UA-105021232-1

samedi, 28 avril 2012

Requiescat In Pace, MICHEL

La scène genevoise se voit amputée d’un personnage public haut en couleur, qui ne laissait nul indifférent.

Au-delà des jeux de politique politicienne, Michel Chevrolet savait toujours apporter un contenu, interroger, étonner, interpeller.

Par son tempérament gargantuesque, il savait mettre de la vie où généralement il n’y en a pas forcément. Forcés de faire avec sa disparition si brutale et injuste, beaucoup de ne trouvent pas les mots pour dire cette réelle absence inqualifiable.

Son dernier commentaire laissé sur facebook se résumait en un qualificatif : épuisant … Serait-ce une trahison qui aurait porté un coup fatal à son cœur qu’il avait gros comme ça ? Des coups reçus durant sa dernière campagne, il disait qu’il avait pardonné et devant les caméras, il avait affirmé qu’il ne recommencera plus.

Pour sûr, il doit désormais se rire des vanités de ce monde, des faux-semblants d’une société étriquée et égoïste, renversant les moyens et les finalités. Qui sait ?

Ici, ne sera exprimé aucun souvenir personnel. La décence l’impose, le respect envers les proches le commande. Mais sache que le vide laissé par ton départ comme un dernier pied de nez à l’absurde est incommensurable.

Après la dénégation des premières heures, de savoir qu’on ne croisera plus ton regard de feu dans les rues de Genève reste insupportable.

 

Le 4 mai, beaucoup te rendront un dernier hommage.

On sait mais on n’y croit pas …

Ciao Mitch'!

 

R.I.P. Michel !

16:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : michel chevrolet, genève, politique, la mort | |  Facebook

lundi, 21 février 2011

La Cité, un journal au centre de l'agora

 "Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets." (Alfred Sauvy)

 

La naissance d’un journal est toujours un miracle, surtout par les temps qui courent. Ce défi relevé par l’ancien rédacteur-en-chef du Courrier, Fabio Lo Verso, est matérialisé par le numéro zéro du magazine bimensuel La Cité accessible en version papier autant qu’on line.

 

Après avoir dévoilé sa parure avec une mise en page sobre et attractive, La Cité ( cliquer ici ) donne le ton. Couvrant des sujets tant dans les domaines culturels et sociaux que politique nationale ou internationale, le journal ne se veut ni marchand ni militant : essentiellement informatif et analytique, il présente ainsi une réelle possibilité à l’investigation et à la critique sociale de se déployer.

 

Même si sa survie demeure suspendue à un fil, La Cité comble un vide existant dans le traitement de l’actu muselée par une langue de bois désormais trop bien rodée. Le pari est courageux : 5000 abonnés-fondateurs sont attendus pour qu’il vive. Dans l’intervalle, il se trouve dans les kiosques Naville pour la somme de Frs 4.50 … L’aventure vaut la chandelle tant elle enrichit la réflexion au contraire de la pensée unique en cours. Bonne lecture ( cliquer ici )!

 

18:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : journal la cité, presse, politique | |  Facebook

samedi, 29 janvier 2011

NO COMMENT

Le peuple de beaux pays arabo-musulmans se soulève. D'abord, la Tunisie. Maintenant, l'Egypte. Pour une fois, ce n'est pas la faute des capitalistes occidentaux, des anciens colons, des blancs, des chrétiens, etc)! On sent qu'une lueur de conscience éclate enfin ... Et si le ver était dans la pomme? Si j'ai apporté une contribution dans le débat contre l'excision, c'est que dans le fond beaucoup de victimes n'approuvaient pas ces codes sociaux, même ancestraux, et qu'elles étaient convaincues qu'il s'agissait d'une violation grave de droits humains fondamentaux. Il reste à souhaiter à nos amis révolutionnaires de poursuivre jusqu'au bout leurs rêves. Parce qu'ils le méritent et que nul sur cette terre ne doit être oppressé, réduit à une simple chose! Veuillez trouver ici quelques photos d'un mariage massif racontant une sordide histoire de plus qu'un ami m'a envoyées.

image007.jpg

Un mariage musulman massif: 450 fiancés se marient avec des petites filles âgées de moins de dix ans dans la terre du Hamas, à Gaza. Rappelons que Mahomet s'est marié avec une petite fille de six ans. Mais l'Islam a évolué depuis 1 500 ans ... Un évènement de gala s'est déroulé grâce à un sponsoring significatif du Hamas. Lors de ce mariage de 450 couples, la majorité des fiancées avaient moins de dix ans. Des dignitaires musulmans, en incluant Mahmud Zahar, un leader du Hamas, étaient présents pour féliciter les couples qui ont participé à la célébration, soigneusement organisée.

 

 

image003.jpg

Les pré-pubères petites filles, habillées de blanc et ornées de criards maquillages, ont reçu des bouquets de mariées.

" Nous présentons ce mariage comme un cadeau à notre peuple qui est resté ferme faisant face à l’occupation et à la guerre",  a dit dans son discours l’homme fort du  Hamas, Ibrahim Salaf.

 

 

 

 image001.jpgLe Centre International de la Recherche sur les Femmes estime que, actuellement, il y a 51 millions de petites filles mariées de force qui vivent sur la planète terre et toutes dans des pays musulmans.


29% de ces petites filles nouvellement mariées sont régulièrement frappés et trompées par leurs époux en Égypte;  26% subissent un abus similaire en Jordanie.

 

 

image004.jpgLa pratique islamique de la pédophilie provient du prophète Mahomet, qui a accumulé onze épouses et beaucoup de concubines. Après la mort de sa première épouse Khadijah, en 619, il a organisé les visites aux maisons de ses femmes suivant leurs cycles menstruels. Sa capacité pour l'activité sexuelle semblait ne pas avoir de frontières. Sahih Bukhari, un des plus
éminents connaisseurs des textes islamiques, dit : "Le Prophète avait l'habitude de visiter ses épouses de manière cyclique, durant le jour et la nuit, et elles étaient onze."
J’ai demandé à Anas :
- Le Prophète avait-il la force pour cela ?
Anas a répondu :
- Nous avions l'habitude de dire que le Prophète avait la résistance sexuelle de trente hommes.


Une anecdote relative à Mahomet : Quand Aisha eut ses six ans, Mahomet demande à Abu Bakr la main de sa fille en mariage. Abu Bakr a pensé que cette union serait impropre - non parce qu'Aisha était simplement une petite fille, mais plutôt parce qu'il se considérait comme le frère de Mahomet. Le Prophète a rapidement écarté cette objection en disant que l'union était parfaitement correcte aux yeux d'Allah. Abu Bakr a consenti. Mahomet pris la petite fille comme sa nouvelle épouse. Quand ils furent mariés, Mahomet, dans sa miséricorde, permit qu'Aisha apportât ses jouets, en incluant ses poupées, dans sa nouvelle maison.

image006.jpg

La pédophilie n'a pas été seulement pratiquée par Mahomet, mais aussi mentionnée dans le Coran. Dans le débat sur la période d'attente requise, pour déterminer si une épouse est enceinte avant le divorce, le texte sacré dit : "Si tu as des doutes concernant tes épouses qui ont cessé d'avoir les règles, sache que la période d'attente doit être de trois mois. La même
période s'applique pour celles qui n’ont pas encore eu les règles"(65:4). Ceux qui pensent que les musulmans modernes ont abandonné cet enseignement devraient se rappeler les mots de l'Ayatollah Khomeini, l'ecclésiastique islamique le plus fameux du 20e siècle.

 

 

 

image002.jpg

Ainsi, un homme peut avoir du plaisir sexuel avec une petite fille aussi jeune qu'un bébé. Cependant, il ne doit pas la pénétrer;  sodomiser une petite fille c’est bien même si celle-ci ne compte pas comme une de ses quatre épouses permanentes. L'homme n'aura pas le droit de se marier avec la sœur de la petite fille … C’est mieux pour une petite fille de se marier dans la période  pendant laquelle elle aura ses premières règles dans la maison de son époux, plutôt que dans la maison de son père. Un père qui marie sa fille aussi jeune, aura une place permanente dans le ciel.

( CQFD ? )

 

dimanche, 12 décembre 2010

Brèves 2010 : le caricaturiste DILEM récompensé

 

dilem2010.jpgLe célèbre caricaturiste algérien Ali Dilem a été primé cette année, le 11 octobre, avec l’insigne de Chevalier des Arts et des Lettres. Lui qui aime à préciser que « le dessin de presse, c’est quelque chose de très simple à lire en plus quand c’est du domaine du contestataire » en sait long sur les relations houleuses entre pouvoir et raison, soldées par ... 56 procès.

 

Mais sa renommée internationale lui a tout de même valu d’être distingué, malgré ses déboires avec la justice. Dilem a su aussi à ses heures illustrer la Suisse ( cliquer ici ).

 

La liberté d’expression reste toujours le problème N°1 dans notre société. Le plus grand nombre de crimes commis - hormis ceux qui sévissent dans le premier cercle, entre proches – sont de cet ordre. On se souvient l’étrange destin du caricaturiste danois du prophète Mahomet, Kurt Westergaard, brûlé vif près du journal où il travaillait et dont le présumé coupable, un islamiste somalien, proche des responsables d’Al-Qaida en Afrique de l’Est, vient d’être jugé. Certains ne se sont pas gênés de rappeler « qu’Allah nous observe sur chacun de nos actes et chacun sera rétribué en fonction de ceux qu'il aura posés. Ne brisez pas cette chaîne. Qu'Allah vous récompense!» dilem.jpg

 

Pourquoi se réjouir de cette distinction pour le dessinateur du quotidien algérien Libération? Parce qu'elle nous révèle à quel point  l'expression de l'opinion publique permet de dégager l'intérêt général au-delà de la somme des intérêts particuliers formant la doxa. Face à la lâcheté des dirigeants politiques, le journalisme comme le dessin peuvent encore investir un rôle démocratique attendu et si souvent trahi. La paix se fait peut-être à ce prix, une distinction artistique, une nomination, un honneur (à l'image inverse des humiliations, amendes et condamnations subies injustement pour délit d'opinion).

 

18:28 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : culture, caricature, politique, ali dilem | |  Facebook

mardi, 06 avril 2010

Séisme à l'Aquila : 1 an déjà !

aquila3.jpg
 

 

 

«Il n'est jamais trop tard pour sonder l'inconnu, Il n'est jamais trop tard pour aller au-delà.», in Odes navales, de Gabriel d'Annunzio. Un drame naturel et humain chasse l’autre … Cela fait un an déjà : le 6 avril 2009, un séisme de magnitude importante - MW 5,8 – frappait mortellement l’Aquila, chef-lieu de la très bucolique région des Abruzzes. A 80 km au nord est de Rome, soit dans les Apennins.

 

La première urgence passée, beaucoup ont déjà oublié. Entre-temps, le tissu social est déchiré, la population dispersée et le centre historique laissé à l’abandon. Une importante économie de sous-traitance en est découlée, empêchant par là à l’économie locale de se relever significativement. Un mouvement de la révolte des brouettes est né neuf mois après les last ladies. Les informations fiables peinent à percer la nébuleuse des activités y afférentes. Aussi, des images nous rappellent-elles le catastrophe naturelle qui a jeté bon  nombre de personnes dans le désarroi le plus total …

 

chiesa-santa-maria-suffragio-prima-dopo.jpg

 Sainte-Marie du Suffrage (avant / après)

07:00 | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : italie, séisme, politique | |  Facebook

mercredi, 31 mars 2010

Le franglish, couple infernal ou fusion parfaite?

languefrancaise.jpg

 

Pendant des siècles, nombre de mots français ont envahi la langue de Shakespear dont les marques sont autant visibles que lisibles. De son côté, la langue française s’est constituée au 17e siècle sur le modèle de l’italien, langue qui avait une longueur d’avance de 4 siècles, pour assimiler au final près de 40% de vocables provenant de cette origine.

 

Il en va ainsi de l’évolution des langues naturelles. Jamais figées, ne découlant pas de normes rationnelles (comme si c’était possible, vu que tout code est une règle arrêtée « arbitrairement » à un moment donné où il devient impératif de trancher !), elles naviguent au-delà des frontières, empruntant ci et là tel concept ou tel terme désignant une chose n’existant pas forcément dans sa culture.

 

Si l’anglais s’est fortement inspiré du français, force est de constater que le balancier est reparti en sens inverse dans notre monde moderne. On peut ainsi trouver fun un meeting one to one. Un turnover permet à chacun de checker les tâches à effectuer tout en squeezant afin de ne pas être trop débordé par ses collègues. Dans ces conditions, il n’est pas impossible d’intuiter ce qui sera forwardé ou awardé. Enfin, que l’on en vienne à préférer les soirées afterwork au working breakfast habituel surtout si elles offrent 2 drinks pour le prix d’1 paraît naturel car on peut y raconter sa life de manière cool.

 

Différents registres (professionnel, économique, sportif, politique) ont pu pénétrer notre langage quotidien. Ce n’est pas hard à trouver … Ainsi day off ou friday look ne choquent plus l’entendement en contexte francophone. Dans cet esprit, qu’un pays soit blacklisté ne dérange personne non plus.

 

Serait-ce la rencontre Sarkozy-Obama à dicter cette envie ? De ces go-betweens, le Secrétariat d'Etat à la Francophonie aimerait bien se débarrasser autant faire se peut. Pour cela, il a lancé un appel à « trouver des traductions innovantes à 5 anglicismes » qu’étrangement la Commission générale de terminologie et de néologie considère ternes ... What a joke ! La blague ! Pas étonnant qu'on ne sache pas s'il faut parler cash ou non ...

 

17:28 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : français, langue naturelle, politique | |  Facebook

mardi, 03 novembre 2009

Les bons mots de Narcisse Praz

« L’humour est la politesse du désespoir. » (Georges Duhamel)

 

 

 

mots1.jpgOn pourrait recommander comme cadeau de Noël le dernier ouvrage du Valaisan Narcisse Praz (comme son nom l’indique), haut en couleur, qui a défrayé plusieurs fois la chronique Dictionnaire satirique des noms propres et malpropres (Slatkine) tant par sa truculence que pour son caractère à propos. Qu'on se souvienne des histoires des parcomètres ...

 

Né en 1929, il n’a eu de cesse d’engager sa plume pour pourfendre la pudibonderie et les hypocrisies ambiantes, sans jamais craindre de se faire des ennemis, voire la prison. Ce nouveau trésor poursuit la lignée des 199 numéros satiriques de La Pilule, du Crétin des Alpes ainsi que de … son fameux Dictionnaire insolent dont le succès fut immédiat et durable.

 

 

 

 Voici ce qu’en dit son éditeur :

 

« Dans son cahier N° 37, 1990, intitulé «L'éloge du rire», l'Alliance culturelle romande présente ainsi ses auteurs sélectionnés : «Derrière l'évidence d'une littérature romande austère, une réalité occultée : le rire. Les lettres de ce pays sont depuis trop longtemps présentées comme une plate-bande mortifère à force d'être vertueuse. Comme si le rire dans tous ses états, ce rire impur et craint, n'y avait jamais fleuri - s'efforçant de bousculer un consensus tant doloriste que raffiné.»

 

Qui a jamais dit qu’en Suisse, il n’y a pas d’humour parce que pas fantôme et donc d’esprit ?

Décortiquant les mots et plus singulièrement les motivations liant signifiants et signifiés, le satyre valaisan nous fait goûter encore une fois des morceaux d’anthologie avec une logique cul par-dessus tête.

Si une quittance est un certificat de bonne vie et mœurs capitalistes, le tournedos désigne l’après l’amour, tandis que le hara-kiri qu’on pourrait commettre suite à une panne ou un échec amoureux n’est que l'art de prendre son propre ventre pour une boîte de conserve et son sabre pour un ouvre-boîte ! Un seul impératif : le tout doit néanmoins s'écrire sans fote d’hortaugrafe.

 

mots2.jpg

À consommer sans modération (ou à discrétion comme il se dit usuellement dans la restauration pour certains plats) ! 

19:02 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : narcisse praz, littérature, humour, politique | |  Facebook

vendredi, 30 octobre 2009

"Mais ils sont fous ces ...!"

« Si vis pacem, para bellum »

 

Asterix_33_.gifDes raids italiens ont été lancés « l’institution » bancaire suisse cette semaine. La brigade financière a envoyé ses missiles contre 76 succursales de banques suisses siégeant dans une vingtaine de villes italiennes ... Les médias étrangers saluent le courage et l’efficacité de l’action. Nos médias préfèrent relater la réaction officielle de Berne traduite notamment dans le fait d’avoir convoqué l’ambassadeur italien Giuseppe Deodato.

Nos autorités ont exprimé ainsi leur colère due à un profond agacement envers des mesures ce qu’elles jugent sans fondement et ségrégationnistes.

Il est vrai qu’on peine un peu à « comprendre » cette attitude cavalière à l’encontre de notre place financière alors que la Suisse coopère formellement avec la communauté internationale dont son voisin transalpin qui est même … son deuxième partenaire commercial!

Bon, on le sait, les contrôles aux frontières décuplés ainsi que la prolifération des caméras de surveillance aux postes de douanes sont en adéquation avec le droit italien. En nous baladant dans ce très beau pays - qui est un berceau de notre civilisation à bien des égards – on voit déambuler partout les voitures de fonction de la brigade financière.

Mais si le but était de forcer les clients italiens à rapatrier leurs biens hébergés dans nos banques suisses, ce dans le cadre de l’amnistie Asterix1.jpgfiscale décidée en septembre dernier par la Ville éternelle, on imagine mal notre pays plier à ce genre de procédés capricieux.

Qui risque de perdre la face? L'Italie, bien sûr!, d’autant plus qu’elle ne s’est pas alliée au décret de l’OCDE de … retirer la Suisse de la liste grise des paradis fiscaux !

Le pays qui a vu naître en son sein la Commedia dell’arte nous aurait-il fait une nouvelle farce pour mieux faire oublier les frasques du Premier devenues affaires d’Etat et s’offrir un blanc seing dans certaines autres histoires incontrôlées?

12:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : politique, fiscalité, berlusconi, l'italie, la suisse | |  Facebook

vendredi, 02 octobre 2009

Le roman (noir) de Polanski

roman-polanski-and-sharon-tate11.jpg

L’annonce de ce qu’il est convenu d’appeler désormais « l’affaire Polanski » a fait l’effet d’un vrai coup de tonner. D’aucuns s’offusquent de la manière dont a été traqué le génial cinéaste, jugeant que l’esprit de finesse aurait manqué aux Suisses bien que les procédures aient été respectées à la lettre ; d’autres s’étonnent qu’un crime commis … 32 ans auparavant puisse être encore poursuivi pénalement.

 

Il faut juste dire en passant que l’actualité nous maintient en haleine pour ce qui concerne des actes reconnus pédophiles : Le Tribunal correctionnel de Nyon a décidé d’interner un pervers sexuel de 68 ans ayant purgé sa peine de prison, à quelques jours de sa libération ; cette décision est motivée par l’article 65 du CP sur l’internement a posteriori introduite en 2007 suite à l’initiative sur l’internement à vie des criminels dangereux, soutenue par Blocher, avant la libération du fameux sadique de Romont.

Lire la suite

14:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : polanski, pédophilie, justice, politique, prison | |  Facebook

lundi, 11 mai 2009

Langues nationales et esprit hélvetique

« Le mot le plus sournois de la langue française est déclaration.
Comment peut-il servir à la fois pour la guerre, les impôts et l’amour ? »

(Patrick Sébastien)


Suisse-lng.gif

Notre pays est un laboratoire pour tous les psycho ou socio-linguistes du monde. Par ci, par là, on se demande comment des régions si différentes, tant par leurs traditions, leur histoire et les langues officielles qui y sont pratiquées.

L’usage veut qu’on considère comme une richesse tant culturelle que cultuelle ; d’un point de vue pédagogique, on y voit le gage d’une plus grande facilitation dans l’apprentissage d’une langue étrangère ; côté politique, on présume une possibilité d s’entendre et de vivre ensemble malgré ces énormes dissimilitudes.

Soit. Mais qu’en est-il du vécu de ses habitants ?

C’est un fait : la croyance qu’un seul véhicule linguistique permet de se faire comprendre est non seulement illusoire, voire mensongère, mais elle est aussi suicidaire pour toute communauté humaine. Imposer le globish comme on le fait dans moult entreprises est une ineptie quand la grande majorité des collaborateurs sont, par exemple, francophones.

Or, l’ironie de l’histoire nous montre que lorsqu’un Suisse allemand, un Romand, un Tessinois, à tout hasard, se rencontrent, ils ne savent pas toujours quelle langue parler ensemble : la loi du nombre entre les représentants de régions linguistiques l’emporterait-elle ou décidons-nous d’utiliser une langue tout autre, telle que l’anglais ?

Heureusement, la règle fédérale prescrit que chacun s’exprime dans sa langue, entendu que l’autre comprenne au moins une autre langue nationale que la sienne (art.4 et 70 de la Constitution fédérale du 1er janvier 2000).

langues nat..pngEntre états autonomes, paritaires en droits, liés par un pacte fédéral et fédérateur, la question ne découle pas d’un problème causé par une éventuelle concurrence où le rapport de force prévaut.

Si on a toutes les raisons du monde d’être fiers de notre pays à l’apparence paisible où il n’existe pas de conflits sociaux ou ethniques, on peut aussi l’être de ses décisions de privilégier l’apprentissage d’un idiome national avant une autre langue vernaculaire, telle qu l’anglais. Pour rappel, en juin 2007, 112 voix contre 56, grâce à un soutien franc de l’UDC, ont opté la disposition donnant la priorité à l’enseignement d’une deuxième langue officielle dans nos cantons. Dans une république confédérale de 26 états souverains, où chacun peut exprimer sa Weltanschauung, c’est un geste politique à saluer ! Qui peut encore dire que la Suisse n’existe pas ?

14:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : langue officielle, suisse, français, italien, allemand, politique | |  Facebook