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Société

  • Cap sur Antibes, la sirène de la grande bleue

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    Un voyage permanent hors du temps ! Nichée entre Nice et Cannes, Antibes Juan-les-Pins forme la troisième ville des Alpes-Maritimes. Accessible de manière multimodale par voie maritime, terrestre et aérienne, ce site provençal naturellement florissant s’étendant sur 25 km de rivage abrite un héritage patrimonial inédit. Côté cour : le Vieil Antibes, ses remparts, ses ruelles, son musée Picasso ; côté jardin : la station balnéaire de Juan les Pins, ses plages et sa vie nocturne, inventée par les artistes Mistinguette, Sydney Bechet, Luis Amstrong, Duke Ellington et Joséphine Baker dans un air de lost generation lancée par Hemingway dès 1950, qui se produisaient au Vieux-Colombier. Un florilège de manifestations culturelles dont le célèbre festival de Jazz rythment les saisons.

    Créée par les Grecs, puis développée par les Romains via la pax romana, Antipolis devenue « Civitas antipolitana » garde jalousement ses stigmates. Le XVIe a accouché de sa vieille ville entourée de remparts, renfermant le Fort Carré en forme d'étoile (la dernière place forte à l'extrême sud est du royaume de France), son Phare de La Garoupe, son histoire avec l'art semble liée aussi avec ses fonds marins. Découvrez ou redécouvrez la  cité antique des Alpes-Maritimes aux noms évocateurs, teintée d’une faune et d’une vue imprenable dignes d’un conte de fée !  

    Un cap incontournable dans le décor naturel  azuréen : La Baie des Milliardaires débouchant sur l’Anse … de l’Argent Faux, qui doit son nom aux faux-monnayeurs installés au 19e s, qui frappaient la fausse monnaie Antibes6.jpgdans une caverne accessible seulement en barque. Se lover dans le littoral du Tire-Poil, longeant à pied les sublimes propriétés du bord de mer pour rejoindre les criques est une des nombreuses activités palpitantes pour percevoir en esprit et par les sens la quintessence de ce joyau de la grande bleue. Tirant sa signification d’une légende qui voulait que le vent marin décoiffe les visiteurs, ce sentier public vous offre un point de vue unique sur une richesse naturelle de plantes indigènes et exotiques, appréhendées de façon ludique, didactique et sportive. De l’autre côté de l’Anse, on tombe sur le Phare de la Garoupe s’élevant à près de 103 mètres, véritable vigie de ce bout de Méditerranée de par sa puissance historique et sémaphorique avec une intensité lumineuse de plus de 2 300 000 candelas ainsi que ses rayons lumineux atteignant les 60 km et près de 100 km pour les avions. Illuminant la chapelle millénaire de Notre-Dame avec sa vierge veillant sur les marins (une collection des ex-votos touchants à l’intérieur en atteste), ce monument se voit de partout comme pour rappeler la position stratégique de ce grand port européen de plaisance et d’affaires. La Garoupe, c’est aussi l’une des somptueuses plages et l'un des quartiers les plus prisés d'Antibes … Et au dessus des luxueuses villas, un endroit est encore plus à part : le plateau de la Garoupe d’où émanent  tous les bâtiments les plus chers aux gens de mer, marins, pêcheurs, plaisanciers. Versus flore, La Barbe de Jupiter préside avec ses caractéristiques hermaphrodites dont les nombreuses vertus n’ont pas encore révélé tous leurs secrets.

    Découvrez la côte en pagayant ou en vous faisant balader sur ses eaux en bateau moteur guidé par un professionnel de Cap Kayak Paddle Center officiant au port Gallice !

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    Le Paradis des artistes

    « Antibes est la seule ville de la côte qui a si bien conservé son âme », aimait à dire Graham Greene, auteur du « Troisième homme », qui la découvre en 1946 et s’y installe plus de deux décennies pour son plus grand bonheur. Ce jardin naturel issu de la grande bleue propice aux cartes postales des plus pittoresques a attiré tout naturellement les artistes ou les intellectuels comme un aimant, motivés par sa lumière unique et ses couleurs magiques.

    De nombreux écrivains, intellectuels et artistes ont aimé et célébré la ville d’Antibes Juan-les-Pins. Si on doit à Stephen Liégeard l’appellation Côte d’Azur pour désigner la riviera française et remplacer cette appellation d’antan, Scott Fitzgerald l’immortalise dans Tendre est la nuit en extrayant ses qualités thérapeutiques et 121383662_10218248305338948_3998232490899751805_n.jpgen valorisant ses vertus hédoniques, reconnues comme tout aussi importantes pour le bien-être. Le Mediterranean Lifestyle est né. Les bienfaits d’une villégiature en bord de mer, le charme éclatant de doux paysages assaisonnés de citronniers ou d’orangers sont ennoblis par les robinsonnades de George Sand. Colette retranscrit le plaisir de se mouvoir dans une décapotable dans L’Entrave. À ces grands esprits, qui ont su sublimer ces landes sauvages à perte de vue avec seul horizon, l’étendue bleue de la mer s’ajoutent bien évidemment Jules Verne, Guy de Maupassant, Paul Eluard, Jacques Prévert, le Grec Nikos Kazantzaki, dont on peut lire la stèle à l’entrée de la Commune Libre, Le Safranier.

    Les photographes ne sont évidemment pas en rade ; Jacques Henri Lartigue dépeint son émotion à la vue du Cap  en ces termes « Je viens de me réveiller et mon subconscient reconnaît toutes ces mystérieuses émotions de la nuit. Les fleurs embaument : elles ont embaumé toute la nuit. Les rossignols chantent : ils ont chanté toute la nuit. Et ma réalité est déjà tout imprégnée des musiques de mes rêves. » Ou encore : « Mais comment conserver une seule petite pierre précieuse de cet inimaginable trésor des Mille et une Nuits ? Ecrire ? Peindre ? Tout photographier ? ».

    En donnant ses lettres de noblesse à cet ancien village de pêcheur hors du commun, ces vedettes ont été suivies d’ateliers d’artistes et d’artisans. Une route des peintres retrace ce désir et cette volonté que tout badaud se doit de suivre. Nicolas 121336906_10218248307939013_139029715829543945_n.jpgde Staël fit son nid dans les remparts du vieil Antibes, directement face à l’écrin azur, avant se suicider en 1955, à cause d’un amour impossible pour Jeanne, qu’il peignit inlassablement de mémoire ; il y trouva notamment l’inspiration pour créer un nouveau style, passant du figuratif en un art abstrait. Monet y posa son chevalet autant que Peynet – avec son célèbre Les Amoureux aux Remparts – et Picasso y trouva littéralement sa terre d’accueil au point que la péninsule antiboise imprima en premier un musée monographique – du vivant de l’artiste – bien avant Barcelone et Paris. Aussi, le Château de Grimaldi devient-il le Musée de Picasso en 1966 et une des salles est désormais destinée à Nicolas de Staël. Fernand Léger, Hans Hartung, Joan Mirò ont fait partie de l’aventure. Mais encore ... Plus connue que Picasso durant la seconde guerre mondiale, la sculptrice Germaine Richier a laissé une trace indélébile sur ces lieux féériques, elle qui avait placé dans son atelier à Zürich une reproduction de Guernica; sa devise : « Je ne cherche pas à reproduire un mouvement. Je cherche plutôt à y faire penser. Mes statues doivent donner à la fois l’impression qu’elles sont immobiles et qu’elles vont remuer. » Ses oeuvres encerclent désormais le promontoire avec la mer comme toile de fond.

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  • Nouveau millésime de mots

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    Les vacances aident à la flânerie mais sonnent aussi le moment de la sortie des nouveaux dictionnaires. Si les mots ne sont pas de ce monde, ils reflètent pourtant un changement de vision. L’usage seul, donc le temps qui passe, décide de nouvelles appellations. Cette année ne fait pas exception : de nouvelles réalités sont exprimées, reconnues, répertoriées, codifiées. Incontestablement, l'homme se distingue des autres créatures par son pouvoir de nommer ce qui l'entoure.

    Les nouveaux mots suivent les technologies, l’économie, les sciences, le politique parfois (bien que c’est le plus souvent l’inverse qui advient, heureusement, et il faut espérer que certains contenus sémantiques de certains événements l’emportent sur leur instrumentalisation entraînant une re-qualification selon les intérêts immédiats).

    Le « selfie » - autoportrait numérique publié sur les réseaux sociaux - fait désormais son apparition dans le dico. Obama aurait-il lancé une mode en se faisant prendre en photo avec une première ministre scandinave (laissant entrevoir le mécontentement de son épouse) en décembre 2013 lors de la cérémonie d’adieu à Mandela ? L’urgence a certainement scellé le destin du mot … Les derniers rebondissements dans les affaires d’espionnage – Edward Snowden était un hacker que les autorités américaines ont voulu engager pour ces compétences - donnent « Cyberattaque » alors que cybercriminalité est déjà bien implanté. L’introduction de l’e-cigarette dans les mœurs il y a près de trois ans consacre le terme de « vapoter ». Après le baba et le bobo, est enfin consacré, ce en toute bonne logique le « hipster » qui désignait les amateurs de jazz dans les années ’50 et qui aujourd’hui prend sa revanche en labellisant le jeune citadin (new-yorkais en particulier) dont le style vestimentaire est empreint de second degré et à contrecourant : casquette, grosses lunettes et … barbe hirsute. « Hystériser » (qui n’est pas sans rappeler psychoter du millésime écoulé) se voit consacré pour avoir été utilisé par Harlem Désir ou François Barouin dans l’affaire de Leonarda et de son irrésistible retour. « Triper » - prendre son pied, s’éclater – accompagne enfin kifer. Pour une histoire rocambolesque, celle-ci en est une qui porte bien son nom : « capillotracté » - amené d’une manière forcée et sans raison évidente - entre dans la danse ! L’heure de la vengeance a sonné pour les « éco-responsables » qui mettent en garde contre l’ « obsolescence programmée » de certains produits de consommation dont la durée de vie ou d'utilisation est limitée dès leur conception afin d’amener les utilisateurs à les remplacer plus fréquemment sous couvert de dynamisme économique (imprimantes, ampoules, i-phones, etc.). Un mouvement d’actualité cherchant à défendre les droits des hommes jusque là réservés dans la société principalement aux femmes, comme par exemple, la garde des enfants accouche du mot « masculinisme ». Les Femen entrent dans la danse. Les associations de « Ansar Al-Charia » et de « Boko Haram » recouvriront également une description dans cette nouvelle édition. 

    Ce bref aperçu du nouveau cru de mots rappelle que les mots ont une vie propre comme dirait George Orwell, inventeur du terme "novlangue" et que s'interroger sur sur le sens des mots contribue à lutter contre le faux langage, contre la folie du monde. Encore faut-il appeler un chat, un chat. Les insultes et le politiquement correct en viennent à se mêler au point de faire dire à Mélanchon, en parlant du Président Hollande, qu'il n'est qu'un capitaine de pédalo.

     

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    Micheline PACE

    (référencé in Tribune de Genève du 28 juillet 2014, p.18)

  • Droits des femmes d'ici et d'ailleurs. Le 6 février, Journée contre l'excision.

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     Il faut le dire tout net : l’excision constitue une violation des droits humains. On se souvient qu’un tribunal en Suisse a condamné cette cruelle pratique subie par une jeune fille faite à l’étranger. Le 11 juin 2008, la justice fribourgeoise a reconnu coupable cette violation infligée à une jeune fille somalienne de sept ans par une compatriote à elle, réfugiée en Suisse.

    L’argument juridique portait sur le manquement d’assistance et d’éducation, et fut traduit en une peine de six mois de prison.

    Notons que l'UNICEF estime que près de 7000 femmes victimes d’une mutilation génitale sur sol suisse.

     

    On sait que les artefacts multiculturalistes n'y font rien à l'affaire.  Beaucoup  trop de personnes souffrent de cette violence ... En plus du film " Fleur du désert" où se produit la bergère somalienne, Waris Dirie, devenue mannequin et chantre de la lutte contre la coutume barbare, on reverra avec plaisir "Femmes sans hommes" de l'Iranienne Shirin Neshat, primé à Venise en 2009 par le Lion Argent à Venise, qui raconte l'état d'indigence de millions de femmes face à la terrible violence orchestrée pour des motifs religieux politisés.

     

    À lire mon article paru dans le 700e numéro de UNSpecial, organe de communication de l'ONU, du mois de novembre 2010: http://www.unspecial.org/UNS700/t33.html .

     

     

     

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    Cette note fut rédigée sur cette plateforme le 13 novembre 2010. Depuis, une conscientisation du problème a fait son chemin; le sujet a été traité plus assidument dans des débats à l'ONU, entre autre dans le cadre des sessions des droits de l'homme.


    L'excision est formellement interdite en Suisse depuis le 1er juillet 2012 pour toute personne résidant en Suisse, même lorsqu'elle se rend à l'étranger.


    En Suisse, vivent près de 12'000 femmes issues de pays où l'excision se pratique traditionnellement; plus de la moitié de ces femmes souffrent de troubles de tous ordres. Une sérieuse sensibilisation est véhiculée dans les milieux migrants en provenance des pays où elle sévit, dont les résultats commencent à se faire sentir : moins de cas sont comptabilisés sur sol suisse autant qu'à l'occasion des voyages effectués des fillettes dans leur pays d'origine.


    Si une loi ne suffit pas pour interdire un rite aussi cruel ancré culturellement et cultuellement, il est important de poursuivre ce noble effort parti d'un élan de la société civile. Le 6 février, la Journée contre l'excision est là pour nous le rappeler.

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  • Bonne Fête nationale

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    C'est la Fête nationale. Le 1er août 1291 fixa pour les siècles à venir le jour de la célébration
    annuelle de l'union du pays. Occasion de rappeler en cette époque caractérisée par l'insignifiance
    que notre drapeau suisse doit sa forme originale - carrée au lieu de rectangulaire -
    aux drapeaux de guerre du 19e; il partage cette singularité avec celui du Vatican,
    ce qui provoqua un incident presque diplomatique en 2002, lors de l'adhésion de la Suisse
    à l'ONU : avait-on le droit d'hisser un drapeau carré à côté de tous les autres,
    de forme rectangulaire? (Plusieurs hypothèses ont été émises pour définir le sens exact
    de notre drapeau national et tenter de justifier son positionnement.)
    Peut-être notre écusson national a-t-il finalement su séduire et convaincre ...
    signifiant le ralliement des soldats, la croix blanche symbolise
    en quelle que sorte la culture de la paix.
    Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, place à la fête pour tous les Suisses, d'ici et de l'extérieur!!!

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  • La Suisse aide à la création d'emplois en Tunisie

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    Avec SWISSINFO, on découvre il y a quelques jours encore plus les actions de l'aide au développement dans le pays en transition qu'est la Tunisie, ce avec un programme englobant les aspects essentiels de la problématique, dont la migration. La DDC, le  SECO, l'ODM collaborent d'une même voix à sa réalisation :

     
    " Deux centres, dont El-Anaka, s’occupent d’inscrire les adolescents à des cours où ils apprennent la coiffure, la couture, la tapisserie, la pâtisserie, l’informatique ou le travail de maintenance.
     
    Pour la Suisse, il est important de promouvoir la création d’emplois. Cela confère «une lueur d’espoir» aux Tunisiens, comme le dit l’ambassadeur suisse en Tunisie Pierre Combernous. Association Campagne a précisément été créée dans ce but: «Les jeunes pensent qu’il faut émigrer pour trouver du travail, explique son président honorifique Missaoui Mohamed. Nous voulons les amener à réfléchir autrement, leur faire réaliser qu’il est possible de bien vivre ici et qu’il vaut la peine d’envisager l’avenir avec confiance."

    Un soutien aux entrepreneurs est déployé également dans ce cadre. En témoigne une femme qui "a reçu le soutien de la Suisse pour créer une usine qui traitera les éponges de mer trouvées au large de la côte tunisienne et les transformera en accessoires de bain, une fois que les cellules vivantes en auront été extraites. «Les Grecs avaient pour habitude de nous les acheter, mais ils ont cessé de le faire depuis la crise financière. Les autres acquéreurs ont aussi disparu. Résultat, les pêcheurs ont arrêté de chercher des éponges, puisqu’ils ne trouvent plus personne à qui les vendre. (...) La production sera vendue sous le label «100% fabriqué en Tunisie."
     
    On se souvient que Bourguiba, le président de la libération, mettait un point d'honneur à l'éducation et à la formation, socle indispensable au développement économique et social d'une société. Dans ce domaine, l'apport de notre pays est aussi important (formation des profs, réfection des bâtiments, etc.)

    Pour information, un Forum entrepreneurial Suisse-Tunisie va avoir lieu à Genève en novembre. Le but de cet échange entre opérateurs économiques suisses et tunisiens, membres de la diaspora tunisienne porteurs de projets, est d'apporter des opportunités pour de nouveaux partenariats, essentiels à tout développement vital.

     

  • Veni, vedi, vici ... la Genève romaine

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    On doit le nom de notre ville à Jules César.

    En atteste l'enseigne sur la tour de la Place Bel-Air.

    Voici un quiz concocté par notre hebergeur pour parfaire nos connaissances et redécouvrir son histoire ...

    Les questions sont de savoir quel peuple habitait la région avant l'arrivée de Jules César, la signification du terme d'origine gauloise Genua, le rôle des Helvètes dans la guerre des Gaules et comment l'empereur les fit stopper aux portes de Genève ...

    À vos jeux !!!

     

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  • Requiescat In Pace, MICHEL

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    La scène genevoise se voit amputée d’un personnage public haut en couleur, qui ne laissait nul indifférent.

    Au-delà des jeux de politique politicienne, Michel Chevrolet savait toujours apporter un contenu, interroger, étonner, interpeller.

    Par son tempérament gargantuesque, il savait mettre de la vie où généralement il n’y en a pas forcément. Forcés de faire avec sa disparition si brutale et injuste, beaucoup de ne trouvent pas les mots pour dire cette réelle absence inqualifiable.

    Son dernier commentaire laissé sur facebook se résumait en un qualificatif : épuisant … Serait-ce une trahison qui aurait porté un coup fatal à son cœur qu’il avait gros comme ça ? Des coups reçus durant sa dernière campagne, il disait qu’il avait pardonné et devant les caméras, il avait affirmé qu’il ne recommencera plus.

    Pour sûr, il doit désormais se rire des vanités de ce monde, des faux-semblants d’une société étriquée et égoïste, renversant les moyens et les finalités. Qui sait ?

    Ici, ne sera exprimé aucun souvenir personnel. La décence l’impose, le respect envers les proches le commande. Mais sache que le vide laissé par ton départ comme un dernier pied de nez à l’absurde est incommensurable.

    Après la dénégation des premières heures, de savoir qu’on ne croisera plus ton regard de feu dans les rues de Genève reste insupportable.

     

    Le 4 mai, beaucoup te rendront un dernier hommage.

    On sait mais on n’y croit pas …

    Ciao Mitch'!

     

    R.I.P. Michel !

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  • La Tunisie réussit une deuxième fois sa transition en refusant la Charia

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    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer." (Proverbe arabe)

     

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    Au lendemain de la chute de Ben Ali, le parti Ennhada, majoritaire sur l’échiquier politique, n’a pas succombé à la pression des salafistes en Tunisie. Elue le 23 octobre dernier, l’assemblée constituante a décidé de se passer de la loi islamique, la Charia, au nom de l’indépendance de l’Etat par rapport aux pratiques religieuses déjà promulguée dans le premier article du texte constitutionnel de 1959. Ce 27 mars restera gravée dans la mémoire du pays ainsi que des états entretenant une relation bilatérale. Les débats n’ont cependant pas manqué d’être virulents, voire houleux, entre ultra-radicaux et modernistes!

    Le chef historique d’Ennhada, Rached Ghannouchi, a motivé cette décision en rappelant que la Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain, sa religion est l’islam, sa langue l’arabe et son régime la République. Il n’a pas hésité à préciser que l’identité arabo-musulmane est préservée selon les principes d’un Etat civil et démocratique. Toujours selon ses propres termes, « on ne va pas avoir recours à la loi pour imposer la religion » d’autant que « la charia resterait encore une notion floue pour l’opinion publique ».

    Déjà le 29 janvier 2012, son gendre, M. Rafik Abdessalem, Ministre des Affaires étrangères se voulait rassurant dans les pages du Quotidien lors de la 20e session du Conseil exécutif de l’Union africaine déroulée à Addis Abeba : Pour ce qui est des salafistes, le phénomène est exagéré. Ce sont des groupes qui ne menacent en rien l’ordre public. Il se peut qu’ils aient une lecture rigoriste de la religion, mais il ne faut pas aucunement recourir à la solution sécuritaire, pour ne pas reproduire l’expérience de Ben Ali.

    Mais la nouvelle n’a pas fait grand bruit, bizarrement ... Sous nos latitudes, un journaliste français a fait référence à cette nouvelle de taille ( cliquer ici ... Pourtant les fausses nouvelles déduits de non-événements. Alors que des pays passent d'alternances en alternatives toujours avortées, sans réussir véritablement aucune transition, ce peuple instruit inspire confiance de par ses choix judicieux, raisonnables comme dirait le philosophe John Rawls, ce qui encourage les investisseurs étrangers et les projets de coopération internationale ( cliquer ici ) - utiles en aval comme en amont à endiguer la migration désordonnée et désespérée - moblisés pour la reconstruction de cette nouvelle société.   

    Si la partie n’est pas encore gagnée vu que le texte définitif n’est pas encore écrit, ce rejet de la Charia indique que la suprématie du religieux dans l’ordre social n’est pas une fatalité. Le peuple tunisien, éduqué et éclairé - c’est un fait bien connu – a démenti le cliché de l’exception démocratique arabe, en l’occurrence de celui qui stipule a priori que les Arabes ne sont pas faits pour la démocratie.

    On sait que la révolution du jasmin est essentiellement intellectuelle, culturelle, numérique. Un célèbre bloggueur, Slim Amamou, héraut du militantisme tunisien ayant connu les prisons du dictateur déchu, devint Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports dans le premier gouvernement de transition ( cliquer ici ). 

    Cette belle leçon de réelle démocratie, passée presque sous silence, nous montre encore une fois qu'il ne sert à jouer à se faire peur ni à se réjouir de mirages dont se fait l'écho une certaine presse.

    La Tunisie a su renforcer son statut de partenaire!  

  • Le romand dans la Francophonie

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    La langue française n’est pas une mais plurielle. Comme toute langue, elle est aussi un phénomène social global, tout à la fois identitaire, économique, politique et linguistique. Mais de quel français parle-t-on?

    À l’instar des rapports de force ou d’échange sur pied d’égalité entre les différentes langues, les nombreuses variantes observées chez les locuteurs francophones d’ici ou là doivent être respectées, sauvegardées, valorisées en tant que telles car les diversités sont de fait complémentaires plutôt que contradictoires, participant de valeurs à portée universelle telles que la démocratie, la liberté d’expression, le droit des minorités, la diversité comme richesse.

    Par conséquent, le français doit être défendu comme un tout et de manière générale, ce en tenant compte tout particulièrement des spécificités irréductibles de toutes ses différences. En exemple, les deux acceptions du terme « les gosses » - que l’on se trouve sous nos latitudes ou au Québec …

    La Francophonie n’a jamais cessé d’évoluer. Associer la défense du français exercé dans les différentes cultures à la promotion du plurilinguisme fait partie assurément de ses missions cardinales. Bientôt, nous reviendrons sur la place du romand dans ce contexte!

  • La Tunisie, 1 an après ... et la Suisse

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    "On dirait que le despote assure à ses sujets la tranquillité civile. Soit.

    Mais qu'y gagneraient-ils si cette tranquillité même est une de leurs misères?

    On vit aussi tranquille dans les cachots"

    (Jean-Jacques Rousseau, Le Contrat social)

     

    tunisiebateau.jpgUn sommet diplomatique s’est tenu à Tunis où il a été question du sort de la Syrie, à la veille de la 19e session du Conseil des Droits de l’homme. Mais pas seulement. Des dignitaires de haut rang ont profité de l’occasion pour réitérer leur soutien aux différentes étapes de la transition du pays hôte.

    La Suisse n’est pas en rade dans ce domaine. Bien au contraire. On a tous en en tête des images de fin du monde illustrant des Tunisiens débarquant sur l’île de Lampedusa suite à la révolution mettant fin au régime de Ben Ali - à l’origine d’autres printemps arabes - avec le souhait de s’installer dans un état européen.

    Leur pays a pourtant besoin d’eux pour sa reconstruction et son développement. Sur la base des statistiques de l’Office fédéral des migrations (ODM-DFJP) récemment publiées, on dénombre un taux de croissance parmi les plus élevés des demandeurs d’asile chez les ressortissants de la Tunisie, lequel s’élève, par ordre de grandeur, à 48 % des 17' 450 répertoriés.

    Cependant, de retour de la patrie du jasmin, j’ai pu constater un nouveau souffle, des changements institutionnels probants et un terreau inédit pour la réalisation des projets sur la base de collaborations win-win. Reçue par l'excellente directrice du Programme suisse rattaché à l'Ambassade pour l'association SAMOci, je peux attester que les investisseurs suisses bénécieront des conditions nécessaires pour tisser à nouveau des relations de confiance avec cette partie du Maghreb, l'essor économique étant le pilier la viabilité de toute société, et par extension, la possibilité de la satisfaction des autres droits humains élémentaires.   

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