UA-105021232-1

mardi, 17 avril 2012

J-5 ... le vote utile (Mélanchon et les autres)

 

Encore une fois, Patatactu nous vient au secours pour débriefer les mécanismes du vote utile :

 

PATvotez-utile1.gif
Sarkozy, Hollande, Bayrou, Mélanchon, Le Pen … Qui de ces personnages tissera le destin de la France, notre grand voisin ? Comme en 2002, une « surprise » attend les électeurs. Par ouïe-dire, on s’attend à ce que le sage Bayrou ou le tonitruant Mélanchon ressort en faiseur de roi en qualité du mythique troisième homme.

 

Chacun des deux hommes revendique ce rôle. Une remarque de Pierre Noël, un internaute fidèle - dont les points de vue apportent toujours un éclairage fort pertinent et sexy - appelle une réflexion à ce sujet.

 

Au vu de la « volatilité de la situation », Jean-Luc Mélanchon, par son art oratoire digne des plus grands philosophes de l’arène politique de l’antiquité se voit face à … Hollande, qui l’a humilié publiquement lorsqu’il arpentait ses rangs, ce qui le décida à créer sa propre formation. Il aura su bouger les lignes, notamment en réactualisant la liturgie du rassemblement populaire auquel tous les candidats se sont prêté bon gré mal gré. Son style a fait loi. Reste à savoir si son discours convainc.

 

Peut-être, faudrait-il qu’il eût le courage de proposer une vraie mesure pour venir à bout à la profonde inégalité entre les citoyens dues à des raisons exclusivement sociales, à savoir l’instauration non pas d’un revenu minimal passant de 1094 à 1700 euros - juste au-dessus du seuil de pauvreté - mais d’une allocation universelle dans la tradition des grands philosophes du 20e siècle, tels que Van Parjis, Ferry et Cie. Puisque les énormes différences du niveau économique ne sont pas motivées par les qualifications, les prises de risques, les efforts fournis dans l'exercice de ses compétences, les résultats ou encore le nombre d'heures passées à travailler, ce procédé pourrait être véritablement révolutionnaire pour mettre fin à la dépression et ... à l'humiliation. Le pouvoir d'achat équivaut au pouvoir faire, bref à la liberté, (et non seulement comme une consommation effrénée vulgaire de plaisirs immédiats, à l'instar de ce que prétendent certains hédonistes désespérés ou politiciens à la petite semaine).

 

Aucune partie n'est perdue d'avance. Le troisième homme, à l'image d'un célèbre film hollywoodien connu pour illustrer le vertige, sortira bientôt de l'ombre ... 

 

Plutôt que gérer la peur, les politiques ne devraient-ils pas recommencer à distiller l'espoir pour que la face du monde s'en trouve changée, et passer ainsi à une nouvelle ère?