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mercredi, 20 octobre 2010

Pendaison des homosexuels en Ouganda

 

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On se souvient du film dramatique mettant en scène un humanitaire en Ouganda pris dans les griffes du dictateur Amin Dada, "Le dernier d'Ecosse". Depuis ces événements tragiques relatés, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Un traité important y a été signé cette année pour garantir des élections démocratiques, libres et transparentes en Guinée (dont le second tour est prévu le 24 octobre prochain).

homoOuganda.jpgAu même endroit, on apprend qu’un tabloïd local se lance, sans faire dans la dentelle, dans une chasse aux sorcières d'une autre ère : partant du postulat qu'homosexuels et pédophiles renferment une même catégorie, il appelle à faire pendre haut et court une centaine de personnalités du pays "soupçonnées" de s'adonner à des pratiques homosexuelles, lesquelles sont considérées comme un crime.

À quand la fin des discriminations sociales dues à l'orientation sexuelle ? De tels préjugés se retrouvent partout, des appels à la violence sociale de ce genre sont monnaie courante et il n’est pas question de stigmatiser un pays plutôt qu’un autre –  – on se remémore les actions tragico-comiques opérées à l’entrée des hôpitaux de la très catholique devenue ministre, Madame Christine Boutin, qui criait hauthomophobie-1.jpg et fort « au feu les homosexuels ! » au même titre que « l’avortement est un meurtre » ; ces injonctions se basaient sur sa croyance exprimée publiquement, selon laquelle « toutes les civilisations qui ont reconnu et justifié l’homosexualité comme mode de vie ont connu la décadence ».

Toutefois, toute société se doit de veiller à ce que des préjugés homophobes de cette nature ne prennent pas le dessus dans les prises de décisions pour ce qui concerne les affaires courantes, ordinaires ou extraordinaires. J’ai une pensée pour ces personnes d'Ouganda qui doivent vivre dans la terreur …