dimanche, 12 octobre 2014

Patrick Modiano nobélisé

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Le Nobel de littérature attribué cette année à l’écrivain français, Patrick Modiano, remplit de joie les amoureux de la belle langue et les critères décidés par le fondateur des ces prix prestigieux, Alfred Nobel. L’œuvre de Patrick Modiano  fait preuve d’un puissant idéal dont la percée du mystère en tisse la trame. Né en 1945 à Boulogne-Billancourt, il n’aura de cesse d’extraire la quintessence de cette période trouble dans le Paris de la Seconde Guerre mondiale, en dessinant les contours – souvent flous – le destin de personnages en apparence ordinaire englués dans ou responsables des événements tragiques dont le poids pèse encore même sur les générations futures, qui ne les ont pas vécus.

"Je n'avais pas 20 ans mais ma mémoire précédait ma naissance", s’exclamait Modiano, à l’occasion de sa rencontre avec Raymond Queneau, ami de sa mère, dont le souvenir le hantera toute sa vie, pour son manque de tendresse. La mélancolie qui se dégage dans ses écrits est le reflet de l’abandon, la perte, la mémoire (ou l’oubli), la recherche d’un temps perdu que l’on ne sait pas toujours s’il est rêvé ou vécu, remémoré ou inventé, peut-être aussi parfois désiré à l’image d’un manque irrémédiable impossible à dater et à en connaître l’objet.

Son premier roman « La place de l’étoile » publié en 1967, à 22 ans, donne le ton. Le récit – dans le genre autobiographique où le narrateur est le personnage central – d’un juif antisémite appartenant à la Gestapo française et vivant à Genève, mêle réalité et fiction, au point de dégager ce qu’il sera convenu de qualifier de  modianesque  tout personnage ou toute situation à mi-chemin entre logique et absurde, ombre et lumière, existence et imaginaire, romantisme et roman policier en trompe-l’oeil. « Je ne puis donner la réalité des faits, je n’en puis présenter que l’ombre », insiste le Lauréat du Prix Nobel de Littérature 2014, récompensé pour ses ballades dans le passé sur lesquelles planent quête identitaire sans fin, secrets et révélations, informations et mystères jamais élucidés, jeux de faux-semblants et dévoilement de choses inattendues, le doute entre vérités établies (officiellement) et réalités souterraines, le plus souvent tues, au nom d’une raison d’état, à jamais obscure.

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lundi, 08 septembre 2014

La Genève internationale a son jour de commémoration au plan national

 

Suisse-ONU.jpgUne journée suisse de la Genève internationale est en train de prendre forme suite au traitement favorable de la motion 13.3962 déposée par l’ancien Conseiller national, Luc Barthassat en septembre 2013, élu depuis lors Conseiller d’Etat. Un groupe parlementaire – où siège son successeur, Guillaume Barazzone - est constitué à Berne pour définir les points à réaliser.

 Il y a une journée internationale pour toutes sortes de sujet et il apparaît bel et bien qu’une telle initiative arrive à point nommé après plus de soixante ans d’existence du siège des organisations internationales à Genève, dont la renommée mondiale n’est plus à démontrer, ses retombées économiques non plus. Or, Genève sans la Suisse n’est rien et vice-versa. Haut lieu incontournable de négociations tant politiques qu’apolitiques, la Genève internationale apporte à la Suisse une visibilité  et représente un modèle démocratique pour de très nombreux pays dans le monde. C’est autour de cet axe que s’inscrit l’intérêt d’une telle journée commémorative. De Solférino au Conventions de Genève dont on vient de fêter le 150e anniversaire, en passant par le 50e de la CNUCED célébré en juin dernier dans l’enceinte du Palais des Nations-Unies pendant trois jours consécutifs, aux récentes Conférences sur la Syrie ainsi que sur la question du nucléaire iranien, Genève offre une plate-forme sans égal qu’il convient de célébrer pour mieux faire perdurer son esprit et ses actions de première importance.

Le Conseil fédéral a donc accepté cette proposition avec enthousiasme, relevant surtout son aspect stratégique pour asseoir la positon de Genève et par là de la Suisse à travers le monde en se dotant d’un meilleur outil de communication de et sur la Genève internationale. Une telle journée nationale aurait aussi pour conséquence de consolider un sentiment d’appartenance entre les différents cantons autour d’événements concrets tels que l’étude dans les écoles du pays de cette réalité (encore trop souvent méconnue par les autres cantons autres que celui du bout du lac), mais également  via les ambassades helvétiques. On sait combien le gouvernement soutient la Genève internationale à travers les budgets importants affectés à la rénovation des bâtiments onusiens, aux structures d’accueil des fonctionnaires internationaux ou encore à l’accroissement des mesures sécuritaires qui permettent la viabilité d’une telle institution unique en son genre basée sur des valeurs pacifiques efficaces. C’est le bon moment pour mettre en avant tous ces atouts.

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lundi, 01 septembre 2014

Quelques perles pour la rentrée

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Beaucoup moins d’articles sur ce blog. Le manque de temps y est pour beaucoup. Sans oublier la variété des supports et leurs codes propres. Mais cette rentrée mérite bien qu’on s’y arrête quand même un peu.

Les nouveaux mots de la langue française n’échappent pas à la règle de l’intégration d’anglicismes ... avec une question lancinante à propos du selfie : est-ce Obama qui aurait matérialisé cette mode largement diffusée par tous les réseaux à la vitesse grand « v » en décembre dernier lors des obsèques de Mandela ? Toujours est-il que le terme a été gravé dans les dicos dès l’édition successive (contrairement à l’expression helvétique « déçu en bien », par exemple, également inscrite au panthéon.)

Il est courant de dire que le français serait plus répandu si son orthographe était plus simple. Le grec – langue à laquelle doit beaucoup étymologiquement - a su faire sa réforme en abandonnant moult accents, certes. Chaque langue renferme des locutions idiomatiques particulières et cet aspect fait le charme de chacune.

Les aberrations frisant le contre-sens ne manquent pas. En espérant que ces exemples vous  feront sourire au pire ou vous apporter une nouvelle information, voici quelques perles (tirées du Cahier de la Grammaire n°156, été 2014) :

 

Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d’avoir couru ?

*****

Pourquoi parle-ton des quatre coins du monde de la terre, alors qu’elle est ronde ?

*****

Pourquoi appelle-t-on un coup de grâce le coup qui tue?

*****

 Pourquoi remercier un employé quand on veut se séparer de lui?

*****

 Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes disent à la fois qu'elles veulent louer un appartement?

*****

Pourquoi dit-on qu'on passe des nuits blanches lorsqu'on a des idées noires ?

*****

Pourquoi parle-t-on d'avis partagés lorsque l'on ne partage pas le même avis?

*****

 En conclusion, réjouissons-nous que ce soient les meilleurs crus qui donnent les meilleures cuites.

 

On découvrira aussi non sans émerveillement les bourdes de la rentrée dans l'excellent site Bescherelle Ta Meire!!!

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dimanche, 27 juillet 2014

Nouveau millésime de mots

 

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Les vacances aident à la flânerie mais sonnent aussi le moment de la sortie des nouveaux dictionnaires. Si les mots ne sont pas de ce monde, ils reflètent pourtant un changement de vision. L’usage seul, donc le temps qui passe, décide de nouvelles appellations. Cette année ne fait pas exception : de nouvelles réalités sont exprimées, reconnues, répertoriées, codifiées. Incontestablement, l'homme se distingue des autres créatures par son pouvoir de nommer ce qui l'entoure.

Les nouveaux mots suivent les technologies, l’économie, les sciences, le politique parfois (bien que c’est le plus souvent l’inverse qui advient, heureusement, et il faut espérer que certains contenus sémantiques de certains événements l’emportent sur leur instrumentalisation entraînant une re-qualification selon les intérêts immédiats).

Le « selfie » - autoportrait numérique publié sur les réseaux sociaux - fait désormais son apparition dans le dico. Obama aurait-il lancé une mode en se faisant prendre en photo avec une première ministre scandinave (laissant entrevoir le mécontentement de son épouse) en décembre 2013 lors de la cérémonie d’adieu à Mandela ? L’urgence a certainement scellé le destin du mot … Les derniers rebondissements dans les affaires d’espionnage – Edward Snowden était un hacker que les autorités américaines ont voulu engager pour ces compétences - donnent « Cyberattaque » alors que cybercriminalité est déjà bien implanté. L’introduction de l’e-cigarette dans les mœurs il y a près de trois ans consacre le terme de « vapoter ». Après le baba et le bobo, est enfin consacré, ce en toute bonne logique le « hipster » qui désignait les amateurs de jazz dans les années ’50 et qui aujourd’hui prend sa revanche en labellisant le jeune citadin (new-yorkais en particulier) dont le style vestimentaire est empreint de second degré et à contrecourant : casquette, grosses lunettes et … barbe hirsute. « Hystériser » (qui n’est pas sans rappeler psychoter du millésime écoulé) se voit consacré pour avoir été utilisé par Harlem Désir ou François Barouin dans l’affaire de Leonarda et de son irrésistible retour. « Triper » - prendre son pied, s’éclater – accompagne enfin kifer. Pour une histoire rocambolesque, celle-ci en est une qui porte bien son nom : « capillotracté » - amené d’une manière forcée et sans raison évidente - entre dans la danse ! L’heure de la vengeance a sonné pour les « éco-responsables » qui mettent en garde contre l’ « obsolescence programmée » de certains produits de consommation dont la durée de vie ou d'utilisation est limitée dès leur conception afin d’amener les utilisateurs à les remplacer plus fréquemment sous couvert de dynamisme économique (imprimantes, ampoules, i-phones, etc.). Un mouvement d’actualité cherchant à défendre les droits des hommes jusque là réservés dans la société principalement aux femmes, comme par exemple, la garde des enfants accouche du mot « masculinisme ». Les Femen entrent dans la danse. Les associations de « Ansar Al-Charia » et de « Boko Haram » recouvriront également une description dans cette nouvelle édition. 

Ce bref aperçu du nouveau cru de mots rappelle que les mots ont une vie propre comme dirait George Orwell, inventeur du terme "novlangue" et que s'interroger sur sur le sens des mots contribue à lutter contre le faux langage, contre la folie du monde. Encore faut-il appeler un chat, un chat. Les insultes et le politiquement correct en viennent à se mêler au point de faire dire à Mélanchon, en parlant du Président Hollande, qu'il n'est qu'un capitaine de pédalo.

 

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Micheline PACE

(référencé in Tribune de Genève du 28 juillet 2014, p.18)

mardi, 01 juillet 2014

Le 2 juillet 2014, le Moma rend hommage à l'Architecte Daniel Grataloup

 

Grataloup2.jpgLe Moma (Musée d'Art Moderne de New-York) achète en 2012 des oeuvres de l’illustrissime architecte - urbaniste, Daniel Grataloup. (À préciser qu'il s'agit là d'une distinction dévolue à titre posthume en règle générale.)

Le 2 juillet 2014, ledit musée inaugurera un vernissage en son honneur (dont les oeuvres acquises font l'objet d'une exposition permanente).

"Toute construction doit être une oeuvre d'art." Ces mots sont de Daniel Grataloup. Ses constructions aux aspects surréalistes répondent aux exigences de l’humanité et découlent de différents systèmes sémiologiques non réductibles à la seule rationalité, qui font penser naturellement au premier habitat n’existant plus que dans notre monde onirique.

L'artiste-architecte s'est prêté au jeu de l'interview pour l'organe de communication des Nations-Unies, l' Unspecial N° 734 retracée ici telle quelle.

Monsieur Daniel Grataloup, qui êtes-vous ?
Après avoir fait l’Ecole des Beaux-Arts, j’ai été attiré par l’architecture. Or, l’enseignement de cette discipline à l’époque se résumait à la maîtrise de formes à angles droits. Il n’y à qu’à voir ces immeubles en verre qui ressemblent à des aquariums ! Cette démarche est totalement contre-nature et inhumaine ; c’est pourquoi j’ai opté de prendre le problème à l’inverse. Dans la nature, tout est courbe. En pratique, le principe était de prendre en compte les éléments naturels (déclinaison du terrain, lumière, vents, etc.) pour déterminer l’emplacement idéal des différentes pièces d’une maison, celle de la cuisine en premier. Le matériau qui s’imposait pour matérialiser ces nouvelles formes à donner s’est fait grâce au fer à béton souple pour épouser tous ces mouvements, ce qui a eu pour résultat une sorte de sculpture métallique, libre et toute en courbe, dans une volumétrie très naturelle. Ensuite, j’ai cherché le moyen de réaliser l’habitat en fonction de ce qui précède. Pour ce faire, j’ai utilisé la méthode du béton projeté (composé de ciment, d’eau et de granulats). En conclusion, je veux concevoir toute forme d’habitat adaptable en toutes circonstances et sous n’importe quelle latitude.

Qu’avez-vous réalisé en premier, en Suisse ? Grataloup3.jpg
Par mes conceptions et grâce à mes techniques protégées par un brevet d’invention, le Temple de la Chaux-de-Fonds (1969- 1972) a pu voir le jour. Ainsi, ce temple sur les terres de Le Corbusier, maître des figures cubiques, qui se voulait au départ œcuménique, remplit bien sa fonction… Cette œuvre, avec son plan ellipsoïdal, fut reconnue comme une première mondiale ; pour cette raison, elle fut classée en l’an 2000.

Comment êtes-vous arrivé à vous imposer dans ce monde si normatif et normalisé ?
J’ai pensé qu’il était impératif de renouveler l’architecture… Autrefois, les architectes et les artistes étaient de véritables créateurs à qui on n’imposait aucune réglementation. Le carcan administrativo-juridique empêche en principe toute innovation et toute recherche. Ce qui est bien sûr aberrant car il n’y a pas de progrès sans recherche. Les autres domaines l’ont compris, sauf celui de l’architecture, et cela constitue un crime contre l’esprit : avec les moyens actuels, on devrait pouvoir exprimer les aspects novateurs de la branche, d’autant que les utopies d’hier sont les réalités d’aujourd’hui et les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain.

70914036.jpgQuelles sont les grandes périodes de l’art architectural dans l’histoire ?
On observe quatre grandes périodes de création en matière d’architecture. Chacune de ces quatre périodes ayant transformé radicalement l’architecture, elles réunissent quatre paramètres fondamentaux:

  • Nouvelle conception de l’espace
  • Création de nouvelles structures
  • Utilisation de nouveaux matériaux
  • Utilisation de nouvelles technologies

Ces quatre paramètres ont été réunis pour la première fois dans l’Antiquité grecque avec le Parthenon. Ensuite, il fallut attendre plus de mille ans pour découvrir une conception réunissant ces quatre points avec l’art gothique.

Sept cents ans après, soit au 19e siècle, on assiste à une nouvelle conception de l’architecture grâce au principe de l’espace lié à la vitesse dont l’invention du chemin de fer en est l’expression et les nouvelles technologies qui ont émergé avec la grande industrialisation.

De nos jours, nous retrouvons ces quatre paramètres réunis grâce à l’étude des circulations et de la gestuelle concrétisées in situ dans l’espace. Cette nouvelle grammaire est en voie d’accoucher d’une nouvelle architecture, qui sera plus humaine, plus fonctionnelle, plus individualisée, plus économique, beaucoup plus variée, et d’une esthétique inédite. C’est pourquoi je suis très attaché à la création d’un centre de recherche pour l’architecture destiné à poursuivre l’innovation.

Que pensez-vous de l’urbanisme du futur ? coques.jpg
Depuis de nombreuses années, j’effectue des recherches sur l’habitat et l’urbanisme du futur. Je pense que l’habitat devrait se personnaliser de plus en plus et permettre une plus grande souplesse d’utilisation. C’est la raison pour laquelle j’ai illustré mes idées dans une gigantesque maquette – la plus haute du monde : 100 m2 de surface, 4 m de hauteur, 1200kg – réalisée en 35 mille pièces – dont des éléments ont été achetés par le Musée d’Art moderne (MoMA) de New-York. Elle inspire la Chine… Enfin, l’institution m’a fait l’honneur d’acquérir l’ensemble des études préliminaires de ce grand projet accompagné de six maquettes dont certaines atteignent 2,20 m de hauteur, lesquelles feront partie de l’exposition permanente.

 

Micheline Pace

(référencé le 2 juillet 2014 in Tribune de Genève, p.11)

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dimanche, 15 juin 2014

Symposium sur le paralympisme au Palais des Nations-Unies

Un Side Event sur "l'Egalité dans le sport" est organisé lundi 16 juin à 12 h 30 en Salle 19, animé des personnalités de haut vol :

 

 

 

 

THE PERMANENT MISSION OF GREECE TO THE UN OFFICE IN GENEVA AND THE PERMANENT MISSIONS OF BRAZIL, GABON, THE REPUBLIC OF KOREA, NEW ZEALAND AND THE UNITED STATES, HAVE THE PLEASURE TO INVITE YOU TO A


 

SIDE EVENT ON «EQUALITY  IN SPORTS», MONDAY 16 OF JUNE 2014,

IN ROOM XIX, OF THE PALAIS DES NATIONS, FROM 12.30-14.45


 

MODERATOR: Ambassador  Regina Maria Cordeiro Dunlop, Permanent Representative of  Brazil        

WELCOME NOTE: Ambassador Baudelaire Ndong Ella, Permanent Representative of Gabon, President of the Human Rights Council

OPENING REMARKS: UN High Commissioner for Human Rights Mrs Navi Pillay

 

SPEAKERS

Dr Sam Ramsamy, South Africa, Member of the International Olympic Committee

Mr Theodore Theodoridis, Greece, Deputy Secretary General of UEFA and Mr William Gaillard, France, Presidential Advisor, UEFA

Mrs Sunghee Park, Republic of Korea, PhD in Sports Psychology, National Tennis Team in Atlanta 1996 and Sydney 2000 Olympics, participant in all grand slam tennis tournaments

Mr Duane Kale, N. Zealand, Paralympic Swimmer, four Gold Medals, Atlanta 1996 Olympics

Mr Dimitris Mouyios, Greece, Silver Medal, Rowing, Beijing 2008 Olympics

Mr Stevy Worah Ozimo, Gabon, Professional Basketball Player and Chief Executive Officer of Stevy Worah Ozimo Youthsports Academy

Mr Brian Kitts, U.S. co-founder You Can Play, an organization against homophobia in sport

 

paralympisme1.jpgRespect des règles du jeu, de l’adversaire, dépassement, esprit d’équipe, goût de l’effort, solidarité même dans le combat, mérite par les résultats, éducation dans et par le sport, éveil à la citoyenneté … les valeurs attribuées au sport et à son exercice sont communément admises, même si l’intention diverge selon les identificateurs. La vision humaniste qui s’en dégage remonte aux origines mêmes du sport, de son institutionnalisation dans le Péloponnèse par les célèbres Jeux Olympiques de 776 avant notre ère. La dimension citoyenne du sport a induit un phénomène parallèle où les valeurs de solidarité ont pris le dessus sans rien perdre à la magnificence de la performance entre êtres amoureux du sport dissemblables quant à la capabilité de fournir les mêmes prestations dans les mêmes conditions données, entraînant une forme d’exclusion. Le paralympisme s'est construit dans cette optique : les personnes frappées de handicap peuvent pratiquer le sport de leur choix.



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mercredi, 04 juin 2014

Le Bicentenaire et la question nationale

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Selon Susan Burns, Co-fondatrice et Vice-Présidente, Global Footprint Network, "Genève est un épicentre de leadership. C'est ici que certaines des idées les plus visionnaires au monde ont éclos et été lancées, avec le potentiel de changer le cours de l'humanité. Compte tenu des défis globaux auxquels nous voulons faire face au Global Footprint Network, c'est ici que nous devons être."

Durant des siècles, Genève s'est tissée une réputation internationale. On se souvient des premiers réfugiés religieux (et donc politiques), à commencer par les huguenots français; c'est ce qui fit dire à Robert de Traz en 1929, auteur de L'esprit de Genève : "L’esprit de Genève cesse d’être l’apanage exclusif des Genevois; il est invoqué par la plupart des nations de la terre. Le nom même de Genève, rayonnant au-dessus des significations particulières, subit l’étrange aventure de se Bi5.jpgtransformer en symbole".

Le symbole a été consacré par de multiples manifestations durant ce beau we de l'ascension commémorant le Bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Suisse grâce au débarquement des Confédérés - Soleurois et Fribourgeois en tête - au Port-Noir (le lac étant le seul accès à l'époque à la république indépendante). La Suisse sans Genève ne serait pas la Suisse et vice-versa ... Le mariage de raison qui a prévalu à cette  union sacrée aura eu raison pour l'intérêt de chaque "partie". Selon Pierre Maudet, Conseiller d'Etat et grand coordinateur de GE200, qui se déroule jusqu'au 19 mai 2015, cette signature s'est fait avec intelligence et en évitant un bain de sang.

Forte de sa tradition pacifique qui fit de cette cité lacustre le siège des organisation internationales, chantre de la négociation, Genève constitue un modèle pour beaucoup. "Merci à Genève de permettre aux citoyens du Monde d’avoir envie de se sentir Genevois", s'est exclamé avec joie Didier Burkhalter, Président de la Confédération et Ministre des Affaires étrangères, présent pour célébrer l'événement historique!
 
Neptune2.jpgLes activités qui ont jalonné la commémoration du 31 mai au 1er juin comme une horloge suisse avec brio ont été diversifiées, allant des jeux de l'eau à la dégustation de produits de terroirs, sans oublier le mémorable défilé habillé de tous les acteurs à l'origine de cette alliance.
 
Même si le pays n'est pas considéré comme une nation selon les canons usuels qu'on donne à cette notion, il n'en demeure pas moins que l'acte volontaire qui l'a fondé n'a rien à envier aux brasiers ou autres feux de paille. Par des procédés très sophistiqués, la Suisse a su reconnaître les siens, asseoir des procédures institutionnelles lui garantissant à la fois des valeurs de solidarité et des libertés publiques en misant sur la matière grise, ce qui lui a conféré la possibilité d'une cohabitation entre régions culturellement très différentes, si bien décrites dans Watching Switzerland du Britannique Diccon Bewes, best-seller en 2010. Peut-on encore prétendre aujourd'hui avec Talleyrand qu'il y a dans le monde cinq continents et il y a Genève!?!?
 

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vendredi, 30 mai 2014

Le phénomène Matteo Renzi ou l'ère du démocratisme

 

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« Miracle à Rome ! », se sont écriés quelques commentateurs au lendemain des votations européennes. « De quel bois se chauffe-t-il ? », se demandait tout observateur le jour de son accession à la plus haute marche du pouvoir, à la suite d’opérations machiavéliques pour faire chuter son camarade de parti, Enrico Letta (trop proche de son opposé et rival, Silvio Berlusconi, par ses liens de parenté avec Président de Mediaset, cause des déboires judiciaires du Cavaliere)?

Lui, qui sut avec brio prendre la balle au vol, aura achevé sa course au fond des filets et non sur la barre, comme le préconisaient certains pronostiqueurs pour son passage à l’action, alors que les mouvances europhobes ont eu le vent en poupe par dégoût des castes au pouvoir.

Matteo Renzi, le plus jeune dirigeant politique européen marque les esprits par son empreinte à faire de la politique autrement, bousculant les codes à l’œuvre, défiant les vétos et dépassant les crédos.

Le « Rottamatore » (=le démolisseur) a été plébiscité contre toute attente, coiffant au poteau ainsi son véritable rival, le bouffon devenu roi, Beppe Grillo (mouvement 5 étoiles).

Incarnerait-il l’homme qui sut dépasser les tentations nihilistes dans une époque où d’énormes sottises, devenues clichés, fondent des décisions capitales par le jeu d’action-réaction? Beaucoup le voyaient comme l’alternative au bipolarisme boiteux dont se faisait le théâtre l’Italie (à l’instar d’autres démocraties alentours), troisième puissance économique européenne comme en attstent sa balance commerciale et son fort taux d'exportations.

Il avait promis qu’avec lui, la politique ne serait pas ennuyeuse. Promesse tenue !

Au-delà des déclarations d’intentions qui n’engagent que ceux qui les entendent, le « tout est possible » apparaît comme une évidence plutôt qu’un choix savamment orchestré avec les coups à la Renzi. Son axe, il le trace en pourfendant des idées reçues érigées en dogmes « irréfutables » autant que débiles, pris singulièrement, créant une novlangue propre à chaque parti : Matteo Renzi dirige ses efforts pour diminuer les impôts des plus bas revenus, injecter quelques milliards dans l’économie et encourager les partenariats privé-public sans considération idéologique arrêtée faisant fi de tous les -ismes possibles. (Il n’hésite pas à « vendre » des monuments historiques et artistiques d’importance contre l’exigence de les restaurer, par exemple).

Sa formule magique consisterait-elle à combler le fossé entre le dire et le faire (que séparait un bras de mer, comme le déplorait son prédécesseur Machiavel) ? Volens nolens, la péninsule italienne - malgré son anomalie (ou son exception) foncière à être gouvernée par un Chef non élu - a détoné dans le concert des nations en confirmant l'élan d'un homme d'Etat dynamique, qui sait donner envie d'avoir envie.

Le nihilisme d’atmosphère dont la vertu principale n’aura engendré que cacophonie, blocages assurant le maintien au pouvoir de caciques se faisant passer pour les tenants de l’équilibre, est peut-être en passe de se transformer en une culture politique nouvelle, en faisant du miracle autre chose qu’un mirage.

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dimanche, 18 mai 2014

Vocabulaire de la famille et sueurs froides pour les notaires

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 Les aventures des familles peuvent engendrer des situations parfois bien cocasses. De nouvelles formes de famille ont déjà vu le jour suite à l'avènement de nouvelles technologies et de l'évolution sociale. On remarquera heureusement que la notion d'enfant légitime ou naturel (donc illégitime) qui a sévi pendant des siècles a été abandonné; l'ineptie dépassée, un changement dans l'argument juridique s'en est suivi.

Le vocabulaire n’est déjà pas toujours évident … Un beau-frère peut désigner tout autant le mari de sa sœur que le frère de son mari (ou de sa femme). Mais là, il va y avoir du pain sur la planche pour  les notaires (et leurs généalogistes) en charge de régler les successions !

 

Voici un exemple de ce qui les attend :

- Je suis un homme de 27 ans et je me suis marié à une divorcée de 46 ans, mère d'une fille de 25 ans. Comme cette dernière aime les hommes mûrs, elle s'est éprise de mon père qu'elle a épousé !


Dès lors, mon père est devenu mon gendre, puisqu'il a épousé ma belle-fille.

Mais, dans le même temps, ma belle-fille est devenue ma belle-mère, puisqu'elle est désormais la femme de mon père.

 Là, le notaire commencera déjà à transpirer…

 Or, ma femme et moi avons donné naissance à un fils.

Cet enfant est naturellement devenu le frère de la femme de mon père… c'est à dire le beau-frère de mon père.

Et, dans le même temps, il est devenu mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère.

Mon fils est donc mon oncle !

Là, le notaire se fait apporter un Doliprane par son clerc… Mais il n'est pas au bout de ses surprises !

En effet, mon père et sa femme ont donné le jour à un garçon qui, de fait, est devenu mon frère puisqu'il est le fils de mon père… mais aussi mon petit-fils puisqu'il est le fils de la fille de ma femme.

 Je me retrouve ainsi le frère de mon petit-fils !

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Une devinette pour une petite dernière :

Dans une famille, il y a deux fils, deux pères, et pourtant, ils ne sont que trois.
Comment est-ce possible ?


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jeudi, 24 avril 2014

Juste pour le plaisir (une image peut dire ce que les mots ne peuvent) 3 et fin

 

 

"Tu ne prends pas une photographie, tu la crées", affirmait Ansel Adams. Quelques-unes captées en un moment unique - au bon moment - tendent à parer la réalité de surréalisme ... Qui sait toujours ce qu'on voit?

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