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  • The True Italian Taste

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    Les plaisirs de la bonne chère (pour ne pas dire « chair ») sont désormais communément associés à la manière de la présenter tant on se délecte autant à en parler qu’à la consommer. Mais qu’y a-t-il de si unique en Italie pour que le seul nom évoque les premiers souvenirs d’enfance, voire un attachement durable pour beaucoup d’Européens en quête de soleil, de bien-être, d’art de vivre, de culture ? Partout où il est défendu, le « True Italian Taste »  apparaît comme une campagne de promotion stratégique des produits des divers terroirs transalpins ainsi que des savoir-faire singuliers au point de valoriser ces pratiques alimentaires en tant que patrimoine immatériel de l’humanité. Malgré les enjeux pluriels et parfois paradoxaux pour les habitants de ces régions, il est un fait que ce type de reconnaissance publique constitue un argument marketing, un levier touristique, un atout politique ainsi qu’une identité et une réappropriation culturelle ; bref, un label au même titre que les villes ou petites bourgades, musées à ciel ouvert, qui vont plongent dans des mystères insoupçonnés à prime abord.

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    Pas une semaine ne se passe à un coin de la planète sans qu’on assiste à un lancement d’un slogan du genre « L’Italie dans vos assiettes ! », « Au forno !», « La redécouverte du goût italien à vos portes ! », « À la recherche des saveurs de Maestro Martino », premier grand cuisinier italien du 15e siècle à avoir élaboré des recettes écrites nous laissant un témoignage historique clé sur la sapidité et les codes alimentaires de l’époque à tel point que d’aucuns s’évertuent à les ressusciter lors de la célébration d’événements médiévaux.

    La résurgence exponentielle des mots italiens dans le vocable commun de la restauration ci et là en est un signe évident en lieu et place de termes équivalents francophones, germanophones ou anglophones : ristorante, vicolo, vini, gelateria, grissini, antipasti, enoteca, la Fenice pour un des deux plus grands supermarchés dont l'ouverture est pour bientôt, etc.

    " C'est en Italie et au XVIIe siècle qu'une princesse disait, en prenant une glace avec délices le soir d'une journée fort chaude: quel dommage que ce ne soit pas un péché ! ", relate Stendhal dans ses oeuvres.

    Les accords « mets-mots » accouchent ainsi des miracles comme la pizza napolitaine (pour ne citer qu’un exemple) inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’Unesco. Si le Japonais Hiroki Nishimoto remporta début juillet les Olympiades 2019 de la pizza dans la catégorie véritable pizza napolitaine, c’est parce qu’il maîtrise à merveille les procédés qui font tout son secret.

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    Aussi, le restaurant Kytaly au Boulevard Georges-Favon à Genève a eu l’honneur de participer à la « Semaine de la Cuisine Italienne » dans le monde auprès de l’Office des Nations-Unies qui s’est déroulée du 24 au 28 juin. Sous la houlette des chefs Saverio Sbaragli du restaurant Tosca à Genève et Edoardo Petricca de Kytaly, ont réalisé le jour où l'Italie a remporté la victoire pour organiser les Olympiades 2026 (hasard du calendrier!) au fameux 8e étage de Palais agrémenté d’une des plus belles vues sur le lac Léman et ses parcs alentours, le prestigieux Restaurant des Délégués, des plats composant l’essentiel du régime méditerranéen de base pour le plaisir des papilles et des pupilles, dont la Pizza Protafoglio de la star Franco Pepe, ce en présence des édiles de l’ICE (Istituto Commercio Estero), du personnel diplomatique, le Sales Manager d’Alitalia en Suisse et des invités triés sur le volet.

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    Quelques jours auparavant, le vendredi 21 juin, la Chambre Italienne de Commerce en Suisse (CCIS), réputée pour sa haute contribution au savoir-vivre à l’italienne et à l’implantation de ses marques de fabrique, réalisait son Gala annuel au somptueux Golf Club à ColognyAuthentic Italian Table – que le temps exécrable pour le premier jour d’été n’a pas entaché. L’animation vive de la soirée fut assurée principalement par des autorités consulaires et opérateurs économiques de renommée tels que par exemple la Fabbrica della Pasta di Gragnano, Terra Sicula pour les spécialités siciliennes, Dondi Salotti, Alitalia, Motor Village Genève pour sa promotion des Alfa Romeo et Fiat.  Un antipasto aux couleurs du drapeau italien en musique suivi d’un plat principal exquis et original dont la finesse du goût marque l’esprit ponctués de jeux et distributions de distinctions (Award) créent une communion entre les convives. Fidèle à sa tradition de revaloriser chaque région du pays éternel, la CCIS désigne chaque table du nom de chacune en déclinant les typicités culinaires, à l’image des Masterclass organisés par ses soins tout le long de l’année, qui rendent un relief particulier au Pesto genovese, au jambon de Parme, à la plus grosse olive du monde de Cerignola dans les Pouilles, à la Truffe blanche d'Alba, au régime méditerranéen connu par le monde entier pour ses vertus insoupçonnées en durabilité et en longévité de vie commenté par un diététicienne italienne nommée aux HUG. La belle saison jouera les prolongations : elle sera ponctuée par de jolies escapades gourmandes. Il Bel Paese sait si bien se prêter au jeu.

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    Clin d'oeil d'une escapade gourmande dans les Abruzzes (Centre oenologique régional à Ortona) :

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  • Le Grand Bisse d'Ayent bientôt sur le billet de 100 francs !

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    La valorisation d’un patrimoine naturel pour une illustration officielle n’est pas monnaie courante. C’est désormais chose faite ! Emblématique pour son sentier vertigineux depuis le XVe s., le bisse d’Ayent figurera sur le billet de banque le plus utilisé en cash,  à savoir celui de  Frs 100.--.  Adieu l’effigie d’Alberto Giacometti, d’un côté et sa célèbre et émouvante sculpture L’homme qui marche, de l’autre ! Le nouveau billet de 100 francs suisses montre un authentique versant de l’histoire helvétique : une sensibilité consciencieuse de l’empreinte humaniste et humanitaire dans la recherche d’infrastructures le plus sophistiquées possibles qui profitent au plus grand nombre selon une conception élaborée du bien commun basée sur une volonté de fer.

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    Le climat du Valais autant que ses montagnes ont toujours attiré du monde aussi bien pour sa beauté naturelle époustouflante que pour ses vins exquis que le terreau ensoleillé permet, sans oublier ses spécialités culinaires. Mais la bravoure de ses habitants y est pour beaucoup, qui à travers les siècles ont cherché à sauvegarder et préserver durablement ses ressources naturelles, dont l’or bleu. Pour des raisons de survie :  des animaux à abreuver, des terres arides à arroser et de ses résidents, bien sûr. Les parts d’eau attribuées à chaque famille étaient savamment diligentées, ce en puisant l’eau au fond des vallées, puis en la canalisant dans leurs bisses (nom provenant de l’ancien français désignant un canal de faible pente à ciel ouvert) pour enfin la destiner vers les villageois. C’est ce que nous raconte le merveilleux Musée valaisan des bisses à Ayent, dirigé par l’ethnobiologiste Gaëtan Morard, à découvrir impérieusement, à l’instar des trajets pédestres balisés alentours. En alliant les connaissances en sciences de la vie et humaines, l’épopée est retracée dans tous ses ressorts en remontant le cours des travaux herculéens jusqu’à l’ère romaine ; des objets à caractère fortement symbolique s’exposent à côté de livres aux titres évocateurs, véritables sources d’informations.

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    Le bisse d’Ayent prend son origine dans la rivière de la Lienne s’écoulant sous le mur du magistral barrage de Tseuzier en irriguant les prés et les vignes pour se terminer à l’étang de Revouire. Le vertigineux passage sur les vestiges (boutsets) accrochés à la paroi à Torrent-Croix rejoint par un tunnel a été immortalisé sur le nouveau billet, qui sera mis en circulation le 12 septembre 2019, suite à la conférence de la BNS le 3. La balade à flanc de montagne nourrit assurément l’un des souvenirs impérissables des plus beaux panoramas suisses.

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    La possibilité de prendre le car postal à peu près de n’importe où l’on échoit est un atout touristique indéniable. À deux enjambées de là, un détour au village de villégiature d’Anzère vaut amplement la 69454049_10214911451999700_3562522458311360512_n.jpgpeine, en toutes saisons. Outre les sports d’hiver, la station offre des opportunités de bien-être au SPA composé de deux agréables piscines chauffées interne et externe, surplombé d’un toit de verdures, renfermant une salle de fitness, un jacuzzi et un sauna. De là, un tour au bar à vins central Aymon (où à partir du jeudi soir, l’on peut s’époumoner au karaoké) s’impose. Avec sa vue plongeante sur les Alpes valaisannes, le très bel Hôtel de La Poste à l’architecture de chalet saura agrémenter vos soirées avec une riche carte dont la raclette au feu de bois ainsi que vos nuits avec sa literie caractéristique.

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  • Ces lieux qui jouissent de leur nom loufoque

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    « Aujourd’hui, pour la première fois, je suis heureux de vous montrer Montcuq à la télévision… »Ce sketch du tant regretté humoriste Daniel Prévost dans l’émission Le Petit Rapporteur, 35 ans après, reste dans les mémoires. Du rire jaune des habitants de ce mignon village du Lot à l’époque à la curiosité (un peu malsaine) suscitée ensuite, il n’y a eu qu’un pas. En profitant d’un nom pour se faire un nom, le renversement de la honte à la fierté effectuée en un clin d’œil, ces communes portant un patronyme burlesque ont su tirer profit et développer un attrait touristique certain.

    En France, on recense une quarantaine de hameaux affublés de noms bizarroïdes et drôles : Vinsobres, Anus, Vatan, Corps-Nuds, Bezons, Sainte-Verge, Arnac-la-Poste, Bellebrune, Monteton, Andouillé, Marans, Bouc Etourdi, Minjocèbos (mange-oignon en occitan) …

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    Leur point commun toponymique demeure l’atypicité, la drôlerie sans grossièreté évoquant un côté folklorique de par leur musicalité. Une opportunité réussie pour se faire connaître avec reconnaissance.

    Qu’en est-il des noms franchement saugrenus en Suisse ? Comme attendu, elle ne reste pas en rade en la matière. Sex Rouge au-dessus des Diablerets, Chaudière d’Enfer, Gland, Pissevache, Fin du monde, Evêque, Cul du Chien et Bout-du-Monde à Genève, Scex en Valais, les Dents ou les Têtes ou encore les Pieds ne manquent pas à l’appel. La sémantique a ses raisons que la raison ne connaît pas (forcément) !

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