vendredi, 13 mars 2009

Référendum abouti

Le référendum "Halte aux Interdits" pour un réaménagement du territoire fermé permettant d’exister autant les fumeurs que les non-fumeurs ou encore les sporadiques a fait un tabac. Voilà, c’est fait ! Les Dissidents de Genève et la Société des cafetiers-restaurateurs devaient réunir 7000 signatures recevables au regard de la loi mais en recueilli … 14'458, soit plus du double du nombre attendu pour que soit validé un référendum. Le débat qui enfume les cénacles depuis quelques mois ne résume pas aux fumeurs et aux non-fumeurs; preuve en est que des membres des deux catégories font partie des associations faîtières.pulp-fiction.jpg

- La première leçon à tirer est que la défense des libertés publiques tient à cœur les Genevois.

- La deuxième est que les citoyens ont si bien intégré un principe de philosophie du droit, qui veut qu’il ne peut avoir de justice sociale quand un pourcentage de la population en est exclue, sans une réelle promotion des la liberté au sens courant du terme.

- La troisième, tout aussi réjouissante, réside dans le fait qu’ils ont refusé une loi imposée par le « haut » de manière péremptoire et s’opposant à une règle constitutionnelle. Privée de base légale, l’interdiction absolue de fumer dans tous les lieux publics s’est vue ensuite encadrée par une loi d’application adoptée par le Grand-Conseil, introduisant la possibilité de fumoirs (ce qu’elle ne dit pas, c’est si ces très suggestifs endroits protégés ressusciteront le style des modèles des années ’50 mais bon, ça n’est pas l’objet de la question, me direz-vous…)

- La quatrième est que les électeurs n’ont pas marché dans la combine instauré de toutes pièces par quelques hommes orgueilleux, assis sur un statut qu’ils ne méritent pas. À force de vouloir interdire tout ce qui peut l’être, sous prétexte d’un bien prétendument absolu, les hommes de pouvoir se sont tirés une balle (pas d’ordonnance, je vous rassure !). Or, l’épineuse question reste de savoir pourquoi des hommes de pouvoir notoirement reconnus pour leur incompétence demeurent en place alors que des harcelés continuent à errer dehors.

La fatwa lancée par quelques ayatollahs, grassement soutenus par un pouvoir public (le terme service public serait inapproprié, bien sûr) dont les mensonges et les positions hors-la-loi, manquant singulièrement de pédagogie, n’aura pas eu raison des électeurs, déjà souvent durement éprouvés, maltraités et somme toute déçus par l’arrogance injustifiée et l’absence de rigueur politico-juridique par l’organe même dont on est en droit d’attendre l’exemplarité des décisions selon les cadres formels en vigueur !

Bref, les signataires ont compris le sens de l’un des buts statutaires fixés au début de l’action dissidente : Prévenir, dénoncer et combattre le harcèlement des citoyens et des habitants aux prises avec des abus technocratiques imposés par des administrations ou des autorités investies de la puissance publique.


Cette semaine, les députés nationaux sont réunis dans la capitale fédérale ; comment considèrent-ils aujourd'hui cette fumante Genferei ?

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07:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : fumée, cigarette, interdiction, loi, liberté | |  Facebook