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vendredi, 17 septembre 2010

Report du second tour en Guinée

Le 7 septembre 2010, une conférence sur l’état des lieux de la transition en Guinée a eu lieu à Genève.

 

Sous la houlette du médiateur de la crise institutionnelle guinéenne, Monsieur Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, lors de cet accord entre les 2 candidats en lice pour le 2e tour le 3 septembre à Ouagadougou, Cellou Diallo de l’Union des Forces Républicaines de Guinée et Alpha Condé du Rassemblement du Peuple de Guinée, la RADDHO, entre autres organisations internationales soucieuses de la paix, reste très préoccupée par la montée de la tension entre les militants des deux candidats, soldée d’ores et déjà par la perte d’une vie humaine et une cinquantaine de blessés graves durant la nuit du 10 au 11 septembre de cette même année à Conakry.

 

Si la RADDHO a salué publiquement la signature de l’accord portant sur le code de conduite à adopter pour les élections présidentielles, force est de constater qu'il subsiste de réels risques de confrontations entre ethnies, partisans de l’un ou l’autre candidat, qui pourraient se terminer même en une guerre civile. Tout d'abord, elle condamne fermement ces manifestations violentes, incompatibles à la règle du jeu édictée lors du protocole d’accord indispensable pour la cohésion du pays.

 

Le fait d’avoir dû reporter la date du second tour prévue pour le dimanche 19 courant constitue un fait alarmant, notamment suite aux tensions d'une violence extrême survenues le week-end passé. Il est à espérer que chacun des organismes officiels mis en place pour ces premières élections démocratiques, dont le CNT, arrivent à assumer leurs responsabilités face à cet état de fait afin que tous ces efforts entrepris durant cette année ne finisse pas en un bain de sang. Le dépôt du matériel électoral a été incendié hier soir ... La Guinée est à l'heure actuelle dans une impasse qu'il serait de mauvais augure de miniser. La question subsiste : à qui profite ce report?