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lundi, 14 juin 2010

Enfin libre!

 

« Le plus grand mal, à part l’injustice, serait que l’auteur de l’injustice

ne paie pas la peine de sa faute. » (Platon, Gorgias)

 

 

Il est libre Max ! Y en a même qui l’ont vu voler ! Enfin, l’otage Max Göldi a pu s'envoler et foulé cette nuit le sol suisse, ce après 23 mois ou 695 (et +) jours de captivité …

 

N’étant ni un prisonnier de droit commun (son emprisonnement ne résulte pas d’un délit commis, si ce n’est d’avoir été là au mauvais moment et arbitrairement désigné comme le bouc-émissaire d’un système au sens plein du terme), ni un prisonnier de guerre (qui, pour l’anecdote, à une époque pas très éloignée étaient pris comme esclaves), ni bien évidemment un prisonnier politique (expatrié, travaillant pour le compte d’une boîte privée, il ne représentait pas des idées activistes contre le gouvernement en place ; il n’était pas non plus un professionnel de l’humanitaire gênant quelque vérité et risquant sa peau à chaque instant), Max Göldi restera la victime expiatoire de la folie assassine de quelques orgueilleux  mégalos à la masse.

 

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Jusqu’au bout, nos lèvres étaient suspendues à quelque bonne nouvelle … sa libération de la prison ne signifiant pas encore une liberté retrouvée. L’attente de son passeport et de son visa pour quitter le territoire lybien fut de trop, les deux formalités n’ayant pas été bouclées en même temps.

 

Une chose est sûre pourtant : Max Göldi est de retour parmi les siens ! Mais le délire juridique et le vide diplomatique qui ont entouré cette tristissime affaire devraient faire pâlir de honte plus d’une personnalité « de haut niveau » dont la fadeur et la lâcheté ne font plus de doute.

 

Pour espérer en savoir plus, glaner les infos clés il faudra aussi attendre, à considérer qu'un jour, les langues se délieront ... L’heure des comptes s’ensuivra d'après le décompte des jours … Pour l’heure, l’ordre reste renversé :

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-         le plan d’action signé en vue de la constitution d’un « tribunal arbitral » (idée pourtant auparavant abandonnée) prévoit injustement une indemnisation aussi disproportionnée qu’insensée. La victime paie et le bourreau s’en tire avec le pactole;

 

-         au lieu que le clan Kadhafi présente ses excuses et tente de réparer son erreur, c’est encore la Suisse qui baisse son froc … (à moins que ça soit une stratégie … pour sauver son honneur une fois le manche du couteau changé de mains).

 

Dans cette attente, espérons que des politicards ne tirent la couverture à eux et instrumentalisent ce drame humain pour des raisons électorales comme on l’a déjà constaté ces dernières mois … alors que des amis et membres de la diplomatie, africaine notamment, ont œuvré discrètement (eh oui, cette vertu reconnue usuellement comme helvétique) en coulisse avec leurs homologues lybiens, sans oublier l'ONG Amnesty Internationale et Otages du monde. Mais ça c’est une autre histoire et l’histoire est souvent ironique ! Parions toutefois que les vérités éclateront bientôt … Espérons scerètement que les actions de soutien qui lui ont été témoignés ci et là durant ces deux interminables années lui soient parvenues et auront su le faire sentir un peu moins seul. Bienvenue à Max Göldi dans sa patrie et sa famille!

 

 

 

10:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : max göldi, otage suisse libéré, lybie | |  Facebook