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vendredi, 21 janvier 2011

Slim Amamou, blogueur tunisien, opposant, nommé ministre

 

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Une surprise n’arrivant jamais seule, le nouveau gouvernement tunisien succédant au départ précipité du désormais ex-président Ben Ali nomme un célèbre blogueur, militant de la liberté d’expression, technophile et opposant bien connu de l’ancien régime au poste de Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et au Sport.

 

Alors qu’il avait été arrêté pendant le déroulement des récents événements révolutionnaires, voilà Slim Amamou du côté des autorités, appelé par Mohammed Ghannouchi!

 

Ces jours-ci, s’est ouvert le procès du Somalien, auteur présumé de l’attaque monstrueuse sur la personne du caricaturiste danois de Mahomet, Kurt Westergaard. La liberté d’expression n’est jamais acquise, surtout quand il s’agit de dire des vérités qu’une norme sociale bien-pensante veut taire sous couvert de multiculturalisme.

 

En ce qui concerne l'élévation de l'attachant blogueur Slim Amamou, d'abord jeté en pâture, au rang des hautes personnalités, la défense des libertés se situe dans son propre pays, oppressé depuis trop longtemps par un dictateur qui a pillé son peuple à  hauteur de 4 milliards (un ambassadeur africain me disait aujourd'hui que ce devrait être plutôt 5 milliards).

 

Espérons que cette noble nomination ne soit pas qu’un miroir aux alouettes pour mieux étouffer la rébellion et le désespoir de la rue ! Souhaitons-lui d'être à la hauteur de la promesse de l'aube ! Slim Amamou a déjà prévenu qu'il "ne démissionnera pas pour faire comme les autres mais quand il le décidera". Puisse la maxime du philosophe des Lumières Montesquieu se réaliser : " La liberté politique ne se trouve que dans les gouvernements modérés... Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. " (in L’Esprit des lois)

20:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : slim amamou, tunisie, liberté de la presse, dictature, blog | |  Facebook