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Pour des soins infirmiers significatifs

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Si les soins infirmiers font l’objet d’une votation populaire actuellement, c’est que la reconnaissance des personnes qui les exercent fait défaut. La pandémie est passée par là … hélas, une palissade ! On a applaudi aux fenêtres lors du premier confinement, étonnés tout à coup de leur importance ; certaines images montrant des infirmières exténuées ont circulé dans le monde. Or, cette situation extrême a au moins révélé, cyniquement, un fait : le haut niveau de qualification, le salaire pas très attractif (point qui concerne heureusement bien d’autres métiers de formation universitaire), le peu de valorisation dans la société dû au caractère d’exécutant de la profession tout au long d’une carrière. Doubler d’applaudissements ne servirait pas à résoudre le problème.

Certes, des mesures d’autonomie ont déjà été prises après une ordonnance médicale (évaluer des soins de base et fournir  certaines prestation). Mais la pierre d’achoppement reste la rémunération et non le niveau de certification.

Aussi, tout patient qui a eu à connaître une hospitalisation devine que les spécialisations sont opérationnelles (on ne fait pas les mêmes gestes que l’on travaille aux urgences, aux soins intensifs, en chirurgie du pied ou en chirurgie viscérale, en pédiatrie ou encore en gériatrie).

Evidemment, certain(e)s infirmer(ère)s témoignent de plus ou moins d’humanité que d’autres … mais qui peut édicter une loi en fonction du facteur sympathie ? Les frustrations de tout ordre peuvent rendre aigri ou minimaliste.

Infirm1.jpgL’initiative qu'on va voter ou rejeter le 28 novembre considère les soins infirmiers comme un rouage de première importance dans le fonctionnement de la société et appelle les autorités à garantir un effectif suffisant d’infirmiers diplômés, de les employer pour des tâches correspondant à leurs compétences réelles, de mieux les payer afin d’offrir de meilleures conditions de travail effectives et de ne pas éroder la profession précisément pour ces manquements.

Notre société a désormais l’habitude de voir les métiers utiles être les moins considérés et les moins rémunérés et ... inversement. La santé est une affaire de tous. Inutile de le préciser .. Il reste à espérer qu’une telle votation suscite une interrogation chez le plus grand nombre des citoyens et qu’ils se sentent concernés par la santé du personnel soignant ainsi que par le risque de pénurie dans ce corps de métiers au cas où il pourrait se voir déserté eu égard à la pénibilité et le manque de reconnaissance de ses agents parmi les plus proches des patients.

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