dimanche, 06 février 2011

Les caricatures de Mahomet valent 9 ans de prison au détracteur criminel somalien

K.W1.jpgQuand la caricature dépasse la réalité … Muhudiin Mohamed Geeles, ressortissant somalien âgé de 29 ans, a été condamné ce vendredi à 9 ans de prison par le tribunal d'Aarhus pour tentatives de terrorisme et d’assassinat.

Celui qui est surnommé « l’homme à la hache » par les journaux danois suite à un assassinat commis au Kenya qui le fit rapatrier au Danemark pour y être jugé, tenta, à l’aide d'une ... hache et d'un couteau, le 1er janvier 201, d’occire  Kurt Westergaard (cliquer ici), le dessinateur danois dont la caricature de Mahomet avec un turban en forme de bombe avait été publiée en 2005 dans le quotidien Jyllands-Posten (dessin de gauche). Pour sa défense, le Somalien justifia son geste en précisant que son intention n’était pas de tuer le caricaturiste mais plutôt de l’intimider et de le contraindre à cesser de se vanter d’avoir offensé le prophète Mahomet et ses disciples musulmans en le représentant ainsi.

Outre le fait que l'exercice de l'intelligence pose problème à certains et que la liberté d'expression reste parmi les droits les plus menacés dans le monde, surtout dans les cas où des vérités (pas toujours bonnes) sont dites, on le voit avec cette sordide histoire, l’intégration ne peut être pas le seul fait d’un corpus de traités juridico-politiques qui se passerait de la volonté de l’individu à intégrer les règles du pays d'accueil. À Rome, fais comme les Romains! Alors que la mère de Muhudiin Mohamed Geeles était arrivée de Somalie au Danemark en 1995, lui-même était venu peu après, adolescent, et avait bénéficié un permis de séjour en 1997 au titre du regroupement familial.

C’est la première fois qu’un tel  chef d’inculpation est retenu dans le pays scandinave. Il est question en outre dans cette condamnation d’expulser le criminel dans son pays d’origine.

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vendredi, 21 janvier 2011

Slim Amamou, blogueur tunisien, opposant, nommé ministre

 

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Une surprise n’arrivant jamais seule, le nouveau gouvernement tunisien succédant au départ précipité du désormais ex-président Ben Ali nomme un célèbre blogueur, militant de la liberté d’expression, technophile et opposant bien connu de l’ancien régime au poste de Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et au Sport.

 

Alors qu’il avait été arrêté pendant le déroulement des récents événements révolutionnaires, voilà Slim Amamou du côté des autorités, appelé par Mohammed Ghannouchi!

 

Ces jours-ci, s’est ouvert le procès du Somalien, auteur présumé de l’attaque monstrueuse sur la personne du caricaturiste danois de Mahomet, Kurt Westergaard. La liberté d’expression n’est jamais acquise, surtout quand il s’agit de dire des vérités qu’une norme sociale bien-pensante veut taire sous couvert de multiculturalisme.

 

En ce qui concerne l'élévation de l'attachant blogueur Slim Amamou, d'abord jeté en pâture, au rang des hautes personnalités, la défense des libertés se situe dans son propre pays, oppressé depuis trop longtemps par un dictateur qui a pillé son peuple à  hauteur de 4 milliards (un ambassadeur africain me disait aujourd'hui que ce devrait être plutôt 5 milliards).

 

Espérons que cette noble nomination ne soit pas qu’un miroir aux alouettes pour mieux étouffer la rébellion et le désespoir de la rue ! Souhaitons-lui d'être à la hauteur de la promesse de l'aube ! Slim Amamou a déjà prévenu qu'il "ne démissionnera pas pour faire comme les autres mais quand il le décidera". Puisse la maxime du philosophe des Lumières Montesquieu se réaliser : " La liberté politique ne se trouve que dans les gouvernements modérés... Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. " (in L’Esprit des lois)

20:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : slim amamou, tunisie, liberté de la presse, dictature, blog | |  Facebook