samedi, 01 août 2015

Nouveaux mots 2016 : "egoportrait" coiffe le seflie, etc, etc.

 

Comme chaque année, un nouveau millésime fait irruption. Les nouveau mots répertoriés surprennent, agacent, réjouissent ou ennuient. Les conditions pour y figurer restent le fait d’être populaire et souvent repris dans les médias ou réseaux sociaux ainsi qu’entretenir un lien avec l’actualité afin de s’assurer qu’ils ne disparaîtront pas dans l’immédiat.

« Selfie » qui a fait son apparition l’an passé, suite à la célèbre scène de Barack Obama se regardant avec une Première Ministre scandinave lors de la cérémonie funéraire de Mandela en décembre 2013 est désormais assimilé dans les régionalismes jusqu’à donner la traduction littérale chez les Québecois « égoportrait ».

mots2016bis.jpgL’anglicisme « open data » pour désigner les données numériques accessibles à tous se généralise. « Désimlocker » signifie désormais débloquer un téléphone mobile verrouillé par un opérateur afin de pouvoir l’employer sur le réseau d’un autre opérateur. Le « gyropode » - véhicule électrique sur deux roues que le conducteur, en position verticale, manie à l’aide d’un guidon - fait sonentrée.  Le « scud » est un missile tactile sol-sol conçu par l’Union soviétique mais aussi une attaque verbale.

La mode culinaire accouche de « goji », baie rouge riche en vitamine C ; elle fait la part belle à « vegan » tiré du veganisme, mouvement affirmant le principe moral que les animaux ne sont pas la propriété des humains et que par conséquent, ils ne doivent pas être instrumentalisés dans un but égoïste.

Les tendances environnementales scellent « la circulation alternée » et « la particule fine ». Parallèlement, le « zadiste » s’oppose à un projet d’aménagement qui porterait atteinte à l’environnement et le « faucheur volontaire » accède au statut de celui qui détruit les parcelles de maïs transgéniques. La bière devient aussi « binouze » et le « beuh », la marijuana.

L’état de grande lassitude « fiu » se retrouve tel quel dans sa même forme adjectivale.

Le « bretonnisme » indique le fait de langue propre au français parlé en Bretagne.

Pour commémorer ses 160 ans d’existence, Le Larousse nous charme avec « amarrer » pour séduire quelqu’un, expression provenant de la Réunion.

La Suisse impose finalement "chneuquer" pour fouiner.

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dimanche, 28 juin 2015

Poème tunisien

 

Cher Salah, est-ce vrai que tu nous a quittés?

Non, je ne peux pas croire en cette vérité.

Chez les anges, la mort n'a pas droit de cité.

Et pour nous, un ange, tu l'as vraiment été.

 

Ta famille, tes amis sont incapables

De subir les douleurs incommensurables

Infligées par un départ inéluctable.

Mais ton image sera inoubliable.

 

Au club de jeudi seras-tu marqué absent?

Non, tu seras toujours présent.

Car chaque fois le débat prend un faux tournant

Avec sagesse tu fais renverser les vents.

 

Que puis-je faire, sinon prier le Seigneur

Pour qu'il bénisse son fidèle serviteur,

Et qu'il accueille son loyal adorateur

Avec toute miséricorde et candeur.Tel était Salah honorables auditeurs

Un homme rempli de vertus et de valeurs,

Offrant aide et soutien à tout demandeur.

Adieu frèr, adieu l'ami, adieu ma fleur!

 

(Poème d'Abdelkader Maalej)

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vendredi, 19 juin 2015

Diplomatie, paix et sécurité : le rôle du leadership féminin

 

Le Groupe des Femmes Ambassadeures auprès des Nations Unies à Genève animera un panel de haut niveau 

 

- Mardi 23 juin 2015 ,  13h – 15h , au Palais des Nations . à la mythique Salle des Assemblées – Bâtiment A, 3ème étage :


La force des femmes qui ont le pouvoir d'agir 2015 /

 

Le rôle de leadership des femmes dans la paix et la sécurité

 

 

 

 

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vendredi, 12 juin 2015

Emergence en Afrique de l’Ouest

Le Plan Sénégal Emergent (pse) constitue la nouvelle stratégie pour accélérer la marche vers l’émergence. La qualification de pays émergent apparaît dans toute sa splendeur avec la volonté politique du Maire de Guédiawaye, ville proche de la capitale du Sénégal, au bord de l’océan. Les dernières élections municipales ont engendré un maire, Aliou Sall, dont la vision claire et le dynamisme ne font aucun doute. En janvier de cette année 2015, il a été plébiscité par ses pairs pour devenir le président de l’association des maires du Sénégal (ams). À la question de savoir quelles orientations il tient à donner à ses actions pour un développement durable du territoire administré par ses soins, il exprime son engouement à transformer réellement Guédiawaye en une ville moderne, la sortant ainsi de son état de ville dortoir où les résidents ne viennent que pour dormir le soir après une journée passée à travailler en dehors de ses murs.

AliouSall.JPG « La première génération de ses habitants depuis sa création effective en 1970 est actuellement à la retraite. La nouvelle génération, formée, cherche à travailler. Et les enfants nécessitent d’infrastructures propres. Les besoins diffèrent donc selon les tranches de la population de cette grande commune, qui n’a pas cessé de croître au cours des dernières décennies. Je veux répondre à tous ces besoins en matière de santé, d’éducation, de culture, de sports et de loisirs. » Conscient des défis transversaux auxquels il doit faire face, surtout en matière de ressources humaines, il désigne les réformes à effectuer pour une organisation du travail efficiente, un des axes prioritaires de son action politique. Un nouvel organigramme doit être dessiné car « on est passé d’une population qui à près de 80% n’avait pas le bac à plus de 50% aujourd’hui détenteurs du titre. » Des ressources financières supplémentaires doivent être dégagées pour endiguer la masse salariale de ces nouveaux employés jusqu’à 30% de plus ainsi que pour assurer un cadre de vie adéquat : augmenter la sécurité de la Ville de Guédiawaye fait partie de ces prérogatives autant que la propreté et l’éclairage public. Les tâches dévolues aux communes vont être redéfinies.

En tant qu’élu à la tête de l’association des maires (ams), Aliou Sall imprime à coût sûr sa marque relativement au référentiel de la politique économique et sociale à long terme décidée. Il tient à rappeler l’histoire de cette institution en trois étapes: « Instaurée en 1958 (donc avant la date historique de l’indépendance), cette fonction a beaucoup contribué à la politique de la décentralisation. Vers 1972, Gaston Deferre a augmenté le nombre des communes au Sénégal. Avec le Président Abdou Diouf, on assiste à la création des Régions en 1996. Le troisième acte de la décentralisation a été écrit par Macky Sall. Le nouveau Président de la République élu en 2012 affiche une volonté politique claire de décentralisation en assurant plus d’autonomie territoriale. » Du fait de l’évolution de la fonction de maire, le style et la nature de ses charges a également changé. Selon ses propres termes, on serait passé d’un maire purement politique où seule l’étiquette comptait au maire social s’occupant des tâches dévolues à la gestion de la vie quotidienne au maire manager, appelé à la planification communale. Pour ce faire, il est important à ses yeux que le président les maires (557 en tout) soit issu de la majorité puisque de facto il incarne le lien avec le gouvernement pour la réalisation des projets .

Aliou Sall, secondé par une équipe dynamique, met toute son énergie, avec brio, à développer sa ville composée de cinq arrondissements, avec un accent particulier sur l’émergence économique, une gouvernance efficiente et le développement des infrastructures urbaines. Au nombre de ses projets figurent entre autres la construction d’une mosquée, d’un centre culturel, d’un dispensaire offrant des gestes médicaux premiers, d’une université en langue arabe (une première en Afrique sub-saharienne).

 

Micheline Pace

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jeudi, 04 juin 2015

Tranchantes chroniques - Un auteur guinéen à Genève

 

Souleymane Thiâ’nguel Bah, journaliste et écrivain guinéen vient livrer sa vision de la Guinée d'aujourd'hui. C'est à la Maison des Associations, dimanche 7 juin 2015, à 14 heures sonnantes qu'il présentera son dernier ouvrage Tranchantes chroniques.

La langue dans laquelle elles sont pétries dévoile une musicalité tonitruante, une provocation féroce, une liberté frisant à la subversion, hors carcans pré-établis ou préjugés de toutes sortes.  L'auteur montre que les mots peuvent trancher plus que des lames de rasoir, qu'ils tranchent plus efficacement que les armes quand les arguments - visant à rectifier le tir, voire à déjouer des atteintes à la dignité humaine - accompagnent une rhétorique non vidée de sa substance ou comme l'art du mensonge. 

Plus qu'un plaidoyer pour une Guinée enfin libre et démocratique dans ses rouages, il tend à affirmer sa foi en l'homme, seul être capable du pire comme du meilleur, de changer les choses malgré la pesanteur des réalités qui quotidiennement démontrent du contraire et de l'implacable cruauté de certains quand ils sont la proie d'un pouvoir insatiable. 

 

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jeudi, 07 mai 2015

Le manteau invisible

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Que nous inspire cette image? Un visage, des habits invisibles, un décor difficilement descriptible ... On n'arrête pas le progrès.

Réjouissons-nous déjà de voir le manteau invisible sur le marché d'ici quelques mois.Mais pour quel but, direz-vous?

C'est le Shot Show 2015 de Las Vegas qui l'annonce où siège l'agence Hyperstealth à qui on doit sa création.

Son utilisation sera en premier lieu d'ordre militaire pour des raisons tactiques évidentes avant d'être disponible pour la société civile.

Ses vertus restent une énigme. Capable de refléter la lumière et de se confondre avec l'environnement, le manteau invisible habillera quiconque voudra se promener incognito.

 

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dimanche, 26 avril 2015

Le train le plus véloce d'Europe et le plus beau du monde entre dans le circuit

 

On n'arrête pas le progrès. L'Italie accouche du train le plus véloce d'Europe, déjà qualifié de "plus beau du monde", pesant 1,6 milliards d'euros.

Frisant les 400 km/h, Frecciarossa1000 reliera Rome - Milan en deux heures.

Long de 200 mètres, il est composé de 8 wagons, répartis en 4 classes (exécutif, business, premium et standard) pour le bonheur de 455 passagers ...

On peut d'ores et déjà en saluer la prouesse. À voir la gueule du train, on peut dire aussi qu'il est diablement sexy.

Avec une telle performance, conjuguant technologie, design, ergonomie et confort, il ne sera plus possible aux esprits chagrins nostalgiques d'un autre temps (qui n'a peut-être jamais existé) de prétendre que dans une société industrielle taxée de confondre travail et productivité, la nécessité de produire serait antagoniste au désir de créer.

 

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jeudi, 23 avril 2015

La citation du jour

 

 

« C’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitié. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin ».

Julien Freund

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mercredi, 25 mars 2015

À voir jusqu’au 29 mars 2015, l’exposition sur la peinture suisse et l’œuvre futuriste de Daniel Grataloup

 

La Peinture Suisse présente jusqu’au 29 mars 2015 à l’Espace Nouveau Vallon, à Chênes-Bougeries des œuvres d’artistes suisses, avec en ligne de mire, une vision futuriste incarnée par trois maquettes de l'architecte plasticien Daniel Grataloup achetées par le Musée d'Art Moderne de New-York (Moma), selon le principe des trois couleurs fondamentales. L’histoire nous rappelle que les peintres helvétiques ont eu beaucoup de peine à exister jusqu’au 18e siècle, contraints la plupart du temps à s’exiler à l’étranger, loin de leur famille, au point d’être assimilés aux artistes du pays d’accueil sans que plus personne ne connaisse leur véritable origine. Avec Bocion, Perrier, Hodler, Schmidt, Vallotton, la peinture acquiert ses lettres de noblesse.

Les utopies d’hier sont les réalités d’aujourd’hui. Les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain. L’œuvre futuriste de Daniel Grataloup accentue cet idéal devenu réalité; elle se marie merveilleusement avec le ton de l’exposition. Des visites guidées sont organisées à cet effet. À voir absolument !

 

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Photo prise lors de l'inauguration de l'exposition le jeudi 12 mars 2015 au Vallon


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vendredi, 20 mars 2015

La Tunisie en deuil pour sa Fête nationale

 

 Rassemblement samedi 21 mars au Mont-Blanc à 14 h 00

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En ce premier jour de printemps, bien hivernal, comme par effet miroir, nombreux expriment ensemble leur indignation face aux attentas au Bardo, à Tunis. On a voulu taper sur un symbole, on a détruit des vies et un haut lieu de culture où les confluences de plusieurs civilisations (romaines, arabes, panafricaines) étaient rassemblées, ce le jour où le Parlement - situé à deux pas de là - s'apprêtait à voter une loi anti-terroriste.

Frapper le centre névralgique du pays, c'est faire le plus de mal possible ainsi qu'attenter à un secteur primordial du développement socio-économique d'une société qui se remettait doucement après trois ans d'un pouvoir obscurantiste obnubilé par la régression, la répression et le ressentiment dont le but était d'appauvrir encore plus la population tout en augmentant l'ignorance. Des maisons de culture ont fermé en nombre au point de n'en compter moins aujourd'hui qu'en 1956, date de la libération.

Ce drame incommensurable vient contrecarrer cruellement les deux grandes promesses électorales du nouveau président élu - en décembre 2014, suite à l'adoption de la Constitution en janvier 2014 - relatives à des projets sécuritaires et économiques (les deux secteurs vitaux qui ont fait tant défaut à l'époque de la transition post-révolutionnaire.

Ce joli pays petit en taille et riche en patrimoine culturel et historique, en douceur de vivre que la réputation n'a jamais démenti mérite mieux si bien qu'il demeure le seul pays des révolutions arabes qui a le mieux réussi sa réforme structurelle, au point de personnaliser un modèle qui fait foi.

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