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Julian Assange ne sera pas extradé

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Un souvenir tenace d'un jour de mois de décembre 2010 au Palais des Nations-Unies. Un soutien sans faille depuis le début, à chaque étape du traitement réservé au célèbre lanceur d'alerte JULIAN ASSANGE. L'angoisse fut qu'il soit extradé aux U.S.A., pays - faut-il le rappeler? - qui pratique la torture et la peine de mort. Le cas de l'émissaire n'échappait pas à cette règle; c'est exactement ce qui l'attendait s'il avait été extradé comme requis, selon les chefs d'accusation qui pesaient sur lui (espionnage après la publication de documents "compromettants") , aux yeux des autorités américaines. Mais la juge britannique Vanessa Baraitser a qualifié l'état psychologique de l'auteur trop risqué ... afin de diminuer une réelle propension au suicide de l'incarcéré, la magistrate a estimé impossible une extradition.

Lâché par un pays sudaméricain qui lui avait accordé l'asile politique (en son ambassade à Londres) suite au changement de gouvernement , il souffrait d'une situation encore plus ubuesque.

Une bonne nouvelle pour commencer la nouvelle année qui en amène une autre : Alors que l'état américain ne va pas en rester là et fera appel, le Mexique lui propose de se réfugier en son sein.

Si le thème de la liberté d'expression - principe éthique soutenu par l'article 8 de la Charte des droits de l'homme - vous tient à coeur autant que le droit de respirer ou de manger, une pétition d'Amnesty International est disponible en ligne ici

 

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Lien permanent 3 commentaires

Commentaires

  • Ce qui me gène dans ce genre de contribution, c'est le timing.
    Durant des mois, personne ne s'est préoccupé du sort de Julian Assange. Il aura fallu un évènement particulier pour que cela soit médiatisé.
    Alors que la discussion est centrale, vitale. Elle touche aux fondements de ce qui fait de nous des humains.
    Ben non, on n'en parle que lorsqu'il y a du nouveau.
    Et ce nouveau en l'est pas trop. Car en faisant passer le prévenu pour un débile, on botte en touche.
    J'attends immensément plus de ceux qui s'expriment sur ce sujet.
    A défaut, ils feraient mieux de s'abstenir.

  • Je comprends bien votre coup de gueule et votre impatience, que je partage. Beaucoup d'initiative de la vie civile ont pris fait et cause pour le célèbre lanceur d'alerte, qui l'a payé très cher, comme vous le savez. À chaque étape judiciaire importante, d'ailleurs! L'une des dernières concernait justement la requête de non-extradition vers les USA; aujourd'hui, une autre demande à ce que les charges contre lui tombent une fois pour toutes. Pour ne citer que ces deux objets ... le temps judiciaire n'est pas le temps "ordinaire"; chaque procédure demande du temps mais à chaque étape, des actions ont été menées pour sa défense.
    Plus toutes celles accomplies dans l'ombre ... L'événement relaté ici (judiciaire, certes) est bel et bien important dans ce long périple semé d'embûches, dont les conséquences dans la vie de cet émissaire sont de taille, à l'évidence.

    La juge britannique n'a pas traité Julian Assange de débile; elle s'est appuyée sur son état dépressif engendré par sa longue détention et toutes les persécutions infligées qui ont mis à mal sa survie.

    Dans un autre cas, la disparition du patron chinois d’Alibaba, le Jack Ma, intervenue après une allocution contre le système financier de son pays, vient de tomber. On en est sûr, l'affaire sera aussi suivie par tous. Le droit à l'expression est aussi vitale comme on l'observe quotidiennement dans ce bas monde. Le rapport de Reporters Sans Frontières l'atteste tristement chaque année.
    Merci pour votre commentaire, Pierre Jenni!
    Toute belle année à vous!

  • "Il aura fallu un évènement particulier pour que cela soit médiatisé." (Pierre Jenni)


    Vous évoquez bien sûr l'entrée en vigueur du ... Brexit, n'est-ce pas ?


    "La juge britannique n'a pas traité Julian Assange de débile; elle s'est appuyée sur son état dépressif engendré par sa longue détention et toutes les persécutions infligées qui ont mis à mal sa survie." (Micheline P.)

    Ce qui réserve désormais le droit à l'Etat britannique de le mettre sous tutelle médicale pour raisons psychiatriques humanitaires.

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