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CIVITAS

  • L'exposition Le Foll au Palais Lumière et la Villa du Châtelet à Evian

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    À saute-frontière, Evian regorge de joyaux culturels, architecturaux, événementiels, gastronomiques et de bien-être. Une escapade dans cette ville lacustre de haut standing débute forcément avec le Palais Lumière.

    GH170038.jpgActuellement, l’exposition de l’immense artiste graphiste Alain Le Foll (1934-1981) met en scène des pièces rares destinées à la publicité et à l’illustration. Le dessin et la lithographie mis en valeur dans cet art nouveau de l’époque fomentent un univers imaginaire qui bougera les lignes des beaux-arts à jamais. Durant ses 20 ans de carrière, Le Foll aura travaillé pour plusieurs magazines, dont Elle. Des motifs de tissus, des céramiques, des pochettes de disques, des papiers peints auront également été peints de sa main, à l’instar des façades du Printemps. À l’occasion du 40e anniversaire de la mort du célèbre illustrateur, cette rétrospective nous rappelle l’histoire d’un nouvel art avec l’ensemble d’une oeuvre créant des formes fantastiques inspirées de la nature mêlant le minéral et l’organique. De la publicité « Evian, l’eau vraie » rendue vivante grâce au film d’animation d’Alexandre Alexeïeff à la geisha représentée pour la promotion d’ « Obao, bain mousse à la japonaise » en passant par « Sindbad le marin », Le Foll a extériorisé tout au long de sa vie une intense énergie créative comme l’attestent sa virtuosité graphique et la diversité de ses thèmes. 

    À voir absolument jusqu’en janvier 2022 !

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    Un peu plus loin, longeant les rives du Lac Léman, à 8 minutes du débarcadère CGN, on atteint une villa patricienne somptueuse nichée dans un parc foisonnant avec une vue imprenable ; ouverte au public toute l’année, la Villa du Châtelet appuyée par le 245808767_10220360880592009_5430835876694301675_n.jpg Cercle culturel lémanique offre un espace unique en son genre où l’on peut prendre un café à l’étage dans un décor typique en feuilletant des livres, où des rencontres intellectuelles et des ateliers philosophiques se déroulent, où l’on peut assister à des concerts. Appartenant initialement au complexe thermal du Châtelet qui a gardé encore aujourd’hui l’endroit de la source emblématique, elle témoigne de l’art de vivre à la Belle Epoque que tout visiteur épris de patrimoine et d’histoire pourra ressentir lors des allées et venues.  À découvrir absolument du mercredi au dimanche, de 14h30 à 18h30 !

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  • Le Café de la Tour au Bois de la Bâtie

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    En plein milieu de la ville de Genève et en pleine nature, à la jonction de l'Arve et du Rhône, situé sur un monticule entouré de sentiers balisés et d'animaux, le Café de la Tour du Bois-de-la-Bâtie (Chemin de la Bâtie 32 - 1213 Petit-Lancy - T. 022/793.98.18) est une institution culturelle et gastronomique qui fait vivre ce lieu inédit depuis des lustres.

    Fleuron d'un riche patrimoine d'établissements utilisés pour la restauration, il s'étend sur une superficie de 183m2 composée de plusieurs coins terrasses au style différent.

    Sa situation privilégiée en dehors du bruit et de la pollution demeure un atout supplémentaire, outre le fait d'être un endroit convivial avant tout, promouvant les produits du terroir genevois et de consommation locale, nourri d'actions de développement durable en application avec les principes de la fourchette verte aux prix très abordables.

    Les nouveaux entrepreneurs et grands professionnels de la branche, Cyrielle Lesort et Matthieu Parsy, connaissent bien l'établissement qu'ils ont déjà animé avant d'en être désormais les patrons.

    Souhaitons-leur bonne chance car ils le méritent de par leurs talents déjà reconnus! Ils tiennent à conserver l'esprit de la maison en insufflant une carte de saison. Un lieu enchanteur que l'on adopte une fois qu'on l'essaie !

     

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  • Salon du tourisme à Evian

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    Le 3° SALON INTERNATIONAL DES VOYAGES / 4° SALON LIVRES & PATRIMOINES

     se déroule les 16 & 17 Octobre 2021 au PALAIS LUMIERE - EVIAN-LES-BAINS.

    Ces deux événements alliant culture et escapade reprennent leur cours après l'interruption involontaire liée à la pandémie !

    Le rituel revient, à l'instar du voyage ... De l’Antiquité à nos jours, à la recherche d’une santé, physique ou mentale, perdue, que seul le voyage peut ramener ou simplement le désir de découverte, sillonner les parcelles du globe anime l'humanité. Voyager c'est se déplacer d'un point à un autre, dans l'espace et dans le temps; c'est aussi le moyen de découvrir un autre lieu, de se dépayser, de connaître une autre culture ou d'autres paysages, de sortir des chemins battus, de mettre des images sur ses rêves, de voir les choses comme elles sont vraiment plutôt que de penser à ce qu'elles pourraient être, de se découvrir soi-même autant qu'autrui. Voyager permet de se recentrer sur ses véritables priorités et de faire un retour sur soi-même et de vivre plusieurs vies à la fois.

    Près d’une trentaine de professionnels du voyage qui ont concocté à ses visiteurs, des séjours en France et à l’international, accessibles dans les mois à venir seront représentés. 

    Selon l'organisateur du salon Olivier Bertolini, "l’offre touristique, franco-suisse et internationale, du Salon se veut qualitative, originale mais aussi proche de la valeur « nature » essentielle aux yeux des haut-savoyards et des vaudois.

    Comme les années précédentes, les professionnels exposant au Salon se composeront d’agences de voyages, de réceptifs, d’hébergeurs, de châteaux, de compagnies aériennes et maritimes, de centres de thalassothérapie, de golfs, de musées, d’offices de tourisme français, suisses et étrangers et de tours opérators.

     Les visiteurs pourront y découvrir de nombreuses propositions de séjours leur permettant de préparer, au mieux, leurs week-ends de printemps et leurs vacances d‘été à venir :

    - Pour des séjours à l’étranger : Croisières , Circuits, (Arctique et Antarctique, Canada, , Seychelles, Pérou, Caraïbes, Equateur, océan indien, océan pacifique, Inde, etc.)

    - Pour des séjours en France : Offices de Tourisme, professionnels des loisirs, hébergeurs (Auvergne, Drôme, Creuse, Ardèche, Jura, Saône et Loire, etc.)

    Après la Pologne en 2019, le Salon International des Voyages accueillera comme invité d'honneur : Le Québec qui sera représenté par des professionnels du tourisme et des loisirs.

    Situé dans la partie est du Canada, entre l'Ontario et les provinces de l'Atlantique, le Québec partage sa frontière sud avec les États-Unis et est traversé par le fleuve Saint-Laurent qui relie les Grands Lacs à l'océan Atlantique.

    L’industrie touristique est un pilier économique majeur au Québec. On estime qu’en 2007, le Québec a accueilli 25,8 millions de touristes. Sur une terre de contrastes et d'immensité, nombre d’activités et d'attraits s’offrent aux visiteurs sur les routes et circuits touristiques. De la vie urbaine à l'Archipel-de-Mingan, en passant par le Grand Nord et les Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, une panoplie de sites et plaisirs saisonniers font la satisfaction des touristes, sur l'eau, dans les montagnes ou dans les airs. Enfin, le Québec est le théâtre de nombreux événements d’envergure internationale, dont des compétitions sportives (Grand Prix automobile du Canada, Coupe Rogers) et des festivals (Festival international de jazz de Montréal, Festival d’été international de Québec) ainsi que le plus important carnaval d'hiver au monde, le Carnaval de Québec."

    Venez nombreux déambuler au gré d'un we pour faire le plein d'évasions dans les contrées chaudes ou froides présentant des opportunités sportives et culturelles hors normes !  

     

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    Le Québec et ses chiens de traîneaux

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  • Un nouveau roman de l'auteure genevoise Anne Perrin

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    PERRIN.jpgUne rentrée littéraire fracassante! "Bleue est la morsure" s'entend comme un cri viscéral dont l'origine reste mystérieuse, à l'instar de l'existence. Le préambule annonce la couleur: L'innommable resurgit toujours. Tel un être en sursis, le personnage principal, détestable et sans état d'âme, a bien réussi socialement selon les critères usuels du paraître. Vendre des best-sellers demeure sa raison de vivre et ça lui sert fort bien; multimillionnaire, il parcourt les jours et les années, indifférent à ce qui l'entoure et à son propre impact sur son environnement, multipliant ses conquêtes auxquelles il ne donne pas plus d'importance qu'au reste, étranger à lui-même jusqu'à se traiter de corps sans relief à mettre à la poubelle. De son appartement ménagé en sanctuaire où se déroule la majeure partie de sa vie sans ressentir le besoin d'un ailleurs, ne serait-ce que pour satisfaire quelques nécessités, il poursuit son destin sans encombre, nourri d'un sentiment de toute-puissance. Ayant compris très tôt que les principes sont souvent utilisés pour infliger les pires humiliations et douleurs sous couvert de bienséance, le narrateur affirme ne tolérer que la prison qu'il s'impose.  Les faux-semblants, il les fuit comme la peste tout comme il se fuit lui-même. Jusqu'au jour où ... Les mailles du filet se resserrent suite à l'entrée en scène d'un journaliste qui le fait chanter.

    L'homme qui dit je s'en sortira-t-il ? Ce sera la garde à vue qui révèlera les secrets de cet ètre qui s'est construit contre vents et marées, révélant la blessure béante d'un enfance brisée dont la survie physique autant que psychique n'était nullement gagnée d'avance et à quel prix, le souffle de vie a pu se frayer un chemin au point peut-être de commettre l'irrémédiable.

    Pour la 500ème publication de l'éditeur Jacques Flament, le choix est audacieux. Avec ce roman qui tient en haleine le lecteur à chaque page, Anne Perrin, née le 15 mars 1966 à Genève, raconte la manière dont une vie part en vrille alors que tout semblait ficelé, sur des rails, où l'absurdité de l'existence s'entrechoque avec la brutalité des faits qui reviennent en boomrang, à l'image d'un pied de nez du destin sans répit, démontrant que la mort à crédit ne laisse aucune place au jeu de gagnant/perdant. Egalement, technicienne de théâtre, assistante de réalisation, l'auteure suisse nous livre une écriture poétique malgré la crudité des propos, peignant les travers dune société composée d'individus seuls et sans racine, réifiés, pouvant procréer ses monstres qu'une écoute aurait pu sauver de la catastrophe. Une peinture des aspects de la Geworfenheit aussi limpide que vertigineuse au grés des circonstances ci et là ! 

    Une femme aurait pu jouer ce rôle ... Mais laquelle? Quel rôle aura au juste dans ce destin brisé une disparition datant de plus de quarante ans qu'on croyait classée et jetée dans le fleuve Léthé ? Avec maestria, Anne Perrin tisse les ressorts d'une hagiographie semblant décousue à prime abord tout en dessinant les contours d'un visage à découvert.

     

    Pour le commander le roman, veuillez cliquer ici :

    https://www.jacquesflamenteditions.com/474-bleue-est-la-morsure/

     

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  • Les belles dormeuses alsaciennes

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    Strasbourg a vu sa deuxième édition de l’exposition en plein air l’Industrie Magnifique, dont le projet sera réitéré à coup sûr. Il ne faut pas oublier son architecture incomparable, ses hébergements insolites qui se suffisent pour goûter aux saveurs uniques liées à la créativité, une invitation au voyage en bonne et due forme. Une balade fluviale à bord du yacht électrique Batorama vous en donnera un aperçu et un goût prononcés.

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    Aménagée de places somptueuses, de larges avenues aérées, entourées d’arbres, cette destination emblématique un sens aigu du paysage et inventivité artistique, la capitale alsacienne regorge d’hébergements qui se fondent tout naturellement avec sa marque de fabrique :

    Pour preuve, le centenaire Hôtel Honnong, en plein centre-ville, se marie avec les sites et monuments culturels environnants ! Fruit de la passion de quatre générations, la bâtisse prend naissance avec la percée haussmanienne ; grâce au génie de l’artiste suisse Sophie Tauber, les frères Arp , deux amateurs d'art, conçoivent d’abord l’Aubette, un espace de loisirs créé comme une œuvre d’art totale, notamment en ce qui concerne le design du cabaret dancing devenu aujourd’hui le Salon Horn, attenant au Wine Bar à l’atmosphère épurée et chatoyante, où l’on peut savourer boissons et mets sous le regard des personnages fondateurs : les codes de la déco des années'30 sauvegardés, l'esprit de la famille s'imprime dans cette volonté d'offrir un bar qui donne sur la rue. Un monumental escalier en bois conduit aux 72 chambres avec des parquets d’origine restaurées dans un esprit contemporain qui en font une maison de charme. Une œuvre d’art en soi alliant toutes les technologies de pointe incontournable dans l'euro-métropole!

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    228366959_10227143165264477_3251419426653132671_n.jpgÀ quelques enjambées de ce joyau artistique du centre de Strasbourg, à Obernai, s’érige le majestueux Parc Hôtel & Spa tapi dans son écrin naturel dont le seul défi sera de combler tous vos sens. Auréolé d’augustes suites avec balconnet à la vue époustouflantes, cet intervalle entre ciel et terre, empreint de germanisme, exhale un style inédit, un art de vivre hors du commun, une âme unique. Pour un « city break » ou un long séjour de bien-être hors du temps, le Parc Hôtel & Spa de tradition familiale s’expérimente tel un voyage initiatique au fil de l’eau et d’un jardin luxurieux aux innombrables créatures végétales. L’espace bien-être étalé sur 2500 m2 aux airs de réminiscence du mythe de Yonaguni au large de l’archipel japonais comprend 3 piscines intérieures et extérieures flanquent des étonnants 10 saunas et hammams, 2 jacuzzis, 4 salles de repos ainsi que l’accès à des soins à la mousse, entre autres, qui marqueront votre imaginaire à jamais. L'âme voyageuse animant la famille sur plusieurs générations se ressent à chacune de ces infrastructures de rêve. L'art de vivre à l'alsacienne se déroule jusque dans le Restaurant gastronomique incorporé au complexe.

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    Mille raisons fortes pour se rendre en Alsace en toutes saisons tant pour ses beautés que pour ses richesses inventives … pour découvrir ces lieux d’hébergements insolites ! Si vous vous rendez actuellement, allez visiter les œuvres du plus ancien magasin d’antiquités de la famille Bastian, qui fête les 150 ans de sa fondation, au pied de la Cathédrale !

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  • The Place to be à Genève–La Terrasse Red Zone

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    Vous ne savez pas où allez à Genève pour passer un moment inoubliable ou simplement vous détendre ou encore fêter un événement dans un cadre idyllique surprenant ? Alors, rendez vous sur les toits de la Maison de la Paix !

    Le nouveau restaurant rooftop au sein du quartier très vert des Nations-Unies – La Terrasse Red Zone – saura vous ravir les papilles autant que les pupilles. Cocktails dînatoires au son des musiques du monde vous émerveilleront de la fin de la journée à la nuit tombante. Avec une vue imprenable sur la ville et sur le lac, le 8e étage de ce bâtiment high tech à la valeur symbolique bien ancrée dans la tradition des bons offices, vous serez servis comme des rois dans une ambiance cosy et élégante.

    Réservez sans plus tarder au 079 307 00 70 !

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    La Terrasse Red Zone - Chemin Eugène-Rigot 6 - 1202 Genève

     

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  • Balade littéraire

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    L’été appelle à la flânerie, dit-on. La lecture fait partie à coup sûr de dispositifs permettant l’évasion et le recueillement. Il existe une pratique mettant en mouvement les lecteurs : la balade littéraire.

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    Les éditions Encre fraîche (https://www.encrefraiche.ch/) proposent une promenade sémiotique ancrée dans le territoire romand. 

    Avec ce genre d’itinérances menant à la construction d’un sens, du salon de Madame Récamier aux rues piétonnes nommées et numérotées, la place publique s’investit pour le plus grand bonheur du lecteur-voyageur en quête d’émotions donnant vie à des auteurs et à des œuvres que l’on n’imagine que sur papier ...

     

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  • Un Sommet Biden-Poutine sous haute tension

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    Les longs mois de confinement ont certes gelé les activités de la Genève internationale (mais pas les horreurs perpétrées dans le monde). Mais là, coup de poker pour la cité du bout du lac dont le destin historique n’est plus à rappeler ! Terre d’asile pour les protestants d’Europe, siège du CICR et de la Société des Nations avant l’ONU, terre d’élection d’intellectuels opposés au régime de leur pays d’origine, Genève s’est toujours distinguée par l’exercice des bons offices en vue de la construction de la paix. La tradition continue …

    Le choix de Genève pour accueillir le Sommet Poutine-Biden n’est évidemment pas anodin. En vertu de sa légendaire neutralité, la Suisse a toujours officié dans le dialogue concerté entre parties adverses, embrassé le statut d’ambassadrice entre états qui ne parlent pas ou plus.

    L’événement restera dans les annales plus de 3décennies après la rencontre de Gorbatchev (considéré comme l’antéchrist à l’époque) et de Reagan.

    201162468_10219768899392849_3223899291142674672_n.jpgBien sûr, les règles du jeu ont changé… l’époque n’est plus à la guerre froide et le cyberespace a imposé ses codes. Au préalable, Biden, l’homme de la lumière face à Poutin, l’homme de l’ombre ; s’étant invectivés à moult reprises (« vous n’avez pas d’âme ! », rétorquait Biden à son interlocuteur russe ; à quoi ce lui-ci répondait : « ça tombe bien, nous pouvons donc travailler ensemble. »), ils doivent pourtant soulever quelques problématiques tels que le nucléaire iranien, de l’incessante guerre en Syrie, de la transition écologique, du retour des diplomates à Washington et à Moscou, des positions du Conseil de l’ONU et du statut de l’OTAN, etc, etc.

    Gageons que ce sommet présentera une utilité réelle concernant les grandes décisions à prendre et qu’il ne tourne pas à la langue de bois ou au jeu de ping-pong comme c’est souvent le cas dans ce genre d’action bilatérale ! Wait and see …

     

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  • Quand l'industrie rencontre l'art

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    La vie reprend. L’art, aussi. Pour le plus grand bonheur des amateurs d'art, la deuxième édition de l’Industrie Magnifique occupe la place publique de Strasbourg. Un artiste, un mécène, une œuvre, c’est la devise de cette manifestation culturelle et artistique unique au monde au vu du projet global concret d’invention et de coopération, des procédés et de la durabilité des matériaux utilisés là où on ne les attend pas forcément.

    L’eurométropole sur l’axe rhénan accueille dans son sillage plus de 70 artistes soutenues par 35 entreprises alsaciennes de taille qui s’ingénient à sublimer les éléments en créant des sculptures mythiques s’élevant dans l’espace aérien jusqu’au 13 juin 2021. Les différentes formes artistiques explorées nourrissent de manière originale le rapport de ses résidents au territoire, à la ville verte et d’eau qui définit l’iconique Strasbourg.

    « Quod vis fac ! » pourrait être le maître-mot de ce binôme artiste-entreprise valorisant leurs savoir-faire respectifs durant près de 24 mois de travail acharné. Une forte émotion narrative se dégage de ces œuvres, essentiellement majestueuses, selon les trois paradigmes : créer, exposer, raconter. Une des plus hallucinantes balades en immersion dont on puisse rêver au détour de ses rues et places qu'il s'agit ici de retracer avec quelques exemplaires du génie humain en interaction avec le monde naturel, urbain, conceptuel, perceptif ou onirique...

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    Ainsi, non loin de la Cathédrale de Strasbourg, Portée aux Nues de la plasticienne Bénédicte Bach évoque les nuages grâce aux Tanneries Haas, exprimant la fragilité et la légèreté à partir du cuir délicatement ciselé sous forme de mousse vaporeuse. Ensuite, il faut pénétrer à l’intérieur de la 9.jpgcathédrale pour y découvrir avec stupeur une lune suspendue au cœur de la nef, de l’artiste britannique Luke Jerram, qui renverse la rhétorique de l’évidence en faisant entrer l’espace dans le temps ; avec ses sept mètres de diamètre pour 140 kg, elle a été conçue d’après les photos de la NASA prises à une distance de … cinq kilomètres de l’astre ! Dans la même veine, le partenariat entre l’Ososphère et Vivialys accouche d’un monumental plateau artistique sur la place du Château - Cosmos District – rappelant naturellement qu’il y a de la vie sur terre autant qu’un univers intersidéral ; en réhabilitant la ville sous les étoiles, ce complexe artistique hors norme allie escapades poétiques et connaissances scientifiques pointues en tissant des liens avec un imaginaire elliptique qui bouscule les codes tout en faisant éclater une beauté ineffable.

    Sans fairedevagues.jpgEn se dirigeant vers l’Isle, Sans faire de vagues de Gaëtant Gromer & DQE Software interpelle l’impact des activités humaines sur l’environnement et notamment l’extermination des requins à qui on coupe les ailerons pour en en faire de la soupe (alors que sont souvent cuisinées des ailes de poulets à la place) tout en les rejetant cruellement à la mer.

    Puis, en déambulant jusqu’à la Place Kléber, Le Serpent 2021 de Bertrand Gadenne soutenu par le Le Serpent.jpgmécène ARTE questionne l’hypothèse du règne animal dans la ville; le serpent, confiné, tente désespérément de s'échapper de sa cage tout comme nous ces derniers mois ... une symbolique autour de l'animal nous transformant en figurants dans le décor.  Dans le même périmètre, on tombe sur la Rivière de verre concoctée par l’Ecole du TNS, du créateur lumière Philippe Berthomé & CIC Est. Juste à côté, le métal émerge de l’eau avec Landscape in Motion de Frédéric Laffont & FEIN ; les miroirs en acier massif font la part belle à la fragmentation du contexte urbain en montrant les changements du Tour de Babel.jpgpaysage dus à l’interaction du vent, de la pluie et de la lumière, magnifiés avec la dimension sonore à l’image des vibrations naturelles entendues, qui viennent renforcer la perception du mouvement. Avec Terre de Ciel, le peintre Patrick Bastardoz réalise une énorme Tour de Babel sur la Place Broglie grâce aux matériaux en terre cuite de l’entreprise Wienerberger comme pour se réapproprier de l’espace public dans sa diversité.

    Bien d’autres surprises attendent les spectateurs dans les sinuosités du chef-lieu de l’Alsace … The Cat de Richard Orlinski &PUMA, Les L du Désir de Benjamin Kiffel & L&LProducts, les signes alphanumériques de Yes:no, perhaps par LAb(au) & Hager Group relate l'importance de l'intelligence artificielle (dans l'ordre des photos ci-dessous).

    L’objectif de faire rayonner cette attachante région très singulière par la promotion et le développement de la création artistique, de la culture de l’invention et du patrimoine industriel est grandement atteint. Quant l'industrie va à la rencontre de l'art, la réalité dépasse la fiction. Nul doute que cet événement haut en couleur marque une nouvelle signature de Strasbourg, déjà classée à double titre au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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  • Les théâtres rouvrent. La vie à tout prix

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    Enfin, les théâtres ré-ouvrent, entraînant un sentiment de libération comme par enchantement.

    En cette rentrée post-confinement, l'Achimic commence fort ... La condition humaine n’en finit pas d’être auscultée et disséquée dans ses moindres recoins. Derrière les masques, le vrai visage se dévoile ; ce qui est considéré comme le libre-arbitre se révèle être l’expression de la toute-puissance de l’égo tout en faisant fi des maillons « faibles » de la chaîne logistique ; le désir remplace le besoin dans la valorisation des activités ; la peur de la mort sous-tend la plupart des motivations, même empruntées. L’autorité ne serait-elle au fond qu’une manière déguisée, voulue par la civilisation, d’assouvir les mouvements les plus barbares requalifiés pour la cause ? La finitude de l’homme engendre-t-elle des valeurs supérieures à la vie lui donnant tout son sens ?

    L’immense auteur israélien Hanokh Levin (1943-1999) de la pièce burlesque  Tout le monde veut vivre nous invite à nous poser ces questions existentielles qui torturent les esprits depuis la nuit des temps au théâtre Alchimic.

    L’intrigue de la pièce met en exergue le comte Pozna, roitelet sans envergure d’un royaume sans intérêt perdu dans les Carpates, tentant de négocier, sur son lit, un sursis avec l’Ange de la Mort, qui par lassitude, lui octroie encore trois jours de répit, à une condition : sélectionner quelqu’un pour trépasser à sa place. Tout y passe ; amis, membres de la famille, paysans, serviteurs refusent de se sacrifier pour leur maître. Mais tout le monde veut vivre coûte que coûte ! Sa colère sera alors démoniaque.

    La problématique connaît une résonance particulière en cette époque frappée d’une pandémie qui en surpris plus d’un avec son cortège de mesures que ni l’illusion moïque  ni l’évidence naturelle n’ont pu contrer. La privation de libertés aura renforcé l’angoisse du néant.

    La mort est un concept vrai mais nul ne sait ce qu’il désigne. La modernité impose à l’individu dans sa solitude la plus crue de répondre à ce mystère. Que puis-je espérer et que dois-je faire ? interrogeait le philosophe Kant au siècle des Lumières. Aujourd’hui, la sphère privée englobe un théâtre de toutes les transcendances, par-delà bien et mal ; l’homme est devenu son seul référent et le lien social est basé sur les affinités électives, ponctuées et éphémères. L’angoisse de la mort, réactivée par cet ennemi invisible désigné, le COVID, entraîne un glissement de ce qui relève du domaine personnel vers la place publique comme en témoignent les mesures sanitaires et sécuritaires concernant des sociétés entières, reposant ainsi la question éternelle du sens de la vie.

    Le secteur digital ayant pris le dessus, séparant les gens plus qu’il ne les rassemble, entraînant une mise en abyme de la pyramide de Maslow, le pouvoir de l’égo a enflé de manière exponentielle au point d'être une référence en soi.

    La pièce de Hanokh Levin met au défi les grands mythes d’immortalité qui animent notre histoire (Peter Pan, Dracula, le Graal, Sisyphe, Highlander, la fontaine de Jouvance, etc.) Les problématiques bio-éthiques se ressentent dans toutes leurs forces ... sans la santé, la vie vaut-elle encore la peine d'être vécue ou les caractéristiques humaines qui nous distingue de l'animal nous aident-elles à surmonter notre condition ? La réflexion de Comte-Sponville en ces temps troublés s'impose : la poursuite de la vie est devenue un but ultime quitte à sacrifier les autres valeurs qui la fondent.

    À voir au théâtre Alchimic à la fin mai. Dates supplémentaires : les samedis 5 et 12 juin à 15h00 et les lundi 14 et mercredi 16 juin à 19h00.

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    À voir au théâtre Alchimic à la fin mai.

    Dates supplémentaires les samedis 5 et 12 juin à 15h00 et les lundi 14 et mercredi 16 juin à 19h00.

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