lundi, 04 janvier 2010

Jugement d'un tribunal égyptien contre le port du niqab

"Fais en sorte que ton prochain n'ait pas à souffrir de ta sagesse.
Domine-toi toujours. Ne t'abandonne jamais à la colère."
(
Omar Khayyâm) 

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L’interdiction des minarets plébiscitée par les électeurs suisses porterait-elle ses fruits aussi au-delà de nos frontières? Le journal espagnol El Pais affirmait qu'un phénomène similaire se produirait dans leur pays si un tel vote avait lieu ; un ministre italien renchérit dans le même sens. Différentes personnalités françaises ont salué l’événement en relevant l'esprit et la lettre d'une telle initiative ; pour preuve, Le Figaro écrivait « Les Suisses votent tout haut ce que les Français pensent tout bas. » On pourrait donc rajouter que cette décision populaire a parlé tant à la raison qu’au cœur des citoyens …

Et voilà qu’un tribunal égyptien vient de confirmer une décision du ministère de l’éducation prise en octobre dernier d’interdire le niqab – voile intégral ne laissant deviner que les yeux - dans les salles de l’université et de lycée. Certes, l’autorité judiciaire a évoqué des raisons de sécurité mais le constat d’une montée de l’islam fondamentaliste, dit aussi salafiste dans ce pays déjà très conservateur l’a interpellé tout au long des discussions sur la question. En effet, de plus en plus de fillettes – et elles sont nombreuses - portent le niqab ; en outre, elles sont privées de cours de dessin, de musique, de vacances, de sorties d’école, de sport.Il faut le dire : beaucoup de chroniqueurs sont choqués par l’envergure du phénomène et critiquent ouvertement cette régression vers l’obscurantisme. Une journaliste s’écrie même : "Je me suis crue en Afghanistan." Un enseignant explique à visage découvert que les filles qui portent le niqab ne présentent pas de problèmes tant qu'elles montrent leurs paumes quand elles ont besoin d'être bastonnées. À la question de savoir comment il distingue ses élèves voilées les unes des autres, ne serait-ce que lors des interrogations, il reconnaît aisément que pour vérifier l’identité d’une élève parée de la sorte, il appelle une femme enseignante (elle-même voilée, il va sans dire) …

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Du côté des parents : même son de cloche ! Un père dévoile la meilleure éducation islamique de sa fille ainsi :"Une fille doit porter le niqab à partir du moment où les premiers signes de féminité apparaissent en elle. Selon la charia, son père a le droit de la contraindre à le porter."

Quel que soit le vêtement dissimulateur - hidjab, tchador, hijab, jilbab, khimar, niqab, burqa – ce qu’il faut souligner le fait qu’on a affaire avec des instruments déshumanisants, autant par leur contrainte physique que par l’aliénation psychosociale qu’engendre leur port. Il semblerait donc que cette donnée ait été reconnue et traduite dans la décision de justice en question ...  

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534 jours de déshumanisation pour nos deux otages suisses, c'est intolérable ...