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samedi, 12 décembre 2015

Escalade 2015

Les menaces terroristes qui secouent Genève alors qu'elle commémore sa fondation en 1602. La Fête de l'Escalade 2015 vue par Chappatte ... La Cité de Calvin a vaincu le Duc de Savoie; elle vaincra ces ennemis-là de la république.

 

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mercredi, 02 décembre 2015

Clin d'oeil à Wolinski ... quand la planète se réchauffe, les esprits s'échauffent

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vendredi, 20 novembre 2015

Le succès de la coopération sécuritaire

 

Récit sans prétention. Les attentats perpétrés à Paris le vendredi 13 novembre, journée internationale annuelle de la gentillesse, se soldent par de nombreuses questions quant à la mobilité de ces terroristes qui réussissent à passer à travers les mailles du filet, de frontières en frontières. Néanmoins, la « bonne » nouvelle est tombée : Abdelhamid Abaaoud, un des djihadistes les plus recherchés, a bel et bien été neutralisé par les tirs très fournis dans le raid à Saint-Denis durant les sept heures de siège. Le corps a été formellement identifié grâce aux empreintes digitales.

Un élément de taille n’est pas à occulter dans cette révélation : le concours des services marocains a été d’un grand secours en aidant les amis français à retracer le barbare. La coopération en matière de sécurité donne la preuve de sa nécessité. Par un hasard du calendrier, on sait que le Roi du Maroc se promenait à Paris quelques jours auparavant, dans les grandes surfaces, tranquillement et (presque) incognito, seul, sans escorte. Ce Roi, éclairé, a mis les devants ; il n’a pas attendu que des événements surviennent pour faire adopter de nouvelles mesures sans que les effets de la loi précédente soient réalisés. On connaît l’importance de la lutte anti-terroriste de beau pays avec son observatoire internationale, très important pour la région du Maghreb, notamment après les attentats à Marrakech à Pâques 2011 – qui avaient coûté la vie à beaucoup de touristes, dont une majorité de Suisse - et là, il dévoile encore plus son efficacité et sa raison d’être.

L’Etat islamique (E.I.) – un « état » autoproclamé – tire sa puissance de son immense fortune. C’est de notoriété publique. Le principe historique colle ainsi à la réalité. Contrôlant un territoire grand comme la moitié de la France à cheval entre la Syrie et l’Irak, riche en ressources naturelles (orge, blé, phosphate, gaz, pétrole), il pèse près de 2260 milliards d’euros. La proclamation du djihad privatisé, n’a pas besoin de demander une autorisation à une instance politique ou religieuse supérieure.

Pendant ce temps, entre incantations, déclarations de guerre, réactions de résilience et risque de zapping pour passer à autre chose, relevons qu'au Nigeria, plus de 30 personnes viennent d'être massacrées par ces barbares de Boko Haram, selon les modus operandi coutumiers. N'oublions pas que près de 90% des victimes tombées sous les balles des islamistes radicaux sont des musulmans. Le combat reste le même. Depuis 2009, il aura fait plus de 17'000 victimes. Pas grand monde pour en faire cas. Tristissime. Pray for Nigeria.

La barbarie peut s’installer dans tous les endroits qu’un état faible administre peu ou mal. Le vide juridique ou politique constitue un terreau favorable à toutes les manifestations terroristes avec son cortège de corruption qui maintient une population de 10 millions d’habitants ainsi que toutes entreprises dans un asservissement hors du commun.

Un autre événement paru parallèlement peu ébruité mais dont les effets sont percutants : Le Président du Sénégal, Macky Sall, a prôné haut et fort un islam tolérant lors du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique la semaine dernière. Il interdit formellement le port du voile intégral. Cette mesure est prise en connaissance de cause autant qu’en se basant sur le texte coranique qui n’en fait nullement cas. Partant du fait que des attentats terroristes ont été commis dans la capitale tchadienne – un homme niquabé de la tête aux pieds s’est fait explosé sur la place de N’Djamena – il en déduit que voiler son identité pose un problème sécuritaire majeur : « Lorsqu’on voit des formes nouvelles, par exemple le port du voile intégral, dans nos sociétés, alors que ça ne correspond ni à notre culture, ni à nos traditions, ni même à notre conception de l’islam, nous devons avoir le courage de combattre cette forme excessive de nous imposer une manière d’être. » Le Président du Sénégal vient de faire arrêter des imams auto-proclamés s'exprimant avec des discours de haine. Le pays de la Teranga occupe une place au Conseil de Sécurité de l'ONU; reconnu pour ses larges talents démocratiques, plaque-tournante incontournable d'Afrique de l'Ouest, le Sénégal assoit une fois de plus sa réputation. Saluons cette décision en haut lieu d'un pays musulman!

Au moment où ces lignes sont rédigées, le Mali est à nouveau touché par le fléau, particulièrement par l'assaut de l'hôtel Radisson. Voici une vidéo de ma prise de parole devant l'assemblée des délégués des Nations-Unies sur la crise post-malienne lors de la session de mars du Conseil des droits de l'homme (cliquer et aller au chapitre 26).

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Photo prise samedi 14 novembre devant le Consulat de France à Genève

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dimanche, 15 novembre 2015

Pray for Paris ou le 11 septembre français

"On est en guerre ! ", clame M. Nicolas de Ziegler, Conseiller à l’Assemblée des Français de l'Etranger, Conseiller consulaire de Genève lors du rassemblement devant le Consulat de France à Genève de 17 h 00 ce samedi 14 novembre.

Paris4.jpgParis meurtrie en son for(t) intérieur un vendredi soir dans des quartiers les plus fréquentés en fin de semaine ... Le Président de la France, M. François Hollande assiste au match amical France-Allemagne. Et puis, 129 morts et des centaines de blessés. Les mots manquent. Le silence s'est imposé. L'émotion se lit sur les visages alors qu'aucun son ne sort.

L’attaque terroriste, quelques mois après la tragédie de Charlie Hebdo, subie dans la capitale est sans précédent. L'état d’urgence est décrété (le dernier remontant à 1961 lors de la guerre d’Algérie). C’est un vendredi 13 par une belle nuit d’été indien où les badauds se réjouissent de se retrouver dans une boîte à musique ou sur les terrasses.

Un témoin raconte à chaud qu’ils ne ressemblaient pas à des terroristes car ils n’avaient pas de barbe. Une amie parisienne, amie de la Suisse où elle aime passer des vacances bucoliques, traînait la rue Charonne ; pétrie de stupeur, elle n’a que le mot : « c’était l’horreur ! »

Les assaillants semblent, selon leurs modes opératoires, des djihadistes professionnels revenus de zones de combats bien connus. Les sept sont morts. Deux ont été éliminés par les forces de l'ordre avant qu'ils n'utilisent leurs explosifs.

C’est une civilisation toute entière qui est touchée en cette fin d’année 2015. « Dans Paris –ville Lumières -, c’est Paris2.jpgl’obscurantisme contre la lumière », s’exclame le Président de la Tunisie, M. Caïd Essebi en visite à l’Elysée par un hasard du calendrier.

Tous les symboles réunis pour frapper fort les esprits, les cœurs et ... dans la chair. On a tiré dans le tas. C’est le 11 septembre des Français.

L'attaque revendiquée peu avant midi par l'Etat Islamiste marque l'Europe toute entière (et l'humanité en général), d'autant que le pays suivant visé est déjà connu.

Personne ne succombera à la haine ni à la terreur. Mais la vigilance reste de mise. Définir le mal demeure essentiel. La politique de l'autruche ne doit pas être. Car mal nommer les choses, c'est rajouter encore du malheur, comme le présageait Albert Camus.

Les victimes ont un visage. D'heure en heure, leur identité est révélée. Je présente ici mes condoléances aux familles, qui doivent faire face à un après aussi innommable que l'acte gratuit qui les a arrachées.

 

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dimanche, 08 novembre 2015

Quand la logique autant que l'orthographe font défaut

L'automne rime avec feuilles mortes, changement de température et de saison, qui malgré l'extrême beauté des paysages due aux couleurs différentes qui les peignent naturellement, laisse un goût de nostalgie, d'une perte : les beaux jours empreint de chaleur sont définitivement loin derrière nous. Mais il rime aussi avec les Prix littéraires prestigieux, heureusement. Ce moment-clé dans l'année ne doit pas nous faire oublier justement l'importance de la maîtrise de la langue et de ... la logique. Les quiproquos, contre-sens, malentendus engendrés par l'absence de vigilance en la matière ici et là laissent perplexes. L'espace public regorge de ces perles qui nous font réfléchir à cette problématique. Si verba volent, scripta manent et le processus d'interprétation peine à s'effectuer. En voici un petit florilège ...

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lundi, 26 octobre 2015

Un Prix Nobel de la Paix si sensé ...

 

En voilà un Prix Nobel de la Paix mérité et sans ambigüité! La Tunisie accueillera ce mardi 27 octobre l'équipe du Prix Goncourt pour dévoiler la liste des nominés. Un geste fort qui souligne le combat contre tous les obscurantismes dont la littérature fait consubstantiellement parmi les armes les puissantes ...

IMG_0041.jpgSi on peut compter parmi les candidats au Nobel de nombreux criminels de guerre ou terroristes depuis la naissance de la vénérable institution, cette nouvelle édition voit consacrer une noble initiative dans le pays du premier printemps arabe : le Dialogue national tunisien composé de quatre organismes de la société civile - le syndicat UGTT, le patronat UTTICA, l'Ordre des avocats et la Ligue tunisienne des droits de l'homme LTDH - ayant pour mission de prendre langue avec les partis politiques durant la période de transition. Né en été 2013, après les innommables attentats politiques à l'encontre de Chokri Belaïd (6 février) et Mohamed Brahmi (23 juin), ce quartet a été de tous les rendez-vous pour faire empêcher que le pays ne sombre dans une guerre civile due aux djihadistes qui ont élu domicile. On se souvient aussi de l'encerclement de certaines ambassades en cette même année et le couvre-feu. Le pire a été évité (contrairement aux autres pays en leur période post-révolutionnaire).

Les esprits chagrins aiment à dire que le Nobel de la paix a toujours une guerre de retard. Cette fois, il IMG_0056.jpgétonne à plusieurs titres pour sa vision prospective. Le jury a voulu encourager le peuple tunisien pour ses efforts incessants dans le processus démocratique, la recherche d'une paix sociale, une stabilisation de ses relations bilatérales, un meilleur essor socio-économique et un raffermissement des mesures sécuritaires.

Berceau de civilisations diverses qui ont su cohabiter et pont entre les continents européen et africain, la Tunisie est un phare et un modèle pour d'autres nations qui vivent les tribulations d'une crise politique sans précédent jusqu'à s'asseoir à la table des négociations. Pour preuve supplémentaire, ces quatre organismes n'ont jamais boudé les sessions onusiennes périodiques.

La réconciliation nationale a été comprise comme une absolue nécessité - condition et but, tout à la fois - par ces acteurs principaux.

La révolution tunisienne a été possible grâce au réseau internet.

Elle est une réussite. Tout au long de l'élaboration de sa constitution jusqu'aux élections présidentielles (en décembre 2014) , le pays a surmonté l'écueil de certains articles relatifs au recours à la charia ou le statut de la femme.

IMG_0064.jpgLa délégation suisse qui s'est rendue en Tunisie en septembre a salué cette heureuse évolution. (Faut-il le rappeler? La Confédération helvétique et les associations amies ont répondu présent dès les premières heures du changement de régime, en particulier avec sa contribution dans le domaine de la formation et de la création d'emploi. ) Peu après, d'autres pays ont levé l'interdiction de s'y rendre.

En attendant le Lauréat du Prix Goncourt, le choix de la Tunisie cristallise les préférences et les options qui font d'un pays de prédilection, un pays qu'on aime et qu'on veut voir s'épanouir en une société résiliente et prospère.

 

"Dans la nuit épaisse qui nous entoure, est-il une lueur que nous puissions repousser ? Au milieu du torrent qui nous entraîne, est-il une branche à laquelle nous osions refuser de nous retenir ?", s'interrogeait Adolphe de Benjamin Constant. C'est certain, les espoirs recelés au début de la révolution jasmin se retrouvent comblés dans les mérites relevés par l'attribution de ce Prix Nobel de la Paix 2015!

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lundi, 05 octobre 2015

Mardi 6 octobre 2015 - Prix des droits de l'homme à Uni Dufour

Trois personnalités nominées par le Prix Ennals 2015 pour leur travail de défenseurs des droits humains seront à Genève mardi 6 octobre, à 18h00, à Uni Dufour pour recevoir la reconnaissance suprême dans le domaine. Cette reconnaissance internationale vise à accroître leur visibilité tout en leur octroyant une protection plus grande.

Ahmed Mansoor (Émirats arabes unis), Asmaou Diallo (République de Guinée) et Robert Sann Aung (Myanmar)partagent un point en commun : outre le fait d’être les heureux récipiendaires de ce prix prestigieux, ils ont risqué leur vie pour la promotion des droits élémentaires dans des régimes politiques très violents. C'est ce qu'on appelle "agir selon des convictions et faire coïncider les paroles aux actes." Pour tout complément d'informations : voir le site de la fondation.

 

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mardi, 29 septembre 2015

La Suisse en Tunisie pour un voyage de solidarité

 Le pays du jasmin a toujours été soutenu par la Suisse. Depuis le début de la transition, elle a redoublé d'efforts en classant ce pays comme prioritaire.

IMG_0060.jpg Les élections présidentielles de décembre 2014, suite à l’adoption d’une nouvelle constitution du mois de janvier de cette même année n’ont rien changé à cet engagement.

Historiquement, Africa (nom donné à la Tunisie au temps des Romains) a désigné tout un continent. Véritable pont entre plusieurs cultures, phare et modèle pour les avancées constitutionnelles (abolition de l'esclavage avant tout le monde, statut de la femme valorisé dans la Tunisie de Bourguiba), la Tunisie est restée dans les cœurs et les esprits de ceux qui l’ont parcourue comme touristes.

Pour (re-)valoriser les atouts de ce pays, une délégation suisse de près de soixante personnesIMG_0046.jpg s’est rendue sur les lieux emblématiques, qui ont fait sa renommée ancestrale. Promue par Air Marin (Tahar Khadraoui, CEO, secondé par ses dynamiques collaborateurs) et accueillie chaleureusement par les autorités tunisiennes (Mme Ellouimi Rekik, Ministre du Tourisme entre autres) et suisses du pays (Son excellence Rita Adam, Ambassadeur de la Suisse auprès de la Tunisie), la délégation a redécouvert le Bardo et le Parlement (plus excatement - l’ARP - Assemblée des représentants du peuple), six mois après l’attaque terroriste cinglante, les délices d’Hammameth et l’incontournable Sidi Bou Saïd.

Le secteur du tourisme frappé de plein fouet veut se fondre avec les normes européennes standard de sécurité pour continuer à être une terre accueillante à visiter, à vivre, à investir.

IMG_0043.jpgCe we de solidarité apparaît comme l’issue d’un long processus de soutien à la Tunisie, qui n’a jamais fléchi. Pour preuve : la mobilisation du tissu associatif en faveur de son développement après la chute de l’ancien régime (dont Le Pont Genève, association partenaire du convoi) ainsi que les dispositifs officiels qui ont cadré les actions d’aide effective tels que

(1) le soutien à la transition démocratique et aux droits de l’homme (indépendance du processus électoral et des pouvoirs en général, réforme des forces de sécurité, liberté des médias et collaboration avec la société civile),

(2) le soutien au développement économique avec comme priorité la création de l’emploi grâce à un effort significatif dans l’investissement à la formation, la réalisation des infrastructures vitales et la protection des entreprises suisses en Tunisie (texte adopté par les Chambres),

(3) le soutien des émigrés IMG_0072.jpgpar un Partenariat migratoire exprimé par des programmes de formation, d’aide au retour volontaire accompagnée d’un projet professionnel utile au développement du pays d’origine et la mise en place d’une plateforme bien dotée pour favoriser l’entrepreneuriat.

L'opération La Tunisie. J' y vais. apparaît comme une expérience pilote réussie de part et d'autre.

À voir aussi la publication dans l'Agence 7ex : (cliquer ici)

 

 

Photo1 : le magnifique palace Hasdrubal d'Hammemeth / Photo2 : une pièce du Musée Baro / Photo3 : le Parlement / Photo3 : célèbre café de Sidi Bou Said surplombant la mer

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dimanche, 13 septembre 2015

STOP EBOLA! La Suisse à l'honneur

ebola-dégage.jpgUne bonne nouvelle ne fait jamais de mal. Pourquoi l'ignorer? « Une semaine s'est écoulée sans qu'on enregistre de nouveau cas d'Ebola en Guinée… C'est la plus longue période enregistrée sans nouveau cas d'Ebola en Guinée depuis mars de l'an dernier », a indiqué le Dr  Bruce Aylward, responsable de la lutte contre Ebola pour l’OMS.  Différents points presse ont animé ces jours la réflexion sur ce terrible virus surgi à l’improviste en décembre 2013, qui a décimé près de 66,7% de la population touchée dans ce seul pays. L'épidémie n'avait été rendue publique qu'à fin mars 2014 et le monde a commencé par se mobiliser pour combattre le fléau grâce à une multitude de bénévoles et professionnels de la santé.

Les Hôpitaux Cantonaux Genevois (HUG), mandatés par cette même Organisation Mondiale159597-163923.jpg de la Santé assurent depuis cet été qu’aucun effet secondaire n’a été observé chez les 800 patients soumis aux tests. Le vaccin, composé d’éléments génétiques de deux souches du virus d’Ebola  (de la famille des filovirus caractérisés par leur aspect filamenteux), véhiculés par un adénovirus à l’origine du rhume chez les chimpanzés, apparaît donc inoffensif pour les humains.

Le succès d'expérience pilote ne fait pas de doute. La substance miraculeuse n'a pas été administrée au hasard. La méthode de vaccination "en ceinture" - à l'instar de celle utilisée contre la variole - a été adoptée pour éradiquer le mal. Grâce aux résultats obtenus en Guinée, selon la Dresse Claire-Anne Siegrist, coordinatrice de l'opération et cheffe du service du Centre de vaccinologie des HUG, on sait que les personnes vaccinées ont été valablement protégées.

Pourtant, la vigilance est de mise. On ne saurait crier "victoire" trop tôt étant donnée que le virus tapit chez d'autres êtres vivants; par conséquent, les efforts doivent poursuivre.

carte-guinee.gif"C’est le cadeau de la Guinée à Afrique de l’Ouest et au monde", a déclaré le Dr Sakoba Keita, coordonnateur national de la riposte à Ebola en Guinée. Un malheur n'arrivant jamais seul, puisse ce cadeau empoisonné devenir une force pour ce pays (et pour toute la sous-région), qui vit des heures difficiles en cette période pré-électorale. Les droits civiques et politiques du peuple guinée en vue des élections présidentielles prévues le 11 octobre 2015 s'exerceront-ils dans un climat serein et un terreau propice?

Puisque "la poule ne se lave pas, et cependant, son oeuf est blanc", selon un proverbe célèbre guinéen, souhaitons-le-lui!

 

 

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mercredi, 19 août 2015

Numéro Zéro, dernier roman d'Umberto Eco

 

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À lire absolument ! Dans son dernier roman Numéro Zéro, le sémillant sémiologue Umberto Eco se fait l’écho d’une certaine presse cherchant plus à influencer qu’à informer. Imaginant l’histoire d’un richissime homme d’affaires impliqué dans les plus hautes sphères du pouvoir qui crée un journal Demain (traduction littérale) dans le but de salir, calomnier, distiller des doutes – non hyperboliques – pour mieux influer l’opinion publique, il érige une satire en bonne et due forme des pratiques aussi folles que néfastes de ce genre de médias tout en décriant les liens douteux entre ce milieu avec celui du pouvoir. Toute ressemblance avec des faits et des personnages réels est purement fortuite …  

La désinformation se décline sous divers procédés, à ses yeux. Vient à l’esprit en premier lieu « la théorie du complot » qu’il qualifie de maladie très répandue dont le seul effet consiste à annihiler le bon sens et aliéner les individus de leur conscience les plongeant dans un vide sans fond. La saga d’un Mussolini vivant, exilé en Amérique du Sud, protégé par le Vatican et les USA, toujours prêt à reprendre le pouvoir illustre le phénomène avec une aisance déconcertante, simplement avec des arguments par l’absurde. Le lecteur pris entre deux eaux ne sait plus où naviguer en se demandant sérieusement où se situent le vrai et le faux. Cette mise en scène de certaines hypothèses historiques dont les critères de vérification ne sont pas toujours remplis constitue une mise en garde contre la pollution  de nos imaginaires alimentant l’incapacité de pensée (jusqu’à la fainéantise ?) ...

Corrélativement, les fantômes des années de plomb nourris des événements de 1992 hantent la petite cellule de cinglés jusqu’à connaître un assassinat d’un des leurs pour motifs non élucidés et dont l’auteur reste inconnu.

Par ce nouveau récit où la fiction rejoint la réalité, le romancier remet les pendules à l’heure en invitant les porteurs d’une parole, surtout si elle se veut publique, à une recherche sémantique rigoureuse à condition de dépasser les points de Goodwin.

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