jeudi, 03 novembre 2011

L'écrivain Arthur Koestler au Club de la Grammaire

Le Club de la Grammaire

invite ce soir, jeudi 3 novembre 2011, à 18 h30 (entrée libre)

 

Robert STEUKERS pour une conférence à l’ING

à propos d’Arthur KOESLTER et son itinéraire hors du commun

 

Cet auteur fascinant dont l’intérêt littéraire constitue principalement dans sa manière et son art très personnels, presque naturels, de livrer ses mémoires, qui sont également la mémoire d’une époque, celle du siècle pour rien selon l’appellation commune de certains intellectuels.

Les souvenirs innommables du camp de concentration du Vernet font essentiellement la trame des ses romans, qui n’appellent qu’à dépasser toutes les idéologies et les réductions non phénoménologiques de ce bouillonnant et mythique 20e siècle dont les liens ne sont pas encore rompus avec l’actuel.

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dimanche, 01 mai 2011

Des rencontres en chair en os au Salon international du livre et de la presse

 

salonLivre.jpgLe Salon international du livre et de la presse bat son plein. On peut aimer ou pas la foule mais force est de constater que l’esprit y est matérialisé de manière généreuse. Qui a jamais prédit la fin de la littérature ?

 

Le livre numérique s’invite aux côtés du livre de poche sans concurrence. Aux USA, le premier aurait même dépassé le second … C’est Robert Darnton, le spécialiste du livre selon la formule consacrée, ancien professeur d’université, amoureux du 18e des Lumières et de la Révolution française … et responsable de la bibliothèque de Havard. Mais la crainte de la disparition du texte imprimé est désormais lointaine malgré la gratuité qui caractérise le e-book.

 

  • L’exposition « Ensemble contre l’injustice » d’Amnesty International qui fête ses 40 ans de projets démontrent de cette matérialité de l’intelligence humaine traduite en actes.
  • Grâce aux rencontres en chair et en os avec les auteurs et leurs commentateurs, on peut y découvrir les écrivains togolais Sami Tchak, haïtien Louis-Philippe Dalembert, franco-sénégalais Mahoud N’Dongo, ivoirien Venance Konan, avec ses Chroniques afro-sarcastiques, qui animera un débat mardi 3 mai à 13 h 00 aux côtés de Jean-Michel Olivier, grand auteur suisse primé en France avec son Amour nègre.
  • Pierre Alain, l’écrivain genevois et fondateur de l’Académie Romande, offrira un tour de chant racontant ses folies de jeunesse parisienne, en présentant son dernier ouvrage paru tout récemment : les Tribulations de Père la Lune (édit. Publi-Libris 2011 ISBN 9 782940 25171. Ce récit autobiographique nous accompagne sur les chemins de l’enfer parsemant la ville lumière pour accéder au paradis, ce par les yeux d’un jeune baroudeur de dix-sept ans, à l’image de Rimbaud qui clamait qu’on n’est pas sérieux à cet âge-là ! Des boissons et un buffet seront offerts à tous les participants, histoire de ne pas négliger les nourritures terrestres ...

 

livre_ouvert.jpg

« L'objet littéraire est une étrange toupie, qui n'existe qu'en mouvement. Pour la faire surgir, il faut un acte concret qui s'appelle la lecture, et elle ne dure qu'autant que cette lecture peut durer. Hors de là, il n'y a que des tracés noirs sur le papier.» (Sartre)

vendredi, 08 octobre 2010

Pierre Gripari au Club de la Grammaire

 

Le CLUB DE LA GRAMMAIRE
fondé par Honoré Snell en 1959 - affilié à l’Institut national genevois et présidé par Pascal Junod
Décerne le prix Vaugelas

CONVOCATION À L’ASSEMBLEE GENERALE 2010
Samedi 9 octobre 2010 à 16 heures précises
(Accueil des participants dès 15h30)
au café-restaurant « Le Papon »,
Rue Henri Fazy 1, 1204 Genève.
(Immeuble de l’Hôtel de Ville dans la vieille ville ; parking St-Antoine)

  

Apéritif offert par le Club de la Grammaire

Dès 17h 30 :  Soirée Pierre GRIPARI avec Anne Martin-Conrad,
co-auteur d’un GRIPARI avec Jacques Marlaud

dans la Collection «Qui suis-je? » (Pardès)
Exposé sur l’écrivain et lectures de textes de GRIPARI.

Animation avec le Dr Merlin (chansons sur des paroles de Pierre GRIPARI)

 


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 Pierre Gripari, décédé il y a tout juste 20 ans, a traversé son siècle comme un poète : il a mis en ordre avec des mots le chaos du monde, des images, des idées qui ont exalté, nourri ou détruit ses contemporains. Sa vie fut difficile, mais son engagement corps et âme dans la littérature nous laisse une œuvre précieuse pour tous ceux qui aiment lire. Connu et reconnu pour ses contes, il a aussi écrit 141 nouvelles, 14 romans, 34 pièces de théâtre, dont 21 pour la jeunesse, des anthologies, essais, poèmes…
 
La tâche de l’écrivain est de revivre et de réinterpréter à neuf des situations et des archétypes qui sont de tous les temps. Gripari raconte des histoires avec délectation, humour et profondeur. Loin de la littérature de laboratoire, en vogue dans les années d’après-guerre, il obéit à l’élan du rythme de l’histoire qui veut naître, qui veut s’écrire, qui veut émouvoir. Le réalisme est banni de son œuvre, mais la vérité y gagne : Tout au moins celle qui nous confronte à la tragique condition humaine, tout en nous donnant aussi les clés pour l’affronter.
 
Dans ce « Qui suis-je ? » Gripari, les auteurs, qui l’ont bien connu, mêlent informations biographiques et description de livres à l’analyse, en particulier en ce qui concerne Dieu… traité, il est vrai, comme un personnage purement littéraire, d’une manière qui n’appartient qu’à Gripari.
 
La sincérité caractérise toute l’œuvre de Gripari, qu’elle s’adresse aux enfants ou aux adultes, mais elle se mêle à une grande pudeur. Ce livre tente de mettre en valeur et d’éclairer l’exemplaire destinée de cet écrivain si original qui aimait expliquer son écriture :
 
 

« J’écris pour être aimé, longtemps après ma mort, comme j’ai aimé Dickens. J’écris pour faire du bien, comme Jack London m’a fait du bien, à quelques individus que je ne connaîtrai jamais, dont les pensées ne seront pas les miennes, qui vivront dans un monde que je puis concevoir. »



La soirée GRIPARI est ouverte à tous ; n’hésitez pas à inviter vos amis. Un repas convivial suivra à 20 h où chacun peut s'inscrire.
 


Club de la grammaire, case postale 3763, 1211 Genève 3
Tél. 022 319 42 41 – fax 022 319 42 43
pjunod@europae.ch


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jeudi, 15 juillet 2010

La filière suisse

Voici un livre de plage qui saura égayer les neurones et augmenter l’adrénaline! Tous les ingrédients d'un bon polar y sont renfermés (suspens, pub, sexe, armes, pouvoir, argent) ...SASsuisse.jpg

 

« Karl Kruger ouvrit les yeux et les referma aussitôt pour ne pas voir le plafond se gondoler. Ce n’est qu’à la troisième tentative qu’il parvint à garder les yeux ouverts sans éprouver une sensation de mal de mer … Il était couché de biais dans son lit de deux mètres sur deux, vêtu encore d’un superbe caleçon de soie mauve. En s’étirant, il heurta quelque chose de chaud et d’élastique : la croupe de Martha qui dormait encore à poings fermés. Elle aussi avait conservé son string.

         Le Suisse s’étira : leur tenue signifiait qu’ils n’avaient pas fait l’amour à la fin de la soirée. (…) Même si Martha avait tout fait pour l’allumer toute la soirée. (…) Il détestait baiser l’estomac vide. »

 

Les inconditionnels de Son Altesse Sérénissime ne seront pas déçus de ce roman d’espionnage dont l’histoire se passe pour une fois … en Suisse, aux bords du lac Léman !

 

Mais de quoi s’agit-il ? Le tome 182 de SAS évoque le marché noir de la bombe iranienne. On comprend instantanément que le thème du roman s'inspire tout droit de l’affaire des frères Tinner, (lesquels n’ont pas fini de défrayer la chronique malgré les apparences; un procès est attendu pour bientôt). 

 

L’action se déroule en deux temps :

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mardi, 03 novembre 2009

Les bons mots de Narcisse Praz

« L’humour est la politesse du désespoir. » (Georges Duhamel)

 

 

 

mots1.jpgOn pourrait recommander comme cadeau de Noël le dernier ouvrage du Valaisan Narcisse Praz (comme son nom l’indique), haut en couleur, qui a défrayé plusieurs fois la chronique Dictionnaire satirique des noms propres et malpropres (Slatkine) tant par sa truculence que pour son caractère à propos. Qu'on se souvienne des histoires des parcomètres ...

 

Né en 1929, il n’a eu de cesse d’engager sa plume pour pourfendre la pudibonderie et les hypocrisies ambiantes, sans jamais craindre de se faire des ennemis, voire la prison. Ce nouveau trésor poursuit la lignée des 199 numéros satiriques de La Pilule, du Crétin des Alpes ainsi que de … son fameux Dictionnaire insolent dont le succès fut immédiat et durable.

 

 

 

 Voici ce qu’en dit son éditeur :

 

« Dans son cahier N° 37, 1990, intitulé «L'éloge du rire», l'Alliance culturelle romande présente ainsi ses auteurs sélectionnés : «Derrière l'évidence d'une littérature romande austère, une réalité occultée : le rire. Les lettres de ce pays sont depuis trop longtemps présentées comme une plate-bande mortifère à force d'être vertueuse. Comme si le rire dans tous ses états, ce rire impur et craint, n'y avait jamais fleuri - s'efforçant de bousculer un consensus tant doloriste que raffiné.»

 

Qui a jamais dit qu’en Suisse, il n’y a pas d’humour parce que pas fantôme et donc d’esprit ?

Décortiquant les mots et plus singulièrement les motivations liant signifiants et signifiés, le satyre valaisan nous fait goûter encore une fois des morceaux d’anthologie avec une logique cul par-dessus tête.

Si une quittance est un certificat de bonne vie et mœurs capitalistes, le tournedos désigne l’après l’amour, tandis que le hara-kiri qu’on pourrait commettre suite à une panne ou un échec amoureux n’est que l'art de prendre son propre ventre pour une boîte de conserve et son sabre pour un ouvre-boîte ! Un seul impératif : le tout doit néanmoins s'écrire sans fote d’hortaugrafe.

 

mots2.jpg

À consommer sans modération (ou à discrétion comme il se dit usuellement dans la restauration pour certains plats) ! 

19:02 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : narcisse praz, littérature, humour, politique | |  Facebook