jeudi, 28 janvier 2010

Roland Giraud et la question religieuse

Le décor est planté : Roland Giraud incarne dans « Bonté divine » un prêtre catholique qui tente un vrai dialogue avec trois tenants des autres religions monothéistes et un bonze. Les interlocuteurs devisent sur la foi et ses relations qu’elle entretient avec la raison, du doute hyperbolique ou non, et essentiellement de la nature de l’homme et de sa place dans le monde.

Les auteurs ont choisi la forme humoristique et vivante de la comédie pour traiter un sujet grave et tellement d’actualité. En filigrane, on entend Jouvet : «Au théâtre, c’est important d’avoir de l’émotion. »

 

Mystérieusement enfermés – ou plutôt séquestrés par le chrétien – dans une petite pièce un vendredi soir, les quatre essaient d’aborder les questions que chacun se pose sur Dieu et les religions, à commencer par la plus brûlante : pourquoi autant de discordes entre les croyants des grandes traditions monothéistes puisqu'ils croient au même Dieu, d’autant qu’étymologiquement, religion vient de religere, qui signifie relier ?

 

Le texte soulève tous les problèmes métaphysiques qui torturent l’âme humaine quant au sens de la vie. Le talent des acteurs produits au Théâtre du Léman en relève la substantifique moelle. 

 

C'est tout le talent des auteurs qui non seulement ont concocté des dialogues exceptionnels mais qui ont aussi introduit des connaissances précises sur les différentes religions. Ils répondent ainsi aux questions simples que tout le monde se pose. Si vous avez l'occasion de voir la pièce, je ne peux que vous la recommander chaleureusement, d'autant que Voltaire ou Diderot l'aurait certainement adorée!

 

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16:51 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : théâtre, religion, roland giraud | |  Facebook

lundi, 30 novembre 2009

Le vote pour ne pas miner la laïcité

 

« Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi ; demande ce que tu peux faire pour ton pays! », assénait JFK. minaret1.gifCe qui est choquant dans cette votation du 29 novembre 2009, c’est la manière dont est traité le peuple suisse, du genre « Pardonnez-leur ! Ils ne savaient pas. »

 

Cependant, il faut le dire et le répéter : le vote pour l’interdiction de la construction des minarets ne constitue pas un vote l’islam ou les Musulmans. Un vote anti-religieux ? Sûrement. Forte de son attachement à la laïcité, la Suisse ne souhaite pas simplement pas une islamisation de ses mœurs sociales et politico-juridiques.


Les Suisses ont voté en connaissance de cause. Bien instruits, ils ont choisi en leur âme et conscience, n’en déplaise à quelques vendeurs d’indulgence !


On le sait, les minarets ne sont pas nécessaires à l’exercice de la prière. Le Coran le dit. Et beaucoup de mosquées sont en effet dépourvues de minaret, ne serait-ce que la plus célèbre, la mosquée El Aqsa à Jérusalem. La France n’en compte pas plus de dix sur son sol, chiffre bien inférieur aux bâtiments


Leur interdiction n'est donc pas contraire aux droits de l'homme, d’autant qu’elle ne contrevient en aucun point à la loi universelle de la paix confessionnelle.


Les électeurs ont exprimé leur ras-le-bol des pays musulmans terroristes qui narguent ouvertement l’occident et dont le but avoué par leurs chefs (Ben Laden, Ahmadinejad) est purement et simplement son anéantissement, sans oublier Sir Kadhafi qui se fiche complètement de la Suisse, de ses institutions démocratiques, des deux otages suisses et qui en appellent à son démantèlement.

Comme ils ne sont pas des imbéciles (contrairement à ce que d’aucuns désirent montrer), les citoyens ont opté pour une décision sage, se protégeant par là aussi des magouilles véhiculées par une nomenklatura. Si l’expérience sert à quelque chose, on peut préciser que justement, ils ont eu en mémoire les épisodes de Rendsburg et Rheinfelden.


On se souvient les parole d’un premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui proclamait haut et fort en 1997 déjà que «les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les fidèles nos soldats».

On voit facilement de quel côté penche la balance de la paix religieuse …

 

Le minaret est clairement un symbole de revendication politico-religieuse du pouvoir et cela les Suisses l'ont compris.


Le peuple a tranché : il ne veut pas de mesures juridiques islamistes dans le sein de ses institutions obtenues de longue lutte!

 

 

11:51 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : islam, droit, constitution, religion, minaret, mosquée, pouvoir politique | |  Facebook