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mardi, 04 novembre 2014

Quel est le mode de transport idéal ?

 

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Un questionnaire des Etats Généraux des transports a été soumis à la population.

 

12'000 personnes volontaires ont joué le jeu en répondant aux 44 questions posées par les autorités genevoises, dont le but est de tirer quelques (r)enseignements.

À l’heure du Grand Genève, des interrogations au sujet de la circulation et du mode de transport possible se posent de manière encore plus insistante bien que "la guerre des transports" date de plus d'un siècle. Les décors changent mais les problèmes restent? Pas forcément.

La problématique du transfert modal a bel et bien évolué au gré du boom démographique et des nouvelles technologiques. Et le choix du mode de se mouvoir s'est élargi au niveau individuel, ce qui ne va pas sans besoin d'un cadrage.

Il n’a pas fallu attendre l’entrée en vigueur de la Convention de Schenger en 1995 pour asseoir cette liberté de circulation… A contrario, les déplacements sous l’Ancien Régime faisaient l’objet de contrôles très stricts en ce qui concerne tant les personnes que les marchandises. Dès 1948, singulièrement avec la Déclaration universelle des droits de l’homme, elle s’est affirmée et la possibilité d’utiliser tel ou tel mode de transport s’est aussi accrue : pour me rendre à Paris ou à Florence, j’ai le choix de prendre la voiture, le train ou l’avion (pour n’en citer que quelques-uns parmi les plus habituels).

Cette enquête a le mérite d'appeler les citoyens à une concertation, étape préliminaire à la négociation dans une démocratie vivante comme l'est notre pays.

Comme promis, les résultats sont révélés en ce mois de novembre.


 

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mardi, 28 octobre 2014

L'essor économique de Djibouti présenté à l’OMC

 

 

Djibouti1.gifZoom sur Djibouti. Ce petit pays de moins d’1 million d’habitants constitué en 1977 dans la Corne d’Afrique, vient de présenter son bilan économique à l’OMC.

Une forte délégation a été conduite par S.E M. Mohamed-Siad Doualeh, A mbassadeur plénipotentiaire de Djibouti à Genève ; le Ministre du Commerce, M. Hassan Ahmed Boulaleh, Ministre du Commerce de Djibouti, a fait le déplacement pour présenter  le second examen de la politique commerciale de l’état djiboutien, le premier ayant été exposé en 2006. Il en a dégagé une vision économique, tout en soulignant les contraintes et les efforts déployés selon 18 indicateurs référencés par l’organisation internationale.

Sa place géographique lui confère une qualité particulière, celle d’’incarner un carrefour commercial entre l’Afrique et l’Asie et singulièrement la péninsule arabique.  Les échanges de toute nature à travers les siècles en ont fait un pays cosmopolite. Djibouti est reconnu par ailleurs comme étant un pays très stable de la Corne de l’Afrique. Cette donnée engendre les conditions essentielles à un développement socio-économique durable du pays ainsi que la poursuite des échanges internationaux, nord-sud et sud-sud, et la valorisation des actions d’intégration régionale. Les résultats viennent appuyer cette observation de manière significative : une croissance forte a été enregistrée entre 2007 et 2013, réalisant une progression du PIB de 5% d’année en année ; les investissements directs étrangers (IDE) et les activités portuaires forment les deux causes principales du développement libellé. Les autorités djiboutiennes prévoient subséquemment d’importants investissements pour développer les infrastructures assurant au pays sa place stratégique au sein de la COMESA, dont l’augmentation de l’approvisionnement énergétique et hydrique.

Djibouti2.jpgCes projets permettront d’attirer les entreprises et continuer à favoriser la création d’emploi. À noter que les conditions de vie de la population ont été largement améliorées depuis le dernier examen : le revenu par habitant serait passé de 850 à 1200. C’est ce qui fait dire à M. Roberto Azevêdo, dircteur général de l’OMC, que Djibouti sera le Singapour de cette région de l’est-continent africain. Comme disait le philosophe romain Sénèque, il n’y pas de vent favorable pour qui ne connaît pas son port. Djibouti a prouvé qu’il sait où il va … Dans le cadre de Vision 2035, la République de Djibouti tient à mettre l’accent sur la création de 6 ports supplémentaires aux existants ; visant à promouvoir son énorme patrimoine naturel et culturel, Djibouti prévoit le développement du secteur touristique, notamment en prolongeant les circuits ethiopiens, en partenariat entre les deux états. Les pays du Golfe goûtent déjà depuis longtemps des potentialités touristiques mis en place par Djibouti.

 

 

Micheline PACE

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vendredi, 24 octobre 2014

La langue malmenée jusque dans ses entrailles

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Bescherelle1.jpgPropos/Interrogation. La confédération britannique de l’industrie a demandé à 300 entreprises de classer les langues étrangères les plus utiles, apprend-on dans le Cahier de la Grammaire N° 157 (automne2014). Le français arrive en tête. La longue tradition de la langue diplomatique, prolongée par son statut de 2e langue internationale, est sauve. On  l’oublie souvent : les Lumières auront largement contribué à la rendre universelle en véhiculant les principes d’auto-détermination des peuples, l’instrument de l’émancipation sociale et de l’égalité fondamentale de chaque individu devant la loi et les règles du jeu en vigueur dans toute société qui se respecte, d’où l’émergence d’institutions pour la communauté des nations.

Le dernier Sommet de la Francophonie, à Kinshasa, a constitué une avancée incontestable dans la prise de conscience par les dirigeants francophones des nouveaux enjeux linguistiques dans ce monde multipolaire, affirment Dominique Gallet et Jean-Louis Roy.

Et alors ? On est parfois surpris, au gré de nos déambulations, de constater à quel point la langue est maltraitée, même dans des expressions simples et usuelles, à tel point d’échapper à tout correcteur potentiel avant sa mise en bouche. Le site Bescherelle. Ta mère nous en donne régulièrement un florilège. Puisse le prochain Sommet de la Francophonie organisé les 29-30 novembre 2014 à Dakar - autour du sujet des femmes, des jeunes et de l'entreprenariat - attirer l'attention sur cette posture, qui veut qu'on se fiche des règles élémentaires de notre belle langue dans l'indifférence générale, faisant de conventions séculaires! De toutes les valeurs, il est stipulé que l'éducation est une valeur universelle, indivisible et transversale; investir dans la correction des locutions Bescherelle2.jpgécrites n'est pas une dépense (inutile). Il en va de la maîtrise de son expression, donc de l'être. Car une phrase, c'est tout ... on ne fait rien sans phrase : on prête serment avec une phrase, on déclare son amour ou la guerre avec une phrase, le fait de nommer les choses ne se peut se passer sans phrase. Il en va de la préservation de notre patrimoine culturel et historique.




(cité dans la Tribune de Genève, week-end du 25-26 octobre 2014)

 

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vendredi, 17 octobre 2014

Cellou Dalein Diallo, Chef de file de l’opposition de Guinée-Conakry, de passage à Genève, nous parle d'Ebola

 

 

Le virus d’Ebola poursuit sa propagation. Son spectre hante toutes les discussions depuis cet été. On vient d'apprendre qu’un passager d’Air France, sur le vol Madrid-Paris, présentant des symptômes de la maladie a été hospitalisé en urgence. Cellou Dalein Diallo, Anc. Premier Ministre, Président de l'UFDG et Vice-Président de l'Internationale Libérale, séjourne actuellement à Genève pour rencontrer des Guinéens de Suisse et participer à un symposium économique de haut niveau où il est inévitablement aussi question d'Ebola.


-         -  L’Ebola a fait plus de 4000 morts depuis son apparition en Guinée-Conakry. Quelles sont pour vous ses répercussions sur les plans politiques et du développement ?

Cellou.jpgCellou Dalein Diallo : "La situation s’aggrave aussi bien en Guinée que dans les pays avoisinants, la Sierra-Leone et le Libéria. Ce drame s'est accentué à cause de la mauvaise prise en charge de le cette crise sanitaire sans précédent par les Etats concernés. Le Président de Guinée, Alpha Condé, a voulu ménager l'image du pays en prenant beaucoup de retard pour y faire face. tout en critiquant les organismes internationaux qui se sont rendus sur les lieux, arguant qu'ils se font de l'argent sur le malheur des victimes et en créant la psychose à l'échelle mondiale. C'est seulement le 23 mars 2014, qu'il a commencé à en parler alors qu'Ebola a fait son apparition en décembre 2013, déjà! Près de 4500 morts sont recencés dans les régions touchées; 831 décès et 145 personnes hospitalisées ont pu,être comptabilisées seulement en Guinée. Plusieurs facteurs expliquent cette indigence, évidemment ... La circonscription des localités touchées par le fléau a mis beaucoup de temps si bien que le virus a pu se propager, au-delà des frontières, jusqu'à la sous-région. La Sierra-Leone et le Libéria sortent d'une guerre effroyable, ce qui signifie que les deux pays étaient très affaiblis, à tous points de vue, pour affronter une telle maladie. Les répercussions sur le développement sont tangibles. En Guinée, on observe un taux de croissance extrêmement bas depuis le nouveau régime, à savoir 2,3% alors qu'en Sierra Leone, il s'élève à plus de 14% et au Libéria, aux alentours de 8%. Avec le rythme de la propagation de la maladie, on assiste à une recrudescence de besoins et un recul dans le développement socio-économique.  Le manque de solidarité avec ces pays n'a pas aidé à l'éradication du virus dès son origine. Il faut que plus de moyens financiers mais surtout humains soient déployés, en mettant en place les infrastructures sanitaires nécessaires. "

Cellou Dalein Diallo rappelle son parcours : économiste de son état, il a été directeur général de la Banque Centrale de la Guinée, avant d'embrasser la carrière politique. Il fut battu aux élections présidentielles de 2010 tandis qu'il avait comptabilisé 44% des suffrages sur les 25 candidats au 1er tour et Alpha Condé, 18%; mais au 2e tour, il a été décrété qu'Alpha Condé avait emporté les élections avec près de 52%. Le charismatique président de UFDG revient d'une longue tournée en Amérique et en Europe. Il en appelle à la communauté internationale à accroître de manière significative les moyens tant logistiques qu'humains pour endiguer le fléau. Son séjour à Genève s'est terminé par une rencontre des plus chaleureuses avec la diaspora guinéenne résidente en Suisse, occasion rêvée pour présenter ses voeux en faveur de la construction d'une nouvelle Guinée dans un esprit fédérateur.

    Micheline PACE


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dimanche, 12 octobre 2014

Patrick Modiano nobélisé

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Le Nobel de littérature attribué cette année à l’écrivain français, Patrick Modiano, remplit de joie les amoureux de la belle langue et les critères décidés par le fondateur des ces prix prestigieux, Alfred Nobel. L’œuvre de Patrick Modiano  fait preuve d’un puissant idéal dont la percée du mystère en tisse la trame. Né en 1945 à Boulogne-Billancourt, il n’aura de cesse d’extraire la quintessence de cette période trouble dans le Paris de la Seconde Guerre mondiale, en dessinant les contours – souvent flous – le destin de personnages en apparence ordinaire englués dans ou responsables des événements tragiques dont le poids pèse encore même sur les générations futures, qui ne les ont pas vécus.

"Je n'avais pas 20 ans mais ma mémoire précédait ma naissance", s’exclamait Modiano, à l’occasion de sa rencontre avec Raymond Queneau, ami de sa mère, dont le souvenir le hantera toute sa vie, pour son manque de tendresse. La mélancolie qui se dégage dans ses écrits est le reflet de l’abandon, la perte, la mémoire (ou l’oubli), la recherche d’un temps perdu que l’on ne sait pas toujours s’il est rêvé ou vécu, remémoré ou inventé, peut-être aussi parfois désiré à l’image d’un manque irrémédiable impossible à dater et à en connaître l’objet.

Son premier roman « La place de l’étoile » publié en 1967, à 22 ans, donne le ton. Le récit – dans le genre autobiographique où le narrateur est le personnage central – d’un juif antisémite appartenant à la Gestapo française et vivant à Genève, mêle réalité et fiction, au point de dégager ce qu’il sera convenu de qualifier de  modianesque  tout personnage ou toute situation à mi-chemin entre logique et absurde, ombre et lumière, existence et imaginaire, romantisme et roman policier en trompe-l’oeil. « Je ne puis donner la réalité des faits, je n’en puis présenter que l’ombre », insiste le Lauréat du Prix Nobel de Littérature 2014, récompensé pour ses ballades dans le passé sur lesquelles planent quête identitaire sans fin, secrets et révélations, informations et mystères jamais élucidés, jeux de faux-semblants et dévoilement de choses inattendues, le doute entre vérités établies (officiellement) et réalités souterraines, le plus souvent tues, au nom d’une raison d’état, à jamais obscure.

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lundi, 08 septembre 2014

La Genève internationale a son jour de commémoration au plan national

 

Suisse-ONU.jpgUne journée suisse de la Genève internationale est en train de prendre forme suite au traitement favorable de la motion 13.3962 déposée par l’ancien Conseiller national, Luc Barthassat en septembre 2013, élu depuis lors Conseiller d’Etat. Un groupe parlementaire – où siège son successeur, Guillaume Barazzone - est constitué à Berne pour définir les points à réaliser.

 Il y a une journée internationale pour toutes sortes de sujet et il apparaît bel et bien qu’une telle initiative arrive à point nommé après plus de soixante ans d’existence du siège des organisations internationales à Genève, dont la renommée mondiale n’est plus à démontrer, ses retombées économiques non plus. Or, Genève sans la Suisse n’est rien et vice-versa. Haut lieu incontournable de négociations tant politiques qu’apolitiques, la Genève internationale apporte à la Suisse une visibilité  et représente un modèle démocratique pour de très nombreux pays dans le monde. C’est autour de cet axe que s’inscrit l’intérêt d’une telle journée commémorative. De Solférino au Conventions de Genève dont on vient de fêter le 150e anniversaire, en passant par le 50e de la CNUCED célébré en juin dernier dans l’enceinte du Palais des Nations-Unies pendant trois jours consécutifs, aux récentes Conférences sur la Syrie ainsi que sur la question du nucléaire iranien, Genève offre une plate-forme sans égal qu’il convient de célébrer pour mieux faire perdurer son esprit et ses actions de première importance.

Le Conseil fédéral a donc accepté cette proposition avec enthousiasme, relevant surtout son aspect stratégique pour asseoir la positon de Genève et par là de la Suisse à travers le monde en se dotant d’un meilleur outil de communication de et sur la Genève internationale. Une telle journée nationale aurait aussi pour conséquence de consolider un sentiment d’appartenance entre les différents cantons autour d’événements concrets tels que l’étude dans les écoles du pays de cette réalité (encore trop souvent méconnue par les autres cantons autres que celui du bout du lac), mais également  via les ambassades helvétiques. On sait combien le gouvernement soutient la Genève internationale à travers les budgets importants affectés à la rénovation des bâtiments onusiens, aux structures d’accueil des fonctionnaires internationaux ou encore à l’accroissement des mesures sécuritaires qui permettent la viabilité d’une telle institution unique en son genre basée sur des valeurs pacifiques efficaces. C’est le bon moment pour mettre en avant tous ces atouts.

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lundi, 01 septembre 2014

Quelques perles pour la rentrée

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Beaucoup moins d’articles sur ce blog. Le manque de temps y est pour beaucoup. Sans oublier la variété des supports et leurs codes propres. Mais cette rentrée mérite bien qu’on s’y arrête quand même un peu.

Les nouveaux mots de la langue française n’échappent pas à la règle de l’intégration d’anglicismes ... avec une question lancinante à propos du selfie : est-ce Obama qui aurait matérialisé cette mode largement diffusée par tous les réseaux à la vitesse grand « v » en décembre dernier lors des obsèques de Mandela ? Toujours est-il que le terme a été gravé dans les dicos dès l’édition successive (contrairement à l’expression helvétique « déçu en bien », par exemple, également inscrite au panthéon.)

Il est courant de dire que le français serait plus répandu si son orthographe était plus simple. Le grec – langue à laquelle doit beaucoup étymologiquement - a su faire sa réforme en abandonnant moult accents, certes. Chaque langue renferme des locutions idiomatiques particulières et cet aspect fait le charme de chacune.

Les aberrations frisant le contre-sens ne manquent pas. En espérant que ces exemples vous  feront sourire au pire ou vous apporter une nouvelle information, voici quelques perles (tirées du Cahier de la Grammaire n°156, été 2014) :

 

Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d’avoir couru ?

*****

Pourquoi parle-ton des quatre coins du monde de la terre, alors qu’elle est ronde ?

*****

Pourquoi appelle-t-on un coup de grâce le coup qui tue?

*****

 Pourquoi remercier un employé quand on veut se séparer de lui?

*****

 Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes disent à la fois qu'elles veulent louer un appartement?

*****

Pourquoi dit-on qu'on passe des nuits blanches lorsqu'on a des idées noires ?

*****

Pourquoi parle-t-on d'avis partagés lorsque l'on ne partage pas le même avis?

*****

 En conclusion, réjouissons-nous que ce soient les meilleurs crus qui donnent les meilleures cuites.

 

On découvrira aussi non sans émerveillement les bourdes de la rentrée dans l'excellent site Bescherelle Ta Meire!!!

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dimanche, 27 juillet 2014

Nouveau millésime de mots

 

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Les vacances aident à la flânerie mais sonnent aussi le moment de la sortie des nouveaux dictionnaires. Si les mots ne sont pas de ce monde, ils reflètent pourtant un changement de vision. L’usage seul, donc le temps qui passe, décide de nouvelles appellations. Cette année ne fait pas exception : de nouvelles réalités sont exprimées, reconnues, répertoriées, codifiées. Incontestablement, l'homme se distingue des autres créatures par son pouvoir de nommer ce qui l'entoure.

Les nouveaux mots suivent les technologies, l’économie, les sciences, le politique parfois (bien que c’est le plus souvent l’inverse qui advient, heureusement, et il faut espérer que certains contenus sémantiques de certains événements l’emportent sur leur instrumentalisation entraînant une re-qualification selon les intérêts immédiats).

Le « selfie » - autoportrait numérique publié sur les réseaux sociaux - fait désormais son apparition dans le dico. Obama aurait-il lancé une mode en se faisant prendre en photo avec une première ministre scandinave (laissant entrevoir le mécontentement de son épouse) en décembre 2013 lors de la cérémonie d’adieu à Mandela ? L’urgence a certainement scellé le destin du mot … Les derniers rebondissements dans les affaires d’espionnage – Edward Snowden était un hacker que les autorités américaines ont voulu engager pour ces compétences - donnent « Cyberattaque » alors que cybercriminalité est déjà bien implanté. L’introduction de l’e-cigarette dans les mœurs il y a près de trois ans consacre le terme de « vapoter ». Après le baba et le bobo, est enfin consacré, ce en toute bonne logique le « hipster » qui désignait les amateurs de jazz dans les années ’50 et qui aujourd’hui prend sa revanche en labellisant le jeune citadin (new-yorkais en particulier) dont le style vestimentaire est empreint de second degré et à contrecourant : casquette, grosses lunettes et … barbe hirsute. « Hystériser » (qui n’est pas sans rappeler psychoter du millésime écoulé) se voit consacré pour avoir été utilisé par Harlem Désir ou François Barouin dans l’affaire de Leonarda et de son irrésistible retour. « Triper » - prendre son pied, s’éclater – accompagne enfin kifer. Pour une histoire rocambolesque, celle-ci en est une qui porte bien son nom : « capillotracté » - amené d’une manière forcée et sans raison évidente - entre dans la danse ! L’heure de la vengeance a sonné pour les « éco-responsables » qui mettent en garde contre l’ « obsolescence programmée » de certains produits de consommation dont la durée de vie ou d'utilisation est limitée dès leur conception afin d’amener les utilisateurs à les remplacer plus fréquemment sous couvert de dynamisme économique (imprimantes, ampoules, i-phones, etc.). Un mouvement d’actualité cherchant à défendre les droits des hommes jusque là réservés dans la société principalement aux femmes, comme par exemple, la garde des enfants accouche du mot « masculinisme ». Les Femen entrent dans la danse. Les associations de « Ansar Al-Charia » et de « Boko Haram » recouvriront également une description dans cette nouvelle édition. 

Ce bref aperçu du nouveau cru de mots rappelle que les mots ont une vie propre comme dirait George Orwell, inventeur du terme "novlangue" et que s'interroger sur sur le sens des mots contribue à lutter contre le faux langage, contre la folie du monde. Encore faut-il appeler un chat, un chat. Les insultes et le politiquement correct en viennent à se mêler au point de faire dire à Mélanchon, en parlant du Président Hollande, qu'il n'est qu'un capitaine de pédalo.

 

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Micheline PACE

(référencé in Tribune de Genève du 28 juillet 2014, p.18)

mardi, 01 juillet 2014

Le 2 juillet 2014, le Moma rend hommage à l'Architecte Daniel Grataloup

 

Grataloup2.jpgLe Moma (Musée d'Art Moderne de New-York) achète en 2012 des oeuvres de l’illustrissime architecte - urbaniste, Daniel Grataloup. (À préciser qu'il s'agit là d'une distinction dévolue à titre posthume en règle générale.)

Le 2 juillet 2014, ledit musée inaugurera un vernissage en son honneur (dont les oeuvres acquises font l'objet d'une exposition permanente).

"Toute construction doit être une oeuvre d'art." Ces mots sont de Daniel Grataloup. Ses constructions aux aspects surréalistes répondent aux exigences de l’humanité et découlent de différents systèmes sémiologiques non réductibles à la seule rationalité, qui font penser naturellement au premier habitat n’existant plus que dans notre monde onirique.

L'artiste-architecte s'est prêté au jeu de l'interview pour l'organe de communication des Nations-Unies, l' Unspecial N° 734 retracée ici telle quelle.

Monsieur Daniel Grataloup, qui êtes-vous ?
Après avoir fait l’Ecole des Beaux-Arts, j’ai été attiré par l’architecture. Or, l’enseignement de cette discipline à l’époque se résumait à la maîtrise de formes à angles droits. Il n’y à qu’à voir ces immeubles en verre qui ressemblent à des aquariums ! Cette démarche est totalement contre-nature et inhumaine ; c’est pourquoi j’ai opté de prendre le problème à l’inverse. Dans la nature, tout est courbe. En pratique, le principe était de prendre en compte les éléments naturels (déclinaison du terrain, lumière, vents, etc.) pour déterminer l’emplacement idéal des différentes pièces d’une maison, celle de la cuisine en premier. Le matériau qui s’imposait pour matérialiser ces nouvelles formes à donner s’est fait grâce au fer à béton souple pour épouser tous ces mouvements, ce qui a eu pour résultat une sorte de sculpture métallique, libre et toute en courbe, dans une volumétrie très naturelle. Ensuite, j’ai cherché le moyen de réaliser l’habitat en fonction de ce qui précède. Pour ce faire, j’ai utilisé la méthode du béton projeté (composé de ciment, d’eau et de granulats). En conclusion, je veux concevoir toute forme d’habitat adaptable en toutes circonstances et sous n’importe quelle latitude.

Qu’avez-vous réalisé en premier, en Suisse ? Grataloup3.jpg
Par mes conceptions et grâce à mes techniques protégées par un brevet d’invention, le Temple de la Chaux-de-Fonds (1969- 1972) a pu voir le jour. Ainsi, ce temple sur les terres de Le Corbusier, maître des figures cubiques, qui se voulait au départ œcuménique, remplit bien sa fonction… Cette œuvre, avec son plan ellipsoïdal, fut reconnue comme une première mondiale ; pour cette raison, elle fut classée en l’an 2000.

Comment êtes-vous arrivé à vous imposer dans ce monde si normatif et normalisé ?
J’ai pensé qu’il était impératif de renouveler l’architecture… Autrefois, les architectes et les artistes étaient de véritables créateurs à qui on n’imposait aucune réglementation. Le carcan administrativo-juridique empêche en principe toute innovation et toute recherche. Ce qui est bien sûr aberrant car il n’y a pas de progrès sans recherche. Les autres domaines l’ont compris, sauf celui de l’architecture, et cela constitue un crime contre l’esprit : avec les moyens actuels, on devrait pouvoir exprimer les aspects novateurs de la branche, d’autant que les utopies d’hier sont les réalités d’aujourd’hui et les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain.

70914036.jpgQuelles sont les grandes périodes de l’art architectural dans l’histoire ?
On observe quatre grandes périodes de création en matière d’architecture. Chacune de ces quatre périodes ayant transformé radicalement l’architecture, elles réunissent quatre paramètres fondamentaux:

  • Nouvelle conception de l’espace
  • Création de nouvelles structures
  • Utilisation de nouveaux matériaux
  • Utilisation de nouvelles technologies

Ces quatre paramètres ont été réunis pour la première fois dans l’Antiquité grecque avec le Parthenon. Ensuite, il fallut attendre plus de mille ans pour découvrir une conception réunissant ces quatre points avec l’art gothique.

Sept cents ans après, soit au 19e siècle, on assiste à une nouvelle conception de l’architecture grâce au principe de l’espace lié à la vitesse dont l’invention du chemin de fer en est l’expression et les nouvelles technologies qui ont émergé avec la grande industrialisation.

De nos jours, nous retrouvons ces quatre paramètres réunis grâce à l’étude des circulations et de la gestuelle concrétisées in situ dans l’espace. Cette nouvelle grammaire est en voie d’accoucher d’une nouvelle architecture, qui sera plus humaine, plus fonctionnelle, plus individualisée, plus économique, beaucoup plus variée, et d’une esthétique inédite. C’est pourquoi je suis très attaché à la création d’un centre de recherche pour l’architecture destiné à poursuivre l’innovation.

Que pensez-vous de l’urbanisme du futur ? coques.jpg
Depuis de nombreuses années, j’effectue des recherches sur l’habitat et l’urbanisme du futur. Je pense que l’habitat devrait se personnaliser de plus en plus et permettre une plus grande souplesse d’utilisation. C’est la raison pour laquelle j’ai illustré mes idées dans une gigantesque maquette – la plus haute du monde : 100 m2 de surface, 4 m de hauteur, 1200kg – réalisée en 35 mille pièces – dont des éléments ont été achetés par le Musée d’Art moderne (MoMA) de New-York. Elle inspire la Chine… Enfin, l’institution m’a fait l’honneur d’acquérir l’ensemble des études préliminaires de ce grand projet accompagné de six maquettes dont certaines atteignent 2,20 m de hauteur, lesquelles feront partie de l’exposition permanente.

 

Micheline Pace

(référencé le 2 juillet 2014 in Tribune de Genève, p.11)

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dimanche, 15 juin 2014

Symposium sur le paralympisme au Palais des Nations-Unies

Un Side Event sur "l'Egalité dans le sport" est organisé lundi 16 juin à 12 h 30 en Salle 19, animé des personnalités de haut vol :

 

 

 

 

THE PERMANENT MISSION OF GREECE TO THE UN OFFICE IN GENEVA AND THE PERMANENT MISSIONS OF BRAZIL, GABON, THE REPUBLIC OF KOREA, NEW ZEALAND AND THE UNITED STATES, HAVE THE PLEASURE TO INVITE YOU TO A


 

SIDE EVENT ON «EQUALITY  IN SPORTS», MONDAY 16 OF JUNE 2014,

IN ROOM XIX, OF THE PALAIS DES NATIONS, FROM 12.30-14.45


 

MODERATOR: Ambassador  Regina Maria Cordeiro Dunlop, Permanent Representative of  Brazil        

WELCOME NOTE: Ambassador Baudelaire Ndong Ella, Permanent Representative of Gabon, President of the Human Rights Council

OPENING REMARKS: UN High Commissioner for Human Rights Mrs Navi Pillay

 

SPEAKERS

Dr Sam Ramsamy, South Africa, Member of the International Olympic Committee

Mr Theodore Theodoridis, Greece, Deputy Secretary General of UEFA and Mr William Gaillard, France, Presidential Advisor, UEFA

Mrs Sunghee Park, Republic of Korea, PhD in Sports Psychology, National Tennis Team in Atlanta 1996 and Sydney 2000 Olympics, participant in all grand slam tennis tournaments

Mr Duane Kale, N. Zealand, Paralympic Swimmer, four Gold Medals, Atlanta 1996 Olympics

Mr Dimitris Mouyios, Greece, Silver Medal, Rowing, Beijing 2008 Olympics

Mr Stevy Worah Ozimo, Gabon, Professional Basketball Player and Chief Executive Officer of Stevy Worah Ozimo Youthsports Academy

Mr Brian Kitts, U.S. co-founder You Can Play, an organization against homophobia in sport

 

paralympisme1.jpgRespect des règles du jeu, de l’adversaire, dépassement, esprit d’équipe, goût de l’effort, solidarité même dans le combat, mérite par les résultats, éducation dans et par le sport, éveil à la citoyenneté … les valeurs attribuées au sport et à son exercice sont communément admises, même si l’intention diverge selon les identificateurs. La vision humaniste qui s’en dégage remonte aux origines mêmes du sport, de son institutionnalisation dans le Péloponnèse par les célèbres Jeux Olympiques de 776 avant notre ère. La dimension citoyenne du sport a induit un phénomène parallèle où les valeurs de solidarité ont pris le dessus sans rien perdre à la magnificence de la performance entre êtres amoureux du sport dissemblables quant à la capabilité de fournir les mêmes prestations dans les mêmes conditions données, entraînant une forme d’exclusion. Le paralympisme s'est construit dans cette optique : les personnes frappées de handicap peuvent pratiquer le sport de leur choix.



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