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samedi, 30 octobre 2010

Gorges Haldas s'en est allé rejoindre le panthéon

L'écrivain suisse Georges Haldas est décédé. De père italo-grec et de mère suisse, il aura vécu 93 ans d’intensité.

Bien qu’on ne connaîtra jamais son illustre mésentente d'avec Albert Cohen (comme dans les meilleures familles), on le sait né pour les livres … à tel point d’avoir animé une librairie Payot à la rue de l'Université à Genève.

Malade depuis plusieurs semaines, il s'éteignit dans les bras de sa compagne ...

La question de Dieu le titillait au point d’embrasser des études de théologie conjointement aux lettres.

On le rencontrait en train d’écrire dans les cafés … il aimait parler de la résurrection sans partis pris.

Son destin ne fut pas celui des poètes maudits : il reçut le Prix Schiller en 1971 et en 1977, notamment pour l’Emergence.

Son Boulevard des Philosophes rappelait un temps que les moins de quarante ne peuvent pas connaître.

Aussi Ulysse ou la lumière grecque préfigurait-il son destin homérique. Clairvoyant jusqu’au bout sur la condition humaine qu’il essaya de partager toute sa vie par l’écriture et les contacts chaleureux dont lui seul détenait le secret, il s’en est allé pour rejoindre le panthéon des écrivains qui comptent.

 

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mardi, 22 juin 2010

Vincenot à l'honneur

Le CLUB DE LA GRAMMAIRE

 

 

vous invite à sa prochaine conférence, la dernière avant les vacances d'été,

 

le Jeudi  24 juin 2010 à 19 heures (entrée libre) 

à l’Institut National Genevois (ING), Promenade du Pin 1, 1204 Genève

 

PIERRE VIAL

Historien, auteur de Vincenot, collection Qui suis-je ? 2010

 

HENRI VINCENOT (1912-1985)

 

livre.jpgHenri Vincenot est, dans la République des Lettres, un personnage parfaitement atypique. Sans doute aurait-il apprécié ce compliment car, au propre comme au figuré, il aimait marcher hors des sentiers battus. Il a longtemps porté en lui une œuvre que le public n’a découvert que très tardivement.

 

Dans ce « Qui suis-je ? » Vincenot, l’auteur nous montre comme le temps perdu a été très vite regagné, comment, en un temps et dans une société où l’anonymat, l’individualisme et la solitude frappent de plein fouet tant de personnes, l’œuvre d’Henri Vincenot continue à nous dire l’importance vitale de l’appartenance à des communautés organiques, le caractère salvateur de l’enracinement, l’impérative nécessité d’une identité – identité parfois niée, souvent oubliée -, que cette lecture nous conduit à redécouvrir. Car le conteur prend par la main celui qui ouvre un de ses livres pour la première fois et il ne le lâche plus ; non pour l’enfermer dans un univers purement livresque, mais pour lui ouvrir les portes d’une vie authentique, libérée des pesanteurs des mensonges et des dogmes de la modernité.

 

À ce titre, Vincenot est un éveilleur. Il connaît l’importance des initiations. Là où il est, il contemple avec ses yeux malicieux et son sourire un peu narquois, sous sa moustache de Gaulois, les pauvres insectes qui s’agitent fébrilement, mais en vain, dans la termitière. Et il montre du doigt, à ceux qui veulent bien regarder et qui méritent de l’entendre dire, le chemin des étoiles.

 

 

 

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