autres qualités pouvaient prendre le dessus et être l'égale aux modèles reconnus et encouragés ? C'est à cette problématique que tentera de répondre par un panel de personnalités de haut niveau lors de la Journée internationale de la femme.

 **********

 

Colloque International organisé par l’UNESU, en partenariat avec AFIP et AIODD

sur le thème

LA FEMME AU CŒUR DE L'EMERGENCE ECONOMIQUE ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE,

le 8 mars 2017, au Palais des Nations Unies (salle XII), Genève

Ce colloque organisé dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme et de la 34ème Session du Conseil des Droits de l'Homme, rassemblera des femmes d'exception, venues de différents pays pour décrypter les mécanismes de réussite et les conditions favorables à l'innovation et à l'entreprenariat féminin, qui sont un puissant facteur d'émancipation et d'autonomisation des femmes.

 Le programme s'articulera autour de 5 thème principaux :

  • Du Leadership Féminin à l’Emergence Economique en Afrique
  • Promouvoir un environnement favorable à l’Entrepreneuriat Féminin 
  • Les femmes au cœur de l'innovation économique et technologique
  • Sortir de la pauvreté et accéder aux services sociaux de base : le rôle crucial des femmes dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (agenda 2030, ONU)
  • Les valeurs et talents féminins au service de la bonne gouvernance publique, privée et associative

 

Ce colloque s'inscrit dans la continuité du lancement de la plateforme de l'entrepreneuriat féminin, organisé les 25 et 26 janvier derniers, à Abidjan, qui a remporté un grand succès. Il constituera une belle occasion de valoriser les talents et initiatives positives susceptibles d'être démultipliées pour se développer durablement et à grande échelle.

Le 8 mars de nombreuses personnalités du monde des affaires ainsi que des managers du secteur public, ont confirmé leur présence. Notons par exemple la participation de JANINE KACOU DIAGOU, Directrice Générale du Groupe NSIA, présent dans 12 pays et intégrée dans le "Top 10 des cent leaders économiques africains de demain". Des femmes leaders au sein de la société civile seront également présentes et valorisées.

Venez nombreux le 8 mars pour participer et apporter votre contribution à cet important colloque, au service d'un nouveau paradigme de prospérité, de bien-être et de paix sociale dont les femmes sont de bonnes ambassadrices.

Pour ceux qui ont besoin d'un badge d'entrée au Palais des Nations-Unies le 8 mars, écrire à l'adresse suivante : unesu.inms@bluewin.ch.

3184044187_1_2_LmOgqO5S.jpg

09:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 27 janvier 2017

Bruxelles brille de tous ses feux avec le BRAFA

En cet hiver glacial, la Brussels Art fair, la Brafa édition 2017 bat son plein depuis l’ouverture de ses portes ce samedi 21 janvier sous le haut patronage de Sa Majesté (dont les photos trônent dans les hôtels partenaires) pour le plus grand bonheur des amateurs d’art et d’antiquités, collectionneurs, galeristes ou badauds curieux. Cet espace incarne la maxime d'Herbert Marcuse, selon qui l’art brise la réification et la pétrification sociales. Il crée une dimension inaccessible à toute autre expérience – une dimension dans laquelle les êtres humains, la nature et les choses ne se tiennent plus sous la loi du principe de la réalité établie. Il ouvre à l’histoire un autre horizon.

30.jpgAnimé par 132 exposants de grande qualité originaires de 16 pays, le Salon, un des premiers rendez-vous internationaux importants de l’année, offre à en  voir de toutes les couleurs. Les œuvres en provenance de tous horizons s’étalent sur près de 6000 ans d’histoire en passant de l’art africain au contemporain avec un focus sur l’art cinétique et optique avec la présence de l’artiste argentin hôte d’honneur Julio Le Parc, événement marquant de cette 62e édition. Quatre de ses ouvrages principales colorées, ludiques et riche en effets visuels subliment les halls devant lesquelles chacun peut (se faire) photographier.

Les Suisses participent significativement au décor ! À l’instar du vœu de Harold t’Kint de Roodenbeke, président du BRAFA, une célèbre galeriste suisse - Galerie Grand-Rue Marie-Laure Rondeau - qui revient enchantée depuis plusieurs années rappelle que la vocation de la manifestation est de susciter le désir de collectionner ou d’acquérir les œuvres présentées, de faire rencontrer de nouveaux clients ; des aquarelles, gouaches, gravures et dessins du 18e et 19e siècles évoquent le voyage, la découverte du « rôle » de la nature propre de cette époque avec en évidence les illustrations les premières ascensions au Mont-Blanc.

14.jpgDes échanges d’idées, des rencontres d’experts du marché de l’art tout comme des historiens de l’art pimentent la vie de la Foire. Le vetting (comité  d’expertise pour authentifier les œuvres d’art) exerce son action aux côtés des galeristes eux-mêmes pour le travail de certification et se protéger de fraudes éventuelles (très rares, n’en déplaise aux complotistes invétérés en mal de sensationnalisme). L’accueil chaleureux est reconnu de tous comme le souligne une autre galerie helvétique Bailly Gallery, spécialisée en art moderne et contemporain, qui  abrite entre autres « Le clown au petit chapeau vert » de Bernard Buffet (1989), «L’éternel printemps » de Rodin (1915), « Personnage à la guitare » de Le Corbusier (1960). La Galerie de la Béraudière au centre-ville de Genève et également installée en Belgique depuis 2016 garde une place prépondérante aux surréalistes et joue un rôle incontournable sur le marché international. Jean-Baptiste Fabre met un point d’honneur de promouvoir l’art française du siècle des Lumières que son mobilier d’exception. Entre coups de cœur et trouvailles insoupçonnées au gré du hasard des rencontres, Phoenix Ancient Art vous fera voyager à travers le temps dans tout ce qui constitue la 16.jpgquintessence de notre civilisation avec des modèles de la Mésopotamie à l’âge du Néolithique et du Bronze, de l’Art Gallois ou d’Asie occidentale à l’âge de Fer ou encore romain et italiote sans oublier l’égyptien. LOpera Gallery propose des œuvres d’art moderne et contemporain tout en soutenant de nouveaux talents. At last but not least, le Kunstberatung Zurich se distingue par son leadership en matière de négociation des tableaux européens et russes du 15e au 20e.

L’élégance sous toutes ses formes (manières, propos, allure vestimentaire, intentions) est au rendez-vous. L’éclectisme n’est pas synonyme de fourre-tout ; bien au contraire : la familiarité des genres côtoie l’étrangeté des représentations uniques, l’unicité qualitative des objets au-delà de la diversité des technologies utilisées nous fait saisir la créativité artistique, qui toujours laisse libre cours à l’imagination tant du côté du spectateur que celui de l’agent. L’esprit belge dont le signe distinctif réside dans cette capacité légendaire d’absorber de grands courants artistiques internationaux et le détachement aux dogmes tout en relevant toutes les expressions du génie y souffle de toute sa force. À commencer par l’endroit où se tient l’exposition : le Tour&Taxis, anciennement site industriel réhabilité à cet effet, vous accueillera jusqu’au 29 janvier.

3.jpg

 (À voir aussi la galerie photos https://show.7ex.ch/mp/mpace/)

15:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

lundi, 16 janvier 2017

Quel jeu de mots ! Et quel réalisme !

Quel jeu de mots ! Et quel réalisme !

 

Il était une fois quatre individus qu’on appelait Tout le monde. Quelqu’un Chacun – et Personne.

Il y avait un important travail à faire

Et on demanda à Tout le monde de le faire.

Tout le monde était persuadé que Quelqu’un le ferait.

 

Chacun pouvait l’avoir fait mais en réalité Personne ne le fit.

Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout le monde !

Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire.

Et Personne ne doutait que Quelqu’un le ferait.

 

En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun.

Parce que Personne n’avait fait ce que Chacun aurait pu faire.

 

Moralité

Sans vouloir le reprocher à Tout le monde,

Il serait bon que Chacun fasse ce qu’il doit sans nourrir l’espoir

Que Quelqu’un le fera à sa place

Car l’expérience montre que

Là où on attend Quelqu’un,

Généralement, on ne trouve Personne.

 

Conclusion

Je vais le transférer à Tout le monde afin que Chacun

Puisse l’envoyer à Quelqu’un sans oublier Personne.

 

ob_61b2c9_tout-le-monde-quelqu-un-chacun-et-pe.png

11:32 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

samedi, 07 janvier 2017

Charlie Hebdo ... deux ans déjà

C'était un 7 janvier ... Le mystère demeure : pourquoi les émissaires et défenseurs des droits de l'homme sont-ils les exposés, les cibles de la barbarie ?

 

omar.jpg

http://civitas.blog.tdg.ch/archive/2015/01/09/comment-tuer-des-gentils-263548.html

 

13:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 30 décembre 2016

Les Glorieuses de Bresse à l'honneur

Le mois de décembre et ses fêtes de fin d’année riment avec bonne bouffe, qui partagée entre plusieurs convives décuple l’émotion ressentie. C’est un voyage au pays du goût, des connaissances scientifiques et de la tradition auquel vous convient les Glorieuses de Bresse, le tout dans un biotope naturel exceptionnel qui semblerait être fondu pour les savoir-faire désormais inscrits au patrimoine historique.

PC150011-Modifier.jpg

L’Ain, un terroir singulier

PC150024.jpgLa volaille de Bresse est connue. On en cherche même à l’étranger chez notre boucher chéri pour un repas de famille ou entre amis ou encore pour commémorer une fête particulière, peu importe le prix. Mais sait-on toujours comment s’est tissée sa légende ? L’événement annuel constitue l’occasion rêvée où la polysémie du goût se décline dans toute sa splendeur. Il faut remonter à 1862 pour commencer à la célébrer, à une époque où les moyens de transport et les outils technologiques utiles à un développement agricole aussi durable que sophistiqué qui font notre bonheur actuel étaient encore rudimentaires et où des Suisses s’exilaient pour fuir l'extrême misère sévissant dans leur pays en offrant leurs services aux paysans français de la région voisine.  PC160084.jpg

Grâce à sa chair fondante, ferme, onctueuse, nacrée et naturellement crémée, la volaille de Bresse s’imprègne naturellement de son propre jus obtenu lors de sa cuisson, facile : près de 50 minutes par kilo suffisent à garantir un festival de saveurs inégalables. Comme aime à le dire Georges Blanc, le degré de cuisson ne se mesure pas aux nuances les plus foncées d’une viande.

 

PC160086.jpgUn savoir-faire ancestral

La rencontre interactionnelle entre l’héritage biologique et l’héritage culturel a engendré l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) en 1957 pour le plus grand plaisir des gastronomes du monde entier en traçant de manière indélébile le destin de ces volatiles hors du commun selon un cahier des charges bien défini : disposant de 10m2 de prairie d’herbe bien grasse et d’un poulailler spacieux (chauffé à certains endroits pour les petits poussins afin qu’ils survivent aux rudes températures), 12 poulets se partagent le m2 en plein-air, tous nourris de blé et de maïs sans OGM ainsi que de produits laitiers à discrétion pendant 16 semaines avant de finir pendant 10 jours dans une cage de bois appelée «épinette » à l’intérieur de la bâtisse … L’exception de ces jolies créatures est aussi qualitative que … numérique; on dénombre 12’0000 chapons pour le globe terrestre ! Inutile de préciser qu’on se les arrache … La reconnaissancePC180002.jpg internationale de ces gallinacées choyées et valorisées à leur juste prix passe par le Concours de Beauté annuel.

Le concours des Belles de Bresse

Aller à la rencontre de ces volatiles parmi les plus titrés, chéris, attendus du monde demeure un pur plaisir en soi. Les Glorieuses de Bresse célèbrent ces Belles peaufinées en poulets, poulardes et chapons avec un cérémonial hors norme en alliant incorporations esthétiques, actes culinaires, représentations de leur efficacité autant que de leur pouvoir de séduction qui détermineront les manières de table.

Réunissant le gratin des éleveurs et maîtres cuisiniers, le rendez-vous annuel incontournable distingue à la manière du concours des Miss France qui se déroule à la même période les plus beaux atours de ces produits bruts prêts à la consommation dans leurs plus simples apparats. Le mariage des chapons couronnés de rubans bleus – les plus dodus - et les poulardes enrubannées de roses peut se produire aux côtés de dindes et canards quelque peu laissés dans l’ombre des projecteurs, sous l’œil sévère des inspecteurs à la mine grave.

La reconnaissance internationale labellisée par l’AOP (Appellation d’Origine Protégée) en 1996 renforcera la réputation de ces volailles dont l’homogénéité, l’état de gavage au sens noble du terme, l’absence d’éraflures sur leur pelure, leur couleur également, l’art de l’emmaillotage en lin caractérisent sa marque de fabrique.

Un grand merci au Comité départemental de l'Office du Tourisme de l'Ain, qui détient le mérite de faire perdurer l'honneur de la tradition de la volaille de Bresse en le faisant connaître par de là les frontières !!!

PC160153.jpg

GHP_8441.jpg

 

 Photos (1) Ferme de l'éleveur Monsieur Christian Chattard, plusieurs fois distingué, (2,3,4) différentes phases de la préparation de la volaille de Bresse pour le Concours de beauté, (5, 6) plaque commémorative de la Mère Blanc et Restaurant de Georges Blanc dans le village Vonnas

08:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

mardi, 20 décembre 2016

Bye bye Mix & Remix

 

Philippe Becquelin, alias Mix & Remix a rangé ses crayons à jamais. Le crabe l’a emporté. Ce dessinateur hors norme a su faire exister la Suisse et l’humour suisse là où beaucoup pensent qu’elle en est dépourvue. Ses personnages continueront à nous hanter. Ce n’est pas un hasard si un de ses célèbres dessins illustre la page d’accueil de ce blog dès sa création.

Pétri de l’esprit no future, l’humoriste inclassable savait mettre en scène l’inversion en montrant tout le ridicule et la mauvaise foi chez les locuteurs au pouvoir qui croient faire la pluie et le beau temps tout en se déresponsabilisant des conséquences de leurs actes autant que de l’absence de décision ; l’esprit d’escalier en prenait aussi un coup jusqu’à atteindre un point de non retour.

C’est en janvier 1991 qu’il signe sa première couverture à l’occasion du 700e anniversaire de la Confédération pour un numéro spécialement conçu pour l’événement « Je suis suisse mais je me soigne » où s’exprime son trait de génie le plus typique : aller à l’essentiel, en extraire l’idée, l’habiller d’un dessin, démasquer la fausseté d'un propos tout en cherchant la drôlerie (qui fera passer la pilule?) ...

Notre caricaturiste s'en est allé, nous laissant orphelins de son humour corrosif, ni complaisant ni accusateur, simplement désespéré. R.I.P.

14481879_10154566553482128_7701362253653084747_o.jpg

11:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

jeudi, 01 décembre 2016

Ah, la bonne blague

Un demandeur d'emploi écrit à la responsable de l'agence "pôle emploi"

 

Madame,

Je me permets de contester votre décision de me radier de la liste des demandeurs d'emploi.

Certes et je le concède, j'ai refusé le dernier poste que vous m'avez proposé, mais mon parcours professionnel me donne toutes les excuses :

Longtemps, j'ai travaillé à Limoges ... puis j'ai été limogé.

Vous m'avez vanté la mobilité, j'ai donc accepté un emploi à Vire ... malheureusement, j'ai été viré.

Comme par miracle, vous m'avez trouvé un emploi à Lourdes ... malheureusement, j'ai été lourdé.

Dans ces conditions, j'espère que vous comprendrez pourquoi je refuse catégoriquement le poste que vous me proposez à Castres ...

Bonne journée quand même !

8C517554-DA02-4079-94C2-7668886E462A911222.jpg

17:59 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

samedi, 26 novembre 2016

Maudites erreurs

Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire lteetrs sinoet à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porblmèe. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.

Or, Confucius le savait déjà à l'époque de Platon et de Sophocle comme aime à nous le rappeler Jean D'Ormesson : il faut prendre garde aux mots. Une langue qui faiblit, c'est un pays qui vacille.

Sa maîtrise n'est pas réservée aux élites. Tout le monde s'accorde sur ce point bien qu'ils devraient donner l'exemple. Il est tout de même consternant de continuer à voir l'espace public regorger d'autant d'erreurs  (horreurs) ... On se souviendra des barbarismes tels que la bravitude de Ségolène Royal mais un peu moins de la fatitude de Sarkozy au micro de France Inter lors de la campagne de 2007 ainsi que dans d'autres situations où son langage frisait celui de Marchais, lui l'enfant des beaux quartiers de Neuilly.

Mais voilà que le 19 mai de cette même année, la ministre du logement Emmanuelle Cosse récidive en confondant novlangue et illettrisme sur son compte twitter : "Je réaffirme la volonté de mettre en place un hébergement digne pour les migrants en situation de sans abrisme".

Un autre Emmanuel, le sémillant candidat Macron, s'adressant à ses militants du mouvement "En marche!" oublie de faire la différence du singulier et du pluriel :

15095650_10209868942413909_7880747392587939890_n.jpg

Fatigue, irrespect des règles grammaticales, voire sociales, fluctuations ou lapsus ... quid? On ne comprend pas pourquoi aucun lecteur assidu ne relève ce genre de monstruosités alors qu'on épilogue allégrement sur la couleur de la cravate ou du rictus (par définition involontaire) de tel orateur. Triste car verba volent, scripta manent ...

 

2.jpg3.jpg

 

1.jpg4.jpg5.jpg

18:30 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

mardi, 15 novembre 2016

La lune du 16 novembre 2016

La fascination de la lune perdure à travers tous les âges. "Le Monde de la Lune" de Carlo Goldoni(le pendant italien de Molière) retrace les interrogations suscitées par l'astre de la nuit et cristallise l'effroi autant que le désir de le découvrir, ce au temps où l'on trouva que la terre tourne autour du soleil, vérité scientifique qui faillit faire perdre la vie à son auteur.

LUNE1.jpg

Ici, la superlune d'hier soir dont la qualification astronomique est d'être à une distance la plus proche de notre planète chopée après une longue attente aux Bains-des-Pâquis.

Là, on trouvera des photos prises à divers coins à travers le monde publiées par Courrier International.

 

13:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

jeudi, 10 novembre 2016

TRUMP contre toute attente : un acteur à la Maison Blanche

11/9 – 9/11 Le 45 Président des USA ne sera pas une femme. Hilary Clinton, issue du sérail, a été battue. Trump l’a coiffée au poteau contre toute attente. L’événement de taille appelle plusieurs observations qui devraient faire réfléchir d’autres démocraties trop sûre d’elles à faire prendre des lanternes pour des vessies et où « le cause toujours ! » dominent les débats publiques ainsi que la traduction des votes populaires dans les actes ou règlements.

Plus qu’un programme ou une idée phare, c’est un style qui s’est imposé, répondant essentiellement au ras-le-bol ambiant et la défiance face une caste politique déconnectée, suffisante, assise sur des privilèges ne servant les intérêts d’une parcelle de la population, qui s’auto-reproduit.

Le style du « baroud d’honneur » a gagné contre une intellegensia pétrie de langue de bois aussi creuse que vaine. Le matraquage médiatique et les instituts de sondages y sont pour beaucoup, réveillés avec un une gueule de bois au petit matin du 11 novembre. En contre-partie, les services de renseignements avec leur battage sur les mails de la candidate ont tiré l’épingle du jeu, que Trump a qualifié de watergate bis.

Le plafond de verre a volé en éclat par la fureur d’un homme dont les slogans de campagnes terrifiaient ou étonnaient par leur virulence et leur folie tant c’est trop énorme. Un monde s’effondre. Celui d’une élite bercée d’illusions et d’une rhétorique redondante et si mal ficelée à laquelle personne ne croit. Le charisme d’une personnalité haute en couleur a séduit par opposition à une candidate, certes méritante, pincée autant que glaciale dont même les sourires faisaient un peu peur. L’atout femme aurait dû convaincre. C’est à déplorer. Le tragique de l’histoire se répète. Peut-être eût-il fallu qu’elle insiste moins sur son titre de Première Dame (en route pour la Présidence) comme d’un fait naturel et d’un dû. Combien peuvent par ailleurs s’identifier à cette image ?

Entre les actes, un discours. Mais lequel ? Les caciques du premier et du quatrième pouvoir ont été pris de court à cause d’un crédo en creux qui leur a voilé la face du genre « un candidat qui dit des âneries » ne peut accéder au poste suprême. Face à des idées creuses (quand elles ne sont pas mensongères), un tel principe ne peut que succomber sous le poids des réalités. La preuve en live.

Comment croire à cette impression de surprise - dans la célèbre photo qui a fait le tour du monde - à l’annonce de le capture de Ben Laden, au 10e anniversaire des attentats quand n’importe quel quidam savait où se nichait l’homme le plus recherché au monde (information qui, pour des raisons obscures, n’a jamais été creusée avant l’assaut officiel) ? Si le ridicule ne tue pas, il ne faut prendre les gens pour des cons.

L’onde de choc provoquée par l’élection de Trump à la présidence ouvre sur une inconnue qu’aucune équation ne peut résoudre pour l’heure. Ce triomphe amènera-t-il à quand un nouveau néologisme : le Trumpisme ? Il nous reste à souhaiter bonne chance à ce pays fascinant où tout semble décidément possible. Veni, vidi, vici !

 

donald-trump-9-11-truther.jpg

15:28 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook